Baguettes chinoises

Fiche identité

  • Titre du livre: Baguettes chinoises
  • Auteur: Xinran
  • Nombre de pages: 350
  • Édition: Philippe Picquier

Résumé

Lasses d’être méprisées parce qu’elles sont des femmes, trois sœurs quittent la campagne pour s’installer dans la ville de Nankin.

Avis     

Si vous espérez un roman basé sur la cuisine chinoise, détrompez-vous ! Les baguettes évoquées ici sont un terme pour désigner les femmes c’est-à-dire des ustensiles jetables, des fardeaux inutiles et incapables de soutenir financièrement une famille.
L’auteur raconte l’histoire de trois filles qui fuient la misère de la campagne. Arrivée en ville, elles essaient de se débrouiller tant bien que mal pour s’en sortir. Un roman autour des conditions des femmes me touche toujours d’autant plus que ce dernier est inspiré de faits réels.
Néanmoins, ce livre aurait pu être mieux. Je trouve que l’auteur rend ces récits de vie puérils et moralisateurs. Les trois jeunes femmes sont des oies blanches, naïves qui débarquent dans le monde citadin sans en connaître les codes sociaux, le fonctionnement et les moeurs. Heureusement, elles trouveront des personnes chaleureuses et accueillantes qui prendront soin d’elles. Je pense que la réalité est loin de ses trois contes de fées : qu’en est-il de celles victimes de prostitution ? de maltraitance ? de trafics en tout genre ? Ce n’est pas en débarquant près d’un saule à Nankin que des anges gardiens sympathiques vont vous conduire au paradis.
L’auteur évoque aussi les conditions de vie ardues des campagnes : les femmes utilisées comme monnaie de change ou outil corvéable à merci, la honte qui rejaillit sur une famille s’ils n’ont pas de fils, les différences entre la ville et la campagne.
Le style d’écriture est fluide mais ennuyeux. L’auteur n’a pas su donner de force à ce récit un peu bancal et mielleux. Le ton est tiède, prudent et explicatif sans être totalement engagée. Il y a beaucoup de longueurs. Par rapport à ces autres romans, ce livre est de moindre qualité.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog:  ChinoisesFunérailles célestes – L’enfant unique Messages de mères inconnues

Fables de la Chine antique

Fiche identité

  • Titre du livre: Fables de la Chine antique 
  • Auteur: Wei Jinzhi
  • Nombre de pages: 143
  • Édition: Editions en Langues Etrangères

Résumé

Ce livre est un recueil de fables chinoises issues de plusieurs époques.

Avis     

Dans la littérature, les fables étaient le moyen à l’époque de se moquer ou de dénoncer les abus de pouvoir ou les travers de la société.
Ces fables d’origine chinoise s’étendent sur une longue période : certaines quatre siècles avant J-C, d’autres datent du XVIème et XVIIème siècles après J-C.
La lecture de ces fables montre le fossé culturel qui existe entre l’Occident et l’Orient. Ce ne sont ni les mêmes codes culturels, ni les mêmes normes sociales ni les mêmes façons de raconter. Celles-ci sont plus subtiles, parfois même abstraites. Il aurait été bien de préciser le contexte historique dans lequel ces fables étaient écrites et connaître qui ces récits visaient indirectement.
En tout cas ce recueil ressemble à un condensé de mini-contes exotiques : au lieu du classique « La cigale et la fourmi », ce sera « La grenouille et la tortue » par exemple. Ce livre n’est pas très long mais j’ai parfois eu du mal à accrocher. Les auteurs sont divers et variés : certaines fables sont amusantes, d’autres sont restés pour moi incompréhensibles.
Bref, c’est un vieux bouquin qui traînait dans ma pile à lire mais qui mérite peut-être d’être actualisée avec plus d’images et un meilleur « tri » des histoires.