Motel blues

Fiche identité

  • Titre du livre: Motel blues
  • Auteur: Bill Bryson
  • Nombre de pages: 399
  • Édition: Payot

Résumé

Bill Bryson, un Américain qui habite en Angleterre, retourne dans sa ville natale, Des Moines, situé dans l’Iowa. Il entreprend un voyage dans l’Amérique profonde sur deux itinéraires : d’abord une partie de la côte Est des Etats-Unis, puis ensuite la côte Ouest, à la quête en partie de ses souvenirs d’enfance lors des vacances en famille.

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Quand j’étais plus jeune,  je rêvais de faire un road-trip aux USA mais ce projet ne s’est pas réalisé.  Bon, rien n’est perdu car, grâce à ce livre, j’ai quand même fait ce voyage ! Nous allons suivre l’auteur, Bill Bryson, dans un long voyage en voiture où il sillonne l’Amérique profonde, celle des villes avec des noms bizarres où se succèdent des stations-services, des motels miteux et des centres commerciaux situés dans des banlieues avec des parkings gigantesques. On découvre ainsi un autre visage de l’Amérique profonde peu attirante et plutôt miteuse (mis à part les parcs nationaux).
L’auteur joue sur la carte de l’humour tout le long de cet ouvrage pour décrire son voyage et ses péripéties. On dirait qu’il fait exprès de se retrouver dans les endroits les plus tordus et les plus louches. Son voyage est aussi marqué par la solitude : il lie peu de contact avec les habitants d’un endroit et se contente d’effleurer en surface un lieu en jugeant essentiellement sur les apparences. A mon avis, il est passé à côté de gens sympathiques et de lieux pittoresques qui méritent le détour.
Si au début il m’a fait rire, j’ai trouvé son humour un peu lourd au fur et à mesure que j’avançais dans la lecture. On aime ou on n’aime pas ce ton irrévérencieux, un brin méprisant et condescendant. Je ne sais pas comment l’exprimer correctement mais on sent que c’est un Américain qui écrit : est-ce que c’est lié à ses gargantuesques orgies alimentaires de burgers, de chips et de bières? ses musées insolites qu’ils visitent et qui collectionnent tout et n’importe quoi ? sa manière de tout ramener à l’argent ?
Bref, l’auteur fait un clown bien triste ! Derrière la façade joyeuse de ce récit se cache un pays à deux vitesses. American blues, quand tu nous tiens !  

Le petit arpent du bon Dieu

Fiche identité

  • Titre du livre: Le petit arpent du bon Dieu
  • Auteur: Erskine Caldwell
  • Nombre de pages: 269
  • Édition: Gallimard

Résumé

Ty Ty est fermier dans un petit patelin de Géorgie. Il est intimement persuadé que de l’or est enfoui sous ses terres. Plutôt que cultiver le coton, il creuse et retourne bout à bout tout son champ dans l’espoir de découvrir ce filon d’or tant convoité.

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Récemment, j’ai lu que ce roman était représentatif de la littérature du Sud des Etats-Unis. Intrigué par ce beau titre, poussé par quelques éloges et surtout en panne d’inspiration, me voilà lancée dans cet ouvrage.
Cette histoire commence de manière assez banale: un fermier, avec ses deux fils, creuse sans relâche sa terre depuis quinze ans car il est persuadé d’y trouver un filon d’or. Si ce n’était que cela, on tournerait au conte mi-humoristique, mi-absurde et point final. Mais, l’auteur passe d’un ton assez loufoque à un récit noir empreint de violence. C’est la misère doublée de bêtise et d’ignorance, où tous les sentiments sont exacerbés, bruts, presque animaux. Le drame familial est issu de la convoitise entre frères et soeurs: la haine côtoie le désir sexuel exprimé de manière cru, brutal et presque incestueuse.
L’auteur montre brièvement les conditions sociales de cette époque: des ouvriers en grève pour ne pas subir un salaire de misère; des propriétaires terriens qui vivent tant bien que mal de l’exploitation du coton grâce aux esclaves. Par contre, je trouve que les femmes jouent un piètre rôle dans ce livre. L’auteur est-il misogyne ou bien a-t-il volontairement grossi leurs traits en les décrivant uniquement comme des femmes faciles, aguicheuses d’hommes et soumises à leurs pulsions ?
En fait, je suis extrêmement déçue par ce roman mais pas choquée. J’espérais un roman dans la même veine que ceux de Steinbeck mais l’ambiance ici est loin de me plaire. Le style d’écriture est trop simple, haché et peu agréable à lire. Les personnages ne sont pas attachants.
Je n’avais qu’une envie: finir rapidement cet ouvrage et passer à autre chose. Je trouve sa réputation un peu surfaite. Bref, je vais à contre-courant une fois de plus donc je ne vous le recommande pas!