La lettre écarlate

Fiche identité

  • Titre du livre: La lettre écarlate
  • Auteur: Nathaniel Hawthorne
  • Nombre de pages: 360
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Cette histoire se déroule aux Etats-Unis, vers le XVIIème siècle. Dans une colonie puritaine, Hester Prynne, dont le mari est porté disparu, est condamné pour adultère. De ce crime naît sa fille Pearl. Son châtiment est de porter un A écarlate sur sa poitrine, signe de sa déchéance au sein de sa communauté, et de vivre en marge de la société avec sa fille.

Avis     

Cela fait plusieurs années que j’avais envie de lire ce roman mais j’ai eu du mal à démarrer à chaque fois. C’est ma troisième tentative mais cette fois-ci, j’ai réussi à aller au bout de la lecture. Le prologue est des plus fastidieux, mais une fois passée ce cap difficile, le lecteur souffle un peu.
D’emblée, je vous annonce que le style d’écriture est riche, complexe mais vieillot, lourd et parfois peu accessible. Certaines descriptions sont longues, d’autant plus que l’auteur n’hésite pas à donner son point de vue et à commenter allégrement son récit. On devine aisément les ficelles mais il y a plusieurs redondances.
Cette histoire décrit les conditions de vie d’une colonie puritaine en Nouvelle-Angleterre. Cette société, avec des normes rigides, exigeantes (pour ne pas dire intolérantes) marque d’un sceau Hester qui est coupable d’adultère. Mise au pilori, elle préfère taire qui est le père de son enfant illégitime. Ecartée de la société comme une pestiférée, sujet de moqueries et de mépris, Hester accepte bravement son sort et reste quand même vivre en marge de la ville. Plusieurs questions me sont venues à l’esprit : pourquoi Hester se soumet-elle à cette condition misérable au lieu de quitter la ville et de recommencer une nouvelle vie ailleurs ? Est-ce une forme de pénitence ? Ou bien espérait-elle susciter la compassion de son amant afin qu’il reconnaisse l’enfant et partage son joug?
Ce livre m’a fait frémir de rage face au traitement subi par Hester et Pearl surtout. Les préjugés sur cette petite fille m’ont peinés : décrite comme un farfadet ou un lutin c’est à dire une créature du diable à l’époque, elle subit encore plus durement ces conditions, et ce depuis sa plus tendre enfance.
Mais la personne qui a suscité le moins de compassion pour moi est le père de Pearl, cette espèce de lâche qui craint de perdre sa réputation mais qui est rongé par le remords au point de tomber malade.
L’auteur dénonce l’hypocrisie religieuse de cette société puritaine, leur intolérance, le traitement ignoble infligée aux femmes qui se sont écartées des normes imposées de l’époque. Il parle aussi de la lâcheté des hommes et de vengeance.
C’est un classique américain assez connu mais qui reste moyen à mes yeux !

Jonathan Livingston le goéland

Fiche identité

  • Titre du livre: Jonathan Livingston le goéland
  • Auteur: Richard Bach
  • Nombre de pages: 98
  • Édition: Librio

Résumé

Jonathan Livingston est un goéland différent de ses semblables : plutôt qu’aller en quête de nourriture, il préfère passer ses journées à voler et à perfectionner cet art. Mais cette passion est-elle bien raisonnable ?

Avis     

Ce roman, qu’on pourrait classifier dans la littérature jeunesse n’est pas si évident ni si accessible.
Il évoque la passion d’un goéland pour le vol : ce dernier passe la plupart de ses journées à s’entraîner, à tester de nouvelles acrobaties au grand désarroi de son clan qui le considère d’un œil suspect. Exclu car trop différent, il va tenter coûte que coûte de poursuivre son rêve et de transmettre son art à d’autres goélands qui ont soif de différence.
Ce livre est un conte philosophique que l’on peut analyser de plusieurs manières. Au moment où je l’ai lu, je l’ai ressenti comme une allégorie mystique, un peu religieuse, sur la manière d’atteindre un certain niveau de plénitude, bref, une sorte de nirvana. L’auteur évoque plusieurs autres thèmes : le paradis, les miracles, une meilleure connaissance de soi et de ses limites afin de mieux les dépasser, le courage face à l’adversité etc.
Bref, comment dire ? Soit je suis blasée, soit je suis cynique et insensible ou bien les trois à la fois, mais honnêtement, tout cet ensemble mielleux que je colle dans la catégorie « Développement personnel », n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai pas été touchée ni émue par cette histoire : elle ne m’a donné ni envie d’être meilleure, ni de poursuivre mes rêves (encore faut-il en avoir) ni de rechercher ce moi intérieur «  qui dépasse le temps et l’espace », quoique j’aimerai bien apprendre leur système pour me téléporter rapidement quand j’ai besoin d’air marin (ou de manger des sushis bien frais à l’autre bout du monde).
Le style d’écriture est un peu lourd, avec quelques mots techniques qui nécessitent un accompagnement si des jeunes adolescents le lisent. D’ailleurs, je pense qu’avant quatorze ans, c’est un roman qui reste encore assez complexe à appréhender.
Heureusement, il n’est pas très long et donc se lit assez vite. Mon commentaire est dur car je n’ai pas été conquise.  Dommage !