Le tour de l’oie

Fiche identité

  • Titre du livre : Le tour de l’oie
  • Auteur : Erri de Luca
  • Nombre de pages : 176
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 2018

Résumé

L’auteur parle à son fils imaginaire, le temps d’une soirée.

Avis    

Ce livre fut une vraie torture, du début à la fin. Je n’ai trouvé aucun plaisir à cette lecture. Je me suis même demandée si je n’allais pas abandonner tellement ce fut un calvaire. L’auteur s’adresse ici à un fils imaginaire et lui partage ses pensées intimes et ses souvenirs. Mais c’est tellement décousue, confus et peu intéressant ce qu’il dit que je me suis ennuyée à en mourir. J’ai essayé en vain de trouver un fil qui lie les idées, les phrases, mais c’est un labyrinthe sans queue ni tête.
Le style d’écriture est riche, mais pompeux, lourd et redondant. On ne voit pas où l’auteur veut en venir, si ce n’est parler pour combler le vide dans un moment de solitude intense ? Pour arrêter le silence ? Je n’ai pas senti la poésie, je n’ai pas senti d’amour dans ce qu’il écrit, juste un monologue complexe et insaisissable.
Je suis extrêmement déçue par cet auteur dont pourtant, j’avais entendu beaucoup de bien. La couverture était belle et promettait peut-être trop par rapport au contenu.
Pour conclure, un livre que j’oublierai très vite !

Virgin suicides

Fiche identité

  • Titre du livre : Virgin suicides
  • Auteur : Jeffrey Eugenides
  • Nombre de pages : 224
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 1993

Résumé

Cette histoire se déroule dans une banlieue américaine. Les narrateurs essaient de percer le mystère qui entourent le suicide des cinq soeurs Lisbon. 

Avis    

Lire ce livre requiert une certaine dose de courage et de folie. D’emblée, on sait que cinq soeurs, toutes adolescentes, se sont suicidées. Les narrateurs, qui à l’époque, étaient des garçons du voisinage, rassemblent leurs souvenirs sur cette tragédie qui a marqué la vie de leur quartier. Ce n’est pas une enquête, mais plutôt un retour mélancolique vers le passé. Qui étaient les filles Lisbon ? Quelle tragédie se cachait derrière les murs de leur maison pour qu’elles fassent chacune ce geste désespéré et irrémédiable ?
On recueille ainsi les souvenirs des garçons : le bal de fin d’année ; la maison isolée et mal entretenue ; la sévérité des parents qui ont isolé leurs filles de toute interaction sociale ; les pièces à conviction qu’ils ont réussi à rassembler tant bien que mal.
Le style d’écriture est fluide, mais empreint d’une ambiance morose et anxiogène. J’ai essayé d’aller jusqu’au bout de cette lecture, dans l’espoir d’avoir un semblant d’explication. Au début du livre, on sait que les filles vont se suicider ; à la fin du livre, on sait comment les filles vont se suicider. Et entre les deux, il n’y a pas de réponse dans ce livre. Tout restera flou, triste et lugubre jusqu’à la fin avec des pièces du puzzle à jamais manquantes.
Je vous déconseille ce livre en cas de blues. Il peut aggraver votre état. J’en suis ressortie avec un goût amer, avec l’impression d’avoir côtoyé des fantômes. 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le roman du mariage