La fiancée de Lammermoor

Fiche identité

  • Titre du livre: La fiancée de Lammermoor
  • Auteur: Walter Scott
  • Nombre de pages: 384
  • Édition: Phébus

Résumé

L’Écosse à la fin du XVIIème siècle. La famille Ravenswood voue une haine féroce à la famille Ashton, car cette dernière a réussi à usurper ses biens. Néanmoins, Edgar Ravenswood, dernier de la lignée, succombe aux charmes de Lucy, fille unique des Ashton. Cet amour réciproque vaincra-t’il cette inimitié ?

Avis     

C’est le second roman de Walter Scott que je lis. Ce dernier est moins accessible que le célèbre Ivanhoé en raison des deux chapitres du début excessivement rébarbatifs. Il s’en est fallu de peu que j’abandonne ce livre.
Passée cette longue introduction, nous voici plongée dans l’Écosse de la fin du XVIIème siècle dans une intrigue amoureuse de la même veine que Roméo et Juliette: deux familles qui se détestent, leurs enfants qui s’aiment, une malédiction qui plane entre eux, des machinations perverses pour les empêcher de vivre leur amour. Ce livre raconte une tragédie : l’auteur ne le cache pas en glissant de nombreuses allusions dessus. Un bon lecteur qui s’attache aux détails devinera aisément le dénouement de cette triste histoire.
Mais au-delà de cet aspect tragique, il y a aussi une veine comique dans ce récit grâce au personnage de Caleb Balderston, le sommelier. J’ai souri, parfois rigolé, devant tous les subterfuges de ce serviteur pour cacher la misère et le dénuement de son maître.
Je ne mets pas de note supérieure car j’ai trouvé le style d’écriture ardue, peu accessible et parfois trop lourd. L’auteur est bavard, s’attarde sur des détails superflus qui apportent peu à l’intrigue mais allonge le récit indéfiniment.
Les personnages ne sont pas très attachants. Edgar, décrit comme un être redoutable, ne semble pas être à la hauteur. Lucy, elle, est trop timorée, faible et sans éclat. Le seul personnage remarquable, mis à part le serviteur Caleb, et lady Ashton, une vraie harpie cruelle et manipulatrice digne de Lady Macbeth.
Je reste déçue de cette histoire et peu motivée à continuer à découvrir les autres romans de cet auteur.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogIvanhoé

La trilogie de Bartiméus (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre: La trilogie de Bartiméus (Tome 1 à 3)
  • Auteur: Jonathan Stroud 
  • Nombre de pages: 1 853
  • Édition: Albin Michel Jeunesse

Résumé

Cette histoire se déroule à Londres. La ville est gouvernée par des sorciers dont le pouvoir magique découle des djinns qu’ils parviennent à maîtriser. Quand le jeune Nathaniel invoque Bartiméus pour voler une amulette, il va déclencher une série de catastrophes.

Avis     

Voici une trilogie addictive que je vous recommande vivement ! J’ai renoncé à de précieuses heures de sommeil tellement j’étais embarquée dans ce récit coloré, drôle et plein de rebondissements. Il y a tellement de choses à dire mais je me focaliserai sur trois points:
l’univers décrit par l’auteur est facile à appréhender. Le lecteur est plongé dans un Londres fictif où la population est subdivisée en deux catégories: les sorciers qui maîtrisent la magie (donc la politique et l’économie) et le reste de la population sous leur joug.
les personnages sont bien dessinés. Nathaniel est celui qui n’a pas trouvé grâce à mes yeux même s’il est un des principaux protagonistes. Orgueilleux, arrogant, égoïste et irrespectueux, j’avais envie de rentrer dans le livre pour lui mettre une de ses paires de baffes ! Kitty intervient plus activement à partir du second tome: j’ai aimé sa gentillesse, son courage et sa détermination. Le personnage que j’ai adoré est Bartiméus: sous ses airs de méchant djinn, c’est une créature drôle, astucieuse et pleine de malice qui jette un regard ironique et moqueur sur le monde. C’est un peu normal car des pouvoirs despotiques, des guerres et des machinations, il en a déjà vu tellement depuis des siècles.
– le style d’écriture est agréable, léger et plein d’humour. Les péripéties s’enchaînent rapidement avec beaucoup de rebondissements. Je n’ai pas senti de longueurs même si l’intrigue devient plus complexe au fur et à mesure des tomes. La fin est bien, honnête et à la hauteur du récit. Je reproche juste une chose à l’auteur : l’usage inutile et abusive des notes de bas de page! Un vrai massacre qui retournerait plus d’un auteur dans sa tombe. Il serait également judicieux d’avoir un répertoire qui décrit les différentes catégories de djinn.
Je pense que vous sentez mon enthousiasme et que vous n’avez qu’une envie : courir à la bibliothèque emprunter ces livres ou carrément acheter les acheter. J’ai juste oublié de préciser un détail important : cette trilogie est plutôt destiné à des adolescents à partir de douze ans.