L’homme qui savait la langue des serpents

Fiche identité

  • Titre du livre: L’homme qui savait la langue des serpents
  • Auteur: Andrus Kiviräkh
  • Nombre de pages: 470
  • Édition: Le Tripode

Résumé

Cette histoire se déroule en Estonie, quelque part dans une époque médiévale fantastique. Leemet a toujours vécu dans la forêt comme ses ancêtres avant lui. Mais leur mode de vie décline peu à peu : les gens préfèrent s’installer aux villages et adopter d’autres coutumes.

 Avis     

Ce livre nous plonge dans une ambiance particulière, à mi-chemin entre un monde médiéval et un univers fantastique.  Nous découvrons deux modes de vie : celui de la forêt où Leemet a toujours baigné, et celui du village d’en bas, qui attire de plus en plus les habitants de la forêt.
Dès le début du livre, le lecteur sait ce qui va se passer. Le narrateur nous raconte le déclin de son monde. Les traditions ancestrales se perdent : les hommes préfèrent manger du pain plutôt que de la viande ; les louves ne sont plus domestiquées pour qu’on boive leur lait ; les hommes ont oublié la langue des serpents, celle qui permettait de contrôler la plupart des animaux ; la légendaire Salamandre a disparu.
Leemet, au début, est fasciné par la nouveauté qu’inspire le village : tout semble si attirant, que ce soit la nourriture, les outils, les vêtements etc. Mais, son choix restera celui de la forêt, notamment parce qu’il est influencé par sa famille et qu’il est attaché à son amie Ints. Il constate le délitement de son monde : certains vouent une haine féroce à ceux qui sont partis ; d’autres se raccrochent désespérément à leur mode de vie ou aux anciens dieux au point de frôler la folie. Ceux qui sont partis aussi ont tout rejeté pour adopter une nouvelle culture : le lien qui les unissait au monde animal et à la nature a totalement disparu ; les légendes sont perdues à jamais, reléguées au mieux au rang de contes pour effrayer les gens.
Ce livre est empreint de nostalgie mais aussi de réalisme. A aucun moment, il ne fait l’apologie de l’ancien mode de vie au détriment de l’autre. L’ancien monde comme le nouveau est emplit de violence et d’intolérance : son grand-père et lui-même ont massacré des gens innocents ; les villageois ont détruit la tanière des serpents.
Leemet constate que le christianisme a remplacé les anciens dieux mais que le schéma reste le même.
C’est une histoire originale, loin des intrigues conventionnelles. On peut le lire sur plusieurs angles : un conte fantastique, une ode à la nature. Je le comprends surtout ainsi : trouver l’équilibre et l’harmonie entre les anciennes coutumes et les changements que la vie apporte. Accepter les nouveautés sans oublier d’où l’on vient.
Le style d’écriture est fluide, agréable et enchanteur. Comment ne pas regarder d’un autre œil les serpents après ce livre ?
En tout cas, je vous recommande vivement cette histoire !

Disparu à jamais

Fiche identité

  • Titre du livre: Disparu à jamais 
  • Auteur: Harlan Coben
  • Nombre de pages: 466
  • Édition: Pocket

Résumé

Il y a onze ans de cela, le frère de Will est accusé du meurtre de leur voisine. Il est en fuite depuis et  n’a plus donné aucun signe de vie, jusqu’au jour où sur son lit de mort, sa mère lui révèle que Ken est vivant.

 Avis     

En  panne de lecture, j’ai décidé de me tourner vers un thriller en attendant de retrouver l’inspiration.
Ce polar se concentre sur Will, un jeune homme assez sympathique qui travaille dans une association caritative. Son passé est marqué par la disparition de son frère, qui s’est enfui après être accusé du meurtre d’une voisine.  Mais cet événement qui s’est déroulé onze ans de cela refait de nouveau surface.
Le suspens est bien distillé : plusieurs rebondissements et des personnages plutôt sombres apparaissent et viennent bouleverser le récit. Les pièces du puzzle s’assemblent peu à peu au fur et à mesure que le récit avance. Certains sont des pièges si le lecteur ne fait pas attention. Toutefois, certains évènements me paraissent incohérents : pourquoi tout ce temps perdu à la recherche de Ken? Et si la police savait quelque chose à propos de McGuane, n’y avait-il pas un autre moyen de le coincer qu’un témoignage vieux de onze ans ?
Le style d’écriture est fluide et léger. Toutefois, malgré une fin assez surprenante, ce n’est pas un polar qui m’a marqué. On sent que l’auteur veut égarer le lecteur et l’emmener sur des fausses pistes.  Je trouve que l’auteur emploie toujours les mêmes recettes et peine à se renouveler.
Bon quoiqu’il en soit, ce livre reste un bon thriller qui vous détendra après une dure journée ou pendant les vacances !

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