Tant que le café est encore chaud

Fiche identité

  • Titre du livre: Tant que le café est encore chaud
  • Auteur: Toshikazu Kawaguchi 
  • Nombre de pages: 240
  • Édition: Le livre de poche 
  • Année de publication: 2019 

Résumé

Il existe un café spécial à Tokyo nommé Funiculi Funicula. Dans cet établissement, sous réserve de respecter certaines règles, il est possible de retourner dans le passé le temps que le café soit encore chaud.

Avis     

Ce livre raconte l’expérience de quatre femmes qui, grâce à la magie dans le café Funiculi Funicula, choisissent de revenir dans le passé. Leur temps est assez limité puisqu’elles ne peuvent y rester que le temps d’un café chaud. De même, ce retour dans le passé n’a strictement aucune incidence sur le présent.
Si l’originalité du récit m’avait d’abord attiré, j’ai vite perdu mon enchantement. Ce livre, qui oscille entre nouvelles et roman, est juste un condensé de mièvreries, de répétitions et de situations les plus larmoyantes possibles. J’ai l’impression que l’auteur essaie de jouer avec les sentiments du lecteur en racontant des histoires tristes dégoulinantes d’amour, de deuil et de séparation.
Rien dans ces histoires ne m’a ému ni fait vibrer parce que je sentais venir à des kilomètres à la ronde l’intrigue. Les personnages sont inintéressants. C’est creux, mais tellement creux que j’ai soupiré d’exaspération tout au long de ma lecture.
Le style d’écriture est plat, fade et sans aucun relief. J’ai failli mourir d’ennui devant ses dialogues insipides. Si on supprimait les multiples répétitions, on pourrait bien amputer cent pages à ce livre. J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps dans cette lecture.
Face aux éloges reçus par ce bouquin et aux millions d’exemplaires vendus, je me sens un peu déconnectée de cette vague « feel good ». Je recherche de la profondeur, des émotions et un vrai style dans la littérature, pas cette espèce de méli-mélo pseudo-développement personnel, pseudo-romance. Définitivement, ce livre n’est pas ma tasse de thé donc je passe à autre chose. Un grand dommage !

Soufi, mon amour

Fiche identité

  • Titre du livre: Soufi, mon amour 
  • Auteur: Elif Shafak 
  • Nombre de pages: 480
  • Édition: 10 x 18
  • Année de publication: 2010 

Résumé

Ella Rubinstein est une femme au foyer malheureuse quand elle décide de reprendre une activité professionnelle pour meubler ses journées. Sa première mission consiste à rédiger une note sur un manuscrit intitulé « Doux blasphème ». Mais elle ne se doute pas que ce roman va l’emmener dans une direction inattendue.

Avis     

Grâce à la belle couverture colorée ainsi que des éloges entendus ici et là, j’ai décidé de lire ce roman. Cette histoire se déroule sur deux époques et raconte le destin croisé de quatre personnages : celle d’Ella et d’Aziz, deux personnes qui se rencontrent grâce à un manuscrit ; celle de Shams de Tabriz et de Rumi, deux âmes sœurs qui se retrouvent.
Le lecteur alterne les époques et les pays : autant, c’était intéressant de suivre l’évolution de l’amitié entre Shams et Rumi, autant, j’ai moins accroché sur celle concernant Ella et Aziz. J’ai trouvé cette partie prévisible, convenue et stéréotypée.
Ce livre a un ton très spirituel, car il évoque la doctrine soufie, une branche de l’islam qui est assez contestée. Chaque événement vécu par Shams de Tabriz est une occasion pour lui de nous partager une leçon de vie sur Dieu, sur l’amour inconditionnel, sur l’importance du moment présent ou sur le sens de la vie. Au lieu d’énoncer des vérités toutes faites, l’auteur sait toucher le lecteur dans son humanité. Plus que des règles de l’islam, ce sont des règles universelles que Shams de Tabriz nous partage à travers des paraboles ou des citations. Je ne sais pas dans quelle mesure cette fiction reflète la vision soufie, mais j’ai aimé cette approche de tolérance, de douceur et d’amour.
Le style d’écriture est agréable, fluide à lire. J’ai adoré l’ambiance colorée de l’Orient au XIIIème siècle. On se croirait dans un conte des Mille et une nuits.
Pour conclure, c’est un livre intéressant avec de belles histoires et une morale qui permet de réfléchir.
Je vous laisse sur cette belle citation : « Une vie sans amour ne compte pas. Ne vous demandez pas quel genre d’amour vous devriez rechercher, spirituel ou matériel, divin ou terrestre, oriental ou occidental…Les divisions ne conduisent qu’à plus de divisions. L’amour n’a pas d’étiquettes, pas de définitions. Il est ce qu’il est, pur et simple ».