La fiancée pakistanaise

Fiche identité

  • Titre du livre : La fiancée pakistanaise
  • Auteur : Bapsi Sidhwa
  • Nombre de pages : 344
  • Édition : Actes Sud
  • Année de publication : 1983

Résumé

Après une terrible tragédie sur un train à destination de Lahore, Zaïtoon, est adoptée par Qasim, un montagnard du Kohistan. Les années passent mais Qasim se languit de sa région natale. Il décide de marier sa fille adoptive à un homme de sa tribu.

Avis   

Après deux déceptions successives, j’ai eu la main heureuse en tombant sur cet ouvrage. Il regroupe tout ce que j’aime dans un livre : une histoire palpitante avec des rebondissements, un pays que je rêve de visiter, une dénonciation des conditions de vie des femmes.
On va suivre deux personnages sur plusieurs périodes : Qasim, un montagnard du Kohistan qui a migré vers les plaines après une tragédie familiale ; Munni, une orpheline qui sera adoptée par ce dernier. Ensemble, ils vont reconstruire une vie calme et paisible à Lahore. Mais lorsque son père adoptif décide de la marier à quelqu’un de sa région, son destin va basculer.
On découvre dans ce livre les terribles conditions de vie des femmes : celles qui sont contraintes de respecter le purdah, celles qui subissent des mariages arrangés par leur famille, celles qui sont battues par leur conjoint et maltraitées par leur belle-famille. Du jour au lendemain, elles quittent le confort douillet de leur famille pour être troqué contre des chèvres et quelques pièces. On découvre aussi les traditions des montagnards du Kohistan. Le code de l’honneur est la pièce maîtresse de leur société, et une offense peut entraîner des conflits sanglants entre les gens.
Ce livre me rappelle celui de Vikram Seth (cf. Un garçon convenable), mais en plus court. J’aurais tellement aimé que l’auteur développe plus chaque étape de son livre. J’aurai aimé plus de longueurs, plus de détails, un rythme plus lent qui m’aurait permis de savourer ces personnages. Elle est passée trop vite sur certains événements. Il y a beaucoup d’intrigues qui auraient pu être développées plus : le premier mariage de Qasim, les conséquences de la partition de l’empire des Indes en 1947, la vie de Nikka et Miriam, la solitude de Qasim, la suite de la vie de Zaïtoon, les conditions de vie des montagnards, etc.
Le style d’écriture est fluide, léger et ce roman est très agréable à lire. Écrit dans les années 80, ce livre dénonce avec brio les conditions des femmes :  » Partout dans le monde, depuis toujours, les femmes cherchaient à se faire assassiner, violer, exploiter, réduire en esclavage, engrosser, battre, brutaliser et déshériter. C’était une loi de la nature, une loi immuable. »

Le tour de l’oie

Fiche identité

  • Titre du livre : Le tour de l’oie
  • Auteur : Erri de Luca
  • Nombre de pages : 176
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 2018

Résumé

L’auteur parle à son fils imaginaire, le temps d’une soirée.

Avis    

Ce livre fut une vraie torture, du début à la fin. Je n’ai trouvé aucun plaisir à cette lecture. Je me suis même demandée si je n’allais pas abandonner tellement ce fut un calvaire. L’auteur s’adresse ici à un fils imaginaire et lui partage ses pensées intimes et ses souvenirs. Mais c’est tellement décousue, confus et peu intéressant ce qu’il dit que je me suis ennuyée à en mourir. J’ai essayé en vain de trouver un fil qui lie les idées, les phrases, mais c’est un labyrinthe sans queue ni tête.
Le style d’écriture est riche, mais pompeux, lourd et redondant. On ne voit pas où l’auteur veut en venir, si ce n’est parler pour combler le vide dans un moment de solitude intense ? Pour arrêter le silence ? Je n’ai pas senti la poésie, je n’ai pas senti d’amour dans ce qu’il écrit, juste un monologue complexe et insaisissable.
Je suis extrêmement déçue par cet auteur dont pourtant, j’avais entendu beaucoup de bien. La couverture était belle et promettait peut-être trop par rapport au contenu.
Pour conclure, un livre que j’oublierai très vite !