La petite Dorrit

Fiche identité

  • Titre du livre : La petite Dorrit
  • Auteur : Charles Dickens
  • Nombre de pages : 1 050
  • Édition : Archipoche
  • Année de publication : 1857

Résumé

La petite Dorrit voit le jour dans la prison de la Maréchaussée, celle réservée aux débiteurs insolvables.  Cet endroit est son foyer, et hors de prison, elle se livre à de modestes besognes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sa route croise celle de la famille Clenman, dont le fils Arthur, ému de la triste condition de cette fille courageuse et dévouée, tente d’adoucir son quotidien.

 Avis     

Charles Dickens est un auteur que je lis de temps en temps, une fois tous les deux ans. Ce livre, pris après quelques déceptions dans la littérature contemporaine, m’a fait retrouver toute la joie que procure la lecture. Voilà pourquoi j’aime ce loisir : pour le dépaysement que cela m’apporte, pour découvrir et vivre avec des personnages hors de mon quotidien, pour le talent d’un auteur qui sait me transporter au XIXème siècle et me faire sourire à chaque ligne !
Cette histoire est celle de la famille Dorrit, dont le père est en prison depuis plusieurs années pour dettes. La famille peine à survivre dans ce lieu lugubre. Seule Amy Dorrit est leur rayon de soleil. Née dans cet endroit, elle aurait pu mal tourné, mais son caractère altruiste, généreux et plein d’abnégation embellit leur quotidien et adoucit leurs malheurs. Je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas dévoiler toute l’intrigue, mais sachez juste qu’ils vont vivre une succession d’aventures et de retournements de situation.
Les personnages sont nombreux mais uniques à leur manière, inoubliables dans leurs défauts et terriblement attachants dans leur maladresse. Voici que je les cite pêle-mêle : Mr Dorrit et ses enfants Fanny, Edouard et Amy, Arthur Clenman, Pancks, la famille Meagles, Henry Gowan, les Merdle, Flora et la tante Finching, les Mollusques, etc.
Mais au-delà de cette histoire, ce livre est juste merveilleux lorsqu’il s’agit de disséquer les comportements sociaux de l’époque (qui ne sont pas si éloignés du nôtre). L’auteur se moque de ses contemporains qui placent leur dignité et leur « haute position sociale » au-dessus de tout : l’essentiel est de fréquenter les personnages en vue, d’être invité dans leurs dîners mondains, d’obtenir une marque de considération de leur part, de convoiter un titre nobiliaire. Sont-ils véreux, ennuyeux à mourir ou tout simplement antipathiques, peu importe du moment qu’il s’agit d’un Lord machin chose ou de Monsieur l’Evêque ou de tel membre du bureau du Ministère !
Il critique vertement l’administration anglaise, personnifiée ici par le ministère des Circonlocutions et dirigée par les Mollusques, qui s’ingénient à tout entraver et compliquer les choses. Il souligne l’aveuglement de la société devant le capitalisme spéculatif, qui à cette époque, à ruiner plusieurs personnes sans aucune garantie.
Le style d’écriture est juste riche, éblouissant, coloré, vif et plein d’ironie et de sarcasme. J’ai aimé chaque paragraphe, chaque ligne. J’ai versé quelques larmes à la fin, rigolé devant les pitreries de cette comédie sociale mondaine ! J’ai eu un pincement au cœur à la fin de ce roman, comme si je quittais pour toujours des amis de longue date !
J’ai adoré ce Dickens et je le recommande à tous les fans des classiques littéraires anglaise ! That was really AWESOME !! Thank you Charlie !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : David CopperfieldDe grandes espérancesLa maison d’Apre-Vent – Les temps difficilesNicholas Nickleby –  Oliver TwistUn conte des deux villes

Les pendules

Fiche identité

  • Titre du livre : Les pendules
  • Auteur : Agatha Christie
  • Nombre de pages : 230
  • Édition : Le Masque
  • Année de publication : 1963

Résumé

Sheila Webb, une jeune dactylographe, se présente au domicile de Mrs Pebmarsh pour son travail. En s’installant dans  le salon, elle découvre avec effroi le corps d’un homme décédé. L’enquête de la police piétine, mais heureusement, Hercule Poirot est là pour les aider.

 Avis     

Après une succession de romans déprimants, quel plaisir de retrouver la plume enjouée et vive d’Agatha Christie dans ce nouveau crime ! Lorsqu’une jeune dactylographe qui se présente chez le client retrouve un corps assassiné dans un coin du salon, il y a de quoi faire une crise cardiaque pour cette jeune demoiselle qui se précipite dehors en hurlant. En plus, bizarrement, plusieurs pendules qui indiquent 4 h 13 sont posés sur la scène du crime.
La police en perd son latin. Le lecteur aussi. L’enquête est menée par Colin, un jeune agent secret sur la piste d’un réseau de trafiquants, qui se trouvait par hasard dans la rue où le meurtre a eu lieu.
Étant donné qu’il ne s’en sort pas, il fait appel à Hercule Poirot, qui, confortablement installé sur son fauteuil, se moque gentiment d’eux.
Mais je n’ai pas aimé l’alternance des points de vue ni ce jeune homme un peu présomptueux. Il n’est pas très attachant. Hercule Poirot est moins visible et se contente à la fin de leur jouer ses scènes mélodramatiques où il dévoile le coupable.
Bon, quoiqu’il en soit ce livre reste un bon moyen de détente. Je suis fan d’Agatha Christie et j’espère que d’ici quelques années, j’aurai lu l’intégralité de son œuvre !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire –  Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeauLe flux et le refluxLe major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot  – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autresMeurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour – Témoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu