La maison de Matriona

Fiche identité

  • Titre du livre: La maison de Matriona
  • Auteur: Alexandre Soljenitsyne
  • Nombre de pages: 304
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

Ce livre comporte trois nouvelles de l’auteur : «La maison de Matriona », « L’inconnu de Krétchétovka » et  « Pour le bien de la cause ».

Avis     

Ces trois nouvelles se déroulent en U.R.S.S. et décrivent les conditions de vie à cette époque.
Il y a le froid et la faim qui tenaillent, les kolkhozes où les gens devaient obligatoirement travailler, les dénonciations policières arbitraires et les fonctionnaires issus de comités qui décident d’allouer un bâtiment construit par des étudiants durant les vacances.
A travers ces trois nouvelles, l’auteur dénonce l’injustice qui régnait à cette époque. Elle est d’autant plus flagrante que les personnages sont impuissants et ne peuvent pas se défendre. Pour Matriona, comment éviter l’amputation presque forcée de sa maison par son beau-frère ?  Pour l’inconnu de la gare, une simple impression désagréable du lieutenant Zotov a peut-être brisé son existence ? Pour les étudiants qui se sont acharnés à construire le nouveau lycée,  quelles voies de recours possible contre cette décision administrative ?
Malgré toutes ses qualités, je n’ai pas mis une note supplémentaire. Je trouve que le style d’écriture est peu accessible, la faute peut-être à une mauvaise traduction. Il y a une abondance de personnages, avec des noms plus ou moins semblables, si bien que je me suis perdue. J’ai eu du mal à entrer dans chaque histoire.
Autant Alexandre Soljenitsyne excelle dans les gros pavés, autant dans les nouvelles, il semble manquer d’envergure et d’espace pour tout raconter. Pour conclure, je suis déçue et mets une note passable.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le pavillon des cancéreuxUne journée d’Ivan Denissovitch

La maison et le monde

Fiche identité

  • Titre du livre: La maison et le monde
  • Auteur: Rabindranath Tagore
  • Nombre de pages: 249
  • Édition: Payot

Résumé

Bimala est mariée à Nikhil, rajah dans la région du Bengale en Inde. Lorsque Sandip, un activiste dans le mouvement politique Swadeshi s’installe chez eux, leur foyer est bouleversé.

Avis     

Ce récit à trois voix raconte le bouleversement du couple formé par Nikhil et Bimala. L’auteur oppose ici deux lieux.
D’abord il y a « la maison », lieu paisible où chacun à sa place et où le quotidien est rythmé par un rituel précis. Nikhil et Bimala sont ensembles depuis neuf ans. Rien ne vient entraver leur bonheur, mis à part quelques disputes avec sa belle-sœur.
Lorsque le « monde » envahit le calme de la maison, il balaie tout sur son passage tel une tempête. Et ce monde, de quoi est-il composé ? De Sandip, un activiste proche des mouvements politiques nationalistes. Il va semer le trouble chez Bimala, qui s’éprend d’une passion violente pour cet homme charismatique et cynique. Elle qui ne connaissait que son foyer, enfermée entre quatre murs depuis son mariage, brûle d’une flamme qu’elle n’arrive pas à contenir. Nikhil, son mari, un brin philosophe, est désemparé par cette situation, mais la sagesse le pousse à ne pas intervenir.
L’auteur évoque aussi les mouvements politiques qui secouent l’Inde au début du XXème siècle : ces derniers rejettent l’occupation anglaise et boycottent les produits d’origine étrangère.
Malgré tous ces points, je n’ai pas été emporté par ce roman. J’ai même eu du mal à le lire et je me suis accrochée de toutes mes forces pour le finir au bout de deux laborieuses semaines de lecture.
Le style d’écriture m’a freiné. Je le trouve trop sophistiqué, trop maniéré. C’est beau mais il y en a trop et ce n’est pas accessible, même pour un lecteur aguerri.  On dirait un traité de poésie-philosophie plutôt qu’un drame conjugal. Les personnages, bien que bien travaillés, restent peu attachants et manquent de relief. On devine aisément ce qui va se passer.
Que dire de plus ? Ce fut une découverte assez mitigée, qui me laisse une certaine insatisfaction. Dommage !