Le poète

Fiche identité

  • Titre du livre : Le poète
  • Auteur : Michael Connelly
  • Nombre de pages : 541
  • Édition : Seuil
  • Année de publication : 1996

Résumé

Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans son véhicule de service. L’enquête conclue à un suicide, car il était chargé d’une affaire abominable qui n’avançait pas. Lorsqu’il apprend le suicide de son frère, Jack, qui est journaliste, refuse d’y croire. Il va mener sa propre enquête et découvrir d’autres cas de policiers poussés au suicide par des meurtres non résolus. Leur point commun : un extrait de poème d’Edgar Poe retrouvé à côté de leur corps. 

Avis    

Cela fait plusieurs années que je n’ai pas lu une enquête de cet auteur. C’est grâce à un post élogieux sur un réseau social célèbre que j’ai décidé de lire cet ouvrage. Je remercie cette personne qui m’a entraîné dans les méandres de cette enquête journalistique, puis policière des plus palpitantes. On ne s’ennuie pas une seconde dans cet ouvrage. Un détail anodin va éveiller les soupçons de Jack McEvoy, qui refuse d’admettre le suicide de Sean, son frère policier. De fil en aiguille, il va remonter une piste ténue qui s’avère être la partie immergée de l’iceberg. Le puzzle se met en place, petit à petit, avec plusieurs personnages qui viennent s’ajouter au fur et à mesure des découvertes macabres. Les rebondissements se multiplient, les actions sont rapides, rythmées et avec une tension qui ne laisse pas le lecteur indifférent. Pour ma part, j’étais pris dans le jeu. J’ai suivi Jack McEvoy avec délice, j’étais dans la peau d’un agent du FBI en train de traquer le meurtrier à travers les Etats-Unis.
Le style d’écriture est simple, agréable mais très fluide. Le lecteur ne s’ennuie pas une seconde, au contraire, il est tenu
 en haleine à chaque page. J’ai eu du mal à revenir dans la réalité, car je n’avais qu’une envie : connaître la suite ! C’est une belle découverte que j’ai envie de renouveler fortement ! Bref, un excellent thriller à découvrir ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La blonde en béton – Les égouts de Los Angeles

La ligne verte

Fiche identité

  • Titre du livre : La ligne verte
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 507
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 1996

Résumé

Paul Edgecombe, ancien gardien de la prison de Cold Mountain, entreprend d’écrire ses mémoires. Il raconte les événements qui se sont passés en 1932 dans ce pénitencier. 

Avis    

Ce livre est juste une pure merveille qui m’est tombée entre les mains. Oui, il est connu grâce au film joué par Tom Hanks, mais comme je n’ai pas encore eu l’occasion de voir ce film, j’ai préféré jeter mon dévolu sur l’oeuvre originale. Que dire à part que j’étais bouleversée par cette lecture !
Dès les premières lignes, j’étais happée par le récit du narrateur, Paul Edgecombe, ancien gardien de la prison de Cold Mountain. On rentre doucement dans le quotidien du bloc 9 qui accueille les prisonniers condamnés à la chaise électrique. Dans cet endroit sinistre, marqué par un sol vert, les gardiens essaient de maintenir la sécurité et le calme pour ces pensionnaires temporaires.
Paul Edgecombe est un vétéran, qui a assisté à plus de soixante-dix exécutions, mais l’année 1932 l’a marqué profondément. Tout commence par l’arrivée de John Caffey, un Noir accusé du viol et du meurtre de deux fillettes de neuf ans. Ce dernier est condamné à la chaise électrique, tout comme les deux autres prisonniers qui sont là en même temps que lui, à savoir Edouard Delacroix et Billy Wharton. Mais le récit prend une tournure incroyable avec notamment Mister Jingles, une souris.
Ce livre traite de tellement de sujets : le rapport entre les gardiens et les prisonniers, la compassion pour des gens qui n’ont plus que quelques jours à vivre ; l’amitié entre des collègues de travail ; la présence des gens qui sont de nature malveillante, comme si c’était une gangrène collée à leur peau ; l’injustice dans un monde pétri de préjugés et d’idées arrêtées ; l’existence des miracles même dans des lieux sordides, etc.
Je ne sais pas quoi vous dire à part que pendant plusieurs jours, j’étais dans ce bloc 9. Mon coeur a battu au même rythme que ces gens. Mes larmes ont coulé devant l’exécution sordide de Delacroix. Ma colère était intense face à la bêtise de Percy Wetmore. Mon coeur s’est brisé à la fin. J’ai posé le livre et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps
.
L’auteur a une position claire dans ce livre, car il est contre la peine de mort. Son plaidoyer est émouvant, ses descriptions sont justes et percutantes. A-t-on le droit de détruire ce qu’on ne sait même pas créer ?
Le style d’écriture est limpide, magnifique et fluide. On ne s’ennuie pas une seconde. Les personnages sont extrêmement bien travaillés, avec une rare sensibilité. Je me suis sentie proche de chacun d’eux. J’ai compris chacun de leurs actions, même les plus condamnables.
Je suis sortie très émue de ce livre, et je n’ai qu’un mot : lisez-le ! Lisez-le ! Il mérite tellement le détour ! C’est un chef-d’oeuvre ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/ 1963 – Brume – Ça – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur Sleep – Dolores Claiborne – Dôme – La petite fille qui aimait Tom Gordon – Le fléau – L’institut – Marche ou crève – Misery – Rêves et cauchemars – Salem – Shining