Fables de la Chine antique

Fiche identité

  • Titre du livre: Fables de la Chine antique 
  • Auteur: Wei Jinzhi
  • Nombre de pages: 143
  • Édition: Editions en Langues Etrangères

Résumé

Ce livre est un recueil de fables chinoises issues de plusieurs époques.

Avis     

Dans la littérature, les fables étaient le moyen à l’époque de se moquer ou de dénoncer les abus de pouvoir ou les travers de la société.
Ces fables d’origine chinoise s’étendent sur une longue période : certaines quatre siècles avant J-C, d’autres datent du XVIème et XVIIème siècles après J-C.
La lecture de ces fables montre le fossé culturel qui existe entre l’Occident et l’Orient. Ce ne sont ni les mêmes codes culturels, ni les mêmes normes sociales ni les mêmes façons de raconter. Celles-ci sont plus subtiles, parfois même abstraites. Il aurait été bien de préciser le contexte historique dans lequel ces fables étaient écrites et connaître qui ces récits visaient indirectement.
En tout cas ce recueil ressemble à un condensé de mini-contes exotiques : au lieu du classique « La cigale et la fourmi », ce sera « La grenouille et la tortue » par exemple. Ce livre n’est pas très long mais j’ai parfois eu du mal à accrocher. Les auteurs sont divers et variés : certaines fables sont amusantes, d’autres sont restés pour moi incompréhensibles.
Bref, c’est un vieux bouquin qui traînait dans ma pile à lire mais qui mérite peut-être d’être actualisée avec plus d’images et un meilleur « tri » des histoires.

Je suis l’empereur de Chine

Fiche identité

  • Titre du livre: Je suis l’empereur de Chine
  • Auteur: Tong Su
  • Nombre de pages: 275
  • Édition: Editions Philippe Picquier

Résumé

L’auteur nous raconte ici le règne fictif d’un empereur nommé Duanbai, monté sur le trône très jeune. Oisif, sans réel éducation pour régner, il devient vite un simple pantin aux mains de sa famille et de la cour.

Avis     

Empereur à l’âge de quatorze ans, Duanbai manque de maturité face à la charge de pouvoir qui lui incombe. Jeune et innocent, il devient un instrument malléable au profit de sa grand-mère Dame Huangfu et de sa mère Dame Meng. Ces concubines le manipulent aussi.
Dans ce roman on découvre les fastes et dérives de la cour impériale ainsi que les luttes de pouvoir au niveau des familles. L’empereur dispose de tout pouvoir, peut exécuter ses sujets comme bon lui semble mais en même temps, il est enfermé dans sa prison doré, sous le joug des traditions, des coutumes et du code de bienséance.
Je frissonne d’horreur devant certaines pratiques ignobles de l’époque comme les concubines contraintes de se suicider lorsque l’empereur meurt afin d’être enterrée avec lui. Même schéma pour les servantes attachées à une maîtresse. Ou bien les enfants vendus par leurs parents pour survivre. Ou les garçons castrés pour servir d’eunuques à la cour.
Mais, je suis assez déçue par ce roman. Le personnage principal est antipathique et évolue peu. Les évènements mettent du temps à s’enchaîner si bien que je me suis parfois ennuyée.  La chronologie est un peu floue aussi.
J’ai trouvé le style d’écriture froid, plat, sans aucune sensibilité et poésie. L’auteur se contente de décrire les faits bruts.
Bon, c’est quand même un roman qui permet de découvrir les pratiques de la cour impériale chinoise donc à lire pour ceux qui seraient intéressés par le sujet.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Epouses et concubines