Ecrits de la maison des rats

Fiche identité

  • Titre du livre : Ecrits de la maison des rats
  • Auteur : Lao She 
  • Nombre de pages : 125
  • Édition : Editions Picquier
  • Année de publication : 2010

Résumé

Ce livre est une collection d’écrits de Lao She publiés dans plusieurs journaux. Il partage quelques-unes de ses pensées intimes sur plusieurs thèmes. 

Avis    

Je ne sais pas ce qui m’a attiré vers ce livre. Ce n’est ni le titre, encore moins la couverture ou l’auteur. Mais nos routes se sont rencontrées par hasard, et ce fut une belle surprise. Ce livre est une collection d’articles publiés par l’auteur dans plusieurs journaux sur une longue période. Il évoque des thèmes intimes : son enfance, sa mère, ses enfants, les animaux, la littérature, etc. Mais malgré la banalité du sujet, il sait insuffler une dose d’humour, de sarcasme et d’auto-dérision particulièrement délicieux.
Chaque chapitre fut une pépite d’or qui a égayé ma journée, au point que je retardai la lecture d’un nouveau chapitre pour prolonger le plaisir. J’ai beaucoup aimé les chapitres suivants : « Ma mère », « La lecture », « La littérature et la menuiserie », « Quand on a des enfants », « Les maladies bénignes » et « Les chats ».
Le style d’écriture est doux, agréable, fluide et drôle. Il y a un passage qui m’a beaucoup ému. Il évoque sa mère avec beaucoup de sobriété, mais dans ses lignes, on sent tellement d’amour : « J’avais peur, peur, peur, peur d’apprendre la nouvelle que je redoutais. Vivrait-on jusqu’à l’âge de quatre-vingt-dix ans, on reste toujours l’enfant de sa mère. Lorsqu’on a perdu sa mère bien-aimée, on est comme la fleur du vase qui garde sa couleur et son1 parfum, mais n’a plus sa racine ».
[…]
Ma vie m’a été donnée par ma mère. Si j’ai pu grandir et devenir un homme, c’est grâce au sang et à la sueur de ma mère. Si j’ai pu éviter de mal tourner, c’est grâce à l’influence de ma mère. Mes habitudes, mon caractère, je les ai hérités de ma mère. »

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le pousse-pousse

Hysteresis

Fiche identité

  • Titre du livre : Hysteresis
  • Auteur : Loic le Borgne 
  • Nombre de pages : 363
  • Édition : Le Bélial
  • Année de publication : 2013

Résumé

Cette histoire se déroule dans un futur apocalyptique. Après la « Panique », les habitants qui restent sont revenus à un mode de vie primitif, proche du Moyen âge, sans électricité et sans pollution.
Lorsque Jason, un vieil homme, arrive dans un village isolé, sa présence va bousculer les habitudes des gens. 

Avis    

Voici un livre que j’ai découvert grâce à une liste sur un réseau social connu. La couverture est très belle et a éveillé mon attention : j’espérais une histoire sombre, effrayante, digne de Stephen King.
Hélas, je suis un peu déçue. On est dans un huis-clos où le décor est un village qui a survécu à la fin de notre monde. Adieu électricité, voiture et autres machines polluantes pour revenir à un mode de vie rustique, proche de celui du Moyen âge. Les croyances sont tournées vers le mysticisme (vénération des fées par les enfants, culte des arbres) et non plus vers la science. Les personnes qui ont connu l’ancien temps ont été exilées, exterminées ou ont tout simplement disparus. C’est donc avec une certaine surprise que le village voit Jason, un vieil homme débarqué dans leur hameau. Le malaise s’installe rapidement : qui est cet homme ? Que cherche-t-il ? Bien vite, Jason découvre un passé sombre, mais les habitants du village accepteront-ils de réouvrir les cicatrices du passé ?
Le style d’écriture reste fluide dans l’ensemble même si je n’ai pas aimé les poèmes disséminés au beau milieu de l’histoire. Je trouve que les personnages manquent un peu de profondeur et restent superficiels. Je n’ai pas eu peur, je n’ai pas ressenti de suspens. Je me suis sentie mal à l’aise durant toute la lecture peut-être à cause de cette ambiance lourde, lente et oppressante. Je ne sais pas comment l’expliquer mais il manque quelque chose si je devais le comparer à d’autres récits post-apocalyptiques comme La route de Cormac McCarthy ou Le Fléau de Stephen King.
La question qui se pose en lisant ce livre : le monde peut-il vriller aussi rapidement pour revenir à l’âge de pierre et au fanatisme ? Est-ce que c’est ce monde que nous léguons aux futures générations ?
Pour conclure, un roman intéressant, mais qui ne fut pas un coup de coeur pour moi. Dommage !