Un conte des deux villes

Dickens, Charles - Un conte des deux villesFiche identité

  • Titre du livre: Un conte des deux villes
  • Auteur: Charles Dickens
  • Nombre de pages: 416
  • Édition: Folio

Résumé

Cette histoire se situe dans deux villes : à Londres et à Paris au moment de la Révolution française. M. Lorry, commis de la banque Tellsone, accompagne Miss Manette, une pupille de cet établissement bancaire,  à Paris.  Elle y apprend l’existence de son père, qu’elle croyait mort depuis plusieurs années.

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Pour aborder Noël en toute sérénité, j’ai choisi de vous présenter ce classique anglais, écrit par un de mes auteurs favoris. J’ai bien aimé cette histoire même si je n’en ai pas tiré un plaisir aussi grand que David Copperfield, qui est à mes yeux, son chef-d’œuvre. 
J’ai senti que par rapport à ces autres romans, celui-ci est le moins proche en termes de procédés propres à Dickens. Premier constat : le récit est court, seulement 400 pages. Au lieu d’un personnage principal qui évolue en fonctions des épreuves qu’il affronte, nous avons une succession de protagonistes qui changent très peu. Un peu esquissés à la va-vite, Dickens les développent à peine et leur donnent moins d’ampleur que dans ces précédents ouvrages. Voici les principaux personnages que nous allons côtoyer durant la lecture : le docteur Manette, sa fille Lucie, Charles Darnay, M. Lorry, Miss Pross, Sydney Cartone etc. L’auteur met l’accent sur la générosité, le pardon et  l’abnégation mais il y a un côté mièvre, pétri de bons sentiments dans la façon d’agir des personnages principaux. Il ne s’attarde pas sur eux mais au contraire, se focalise sur les grands évènements historiques de cette époque.
Dickens nous décrit la violence et la barbarie de la Révolution française : certes les abus de l’Ancien régime sont innombrables mais l’auteur n’approuve pas les atrocités et les méthodes sanglantes des révolutionnaires, avides de sang et de vengeance à tout prix. La guillotine acquiert une personnalité propre, devient un monstre assoiffé de sang et la dérision des spectateurs face au nombre de têtes coupées par jour par cette machine fait froid dans le dos. Mais la France n’est pas la seule victime de Dickens : l’auteur critique également le système judiciaire anglais, la peine de mort, la pauvreté et la saleté qui règne en ville et dans les prisons.
Le style d’écriture est riche, très dense. Sa façon d’écrire est parfois déstabilisante car chaque chapitre démarre en plein milieu d’une scène, sans qu’on comprenne qui est qui. Le livre est truffé de coïncidences, parfois trop faciles, mais on pardonne à Dickens ces petits écarts. Par contre, je regrette fortement qu’il y a moins d’humour et de sarcasme dans ce livre. Il a un accent tragique, je dirais beaucoup plus mélodramatique.
Malgré tous les commentaires que j’ai mis, je considère cet ouvrage comme un très bon livre de Dickens, pas forcément le meilleur mais il a le mérite d’offrir une perspective intéressante sur la Révolution française !
A lire pour les fans de Dickens !!!

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