Leurs enfants après eux

Fiche identité

  • Titre du livre : Leurs enfants après eux
  • Auteur : Nicolas Mathieu 
  • Nombre de pages : 432
  • Édition : Actes Sud 
  • Année de publication : 2018

Résumé

Cette histoire commence au mois d’août 1992, dans un petit bourg nommé Heillange. On va suivre, sur quatre étés, la vie de plusieurs adolescents issus de différentes classes sociales.

Avis    

J’ai profité des vacances pour m’octroyer une longue pause au niveau de ce blog. Cet arrêt m’a permis de me recentrer sur la lecture. Une partie des vacances a été consacrée à cet ouvrage que je qualifierais de morose, sinistre et même déprimant.
On suit, sur quatre étés étalés sur une dizaine d’années, plusieurs adolescents (Anthony et son cousin, Steph, Hacine, Clem, etc.) issus d’une petite ville située dans l’est de la France. Heillange est un bourg sinistré où les adolescents désoeuvrés passent leurs étés à se droguer, à boire de l’alcool et à b*****. Ce livre parle le langage des adolescents des années 90, de leurs rêves, de leurs codes, de leurs préoccupations, de leur vie tout simplement. Que ce soit la musique ou les références culturelles, on plonge dans leur peau le temps de quatre étés. Le langage est cru, vulgaire, mais si proche de la réalité. On voit les personnages vivre sous nos yeux. On a parfois envie de leur mettre une paire de claques ou de les empêcher de faire toutes leurs conneries. Je pense que chacun se reconnaîtra un peu dans ces personnages.
Il y a une ambiance morose dans ce livre : peut-on fuir ses origines ? Peut-on casser les codes et rêver d’une meilleure vie ? Le constat est presque accablant, car malgré tous leurs efforts, ces adolescents resteront englués dans leur origine sociale.
Leur destin est déjà tracé d’avance, sans presque aucun espoir de sortir de la classe sociale dans laquelle ils sont nés : Hacine, fils d’immigrés marocains, va intégrer un réseau de trafiquants de drogue ; Anthony, fils unique d’une famille d’ouvriers, vit dans la violence, l’alcool et de menus larcins. Quant à Steph et Clem, issues de familles bourgeoises, elles ont plus de chances d’échapper à cette vie déprimante de province.
L’auteur nous dresse un portrait morose de la France qui me semble encore plus actuel : l’absence d’ascenseur social, la vie des adolescents dans les banlieues ou les provinces désoeuvrées, la différence de classes sociales qui se ressent déjà à l’adolescence pour devenir, par la suite, des gouffres infranchissables.
C’est un livre que je conseille pour tous les thèmes abordés, même si on en ressort avec un arrière-goût amer.

Avril enchanté

Fiche identité

  • Titre du livre : Avril enchanté
  • Auteur : Elizabeth Von Arnim 
  • Nombre de pages : 368
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 1922

Résumé

Deux jeunes Londoniennes, Mrs. Wilkins et Mrs. Arbuthnot, décident de répondre à une annonce du Times pour la location d’un château en Italie durant le mois d’avril. En cachette, elles y investissent leurs petites économies et trouvent même deux autres locataires pour rejoindre l’aventure. 

Avis    

Dès le début du livre, on rencontre deux femmes un peu ternes et inintéressantes qui lisent une petite annonce dans le journal. Cette offre de location d’un château italien au mois d’avril contraste avec le climat gris, pluvieux et sinistre de Londres. De fil en aiguille, ces deux femmes vont se rapprocher, puis elles vont faire les démarches pour louer ce paradis en Italie. Pour compléter les coûts, elles vont passer une autre annonce pour trouver deux autres locataires complémentaires.
C’est ainsi que q
uatre Londoniennes, qui ne se connaissaient pas auparavant, décident de louer ensemble un château en Italie durant le mois d’avril. Loin de la grisaille de Londres, de leurs obligations sociales et maritales, ces quatre femmes retrouvent la joie de vivre dans cet environnement printanier. Cette histoire est un peu désuète, mais reste charmante par sa naïveté et par l’amitié qui naît dans ce lieu. C’est un roman « feel good » des années 1920, où la nature tient une place prépondérante. C’est un roman douillet, fleur bleue, où les miracles arrivent, mais ce n’est pas une histoire exceptionnelle.
Le style d’écriture est léger, agréable et fluide, mais le rythme du livre est lent sur les derniers chapitres.
À découvrir pour les amateurs de littérature anglaise !