La petite Dorrit

Fiche identité

  • Titre du livre: La petite Dorrit
  • Auteur: Charles Dickens
  • Nombre de pages: 1 050
  • Édition: Archipoche

Résumé

La petite Dorrit voit le jour dans la prison de la Maréchaussée, celle réservée aux débiteurs insolvables.  Cet endroit est son foyer, et hors de prison, elle se livre à de modestes besognes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sa route croise celle de la famille Clenman, dont le fils Arthur, ému de la triste condition de cette fille courageuse et dévouée, tente d’adoucir son quotidien.

 Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Charles Dickens est un auteur que je lis de temps en temps, une fois tous les deux ans. Ce livre, pris après quelques déceptions dans la littérature contemporaine, m’a fait retrouver toute la joie que procure la lecture. Voilà pourquoi j’aime ce loisir : pour le dépaysement que cela m’apporte, pour découvrir et vivre avec des personnages hors de mon quotidien, pour le talent d’un auteur qui sait me transporter au XIXème siècle et me faire sourire à chaque ligne !
Cette histoire est celle de la famille Dorrit, dont le père est en prison depuis plusieurs années pour dettes. La famille peine à survivre dans ce lieu lugubre. Seule Amy Dorrit est leur rayon de soleil. Née dans cet endroit, elle aurait pu mal tourné mais son caractère altruiste, généreux et plein d’abnégation embellit leur quotidien et adoucit leurs malheurs. Je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas dévoiler toute l’intrigue mais sachez juste qu’ils vont vivre une succession d’aventures et de retournements de situation.
Les personnages sont nombreux mais uniques à leur manière, inoubliables dans leurs défauts et terriblement attachants dans leur maladresse. Voici que je les cite pêle-mêle : Mr Dorrit et ses enfants Fanny, Edouard et Amy, Arthur Clenman, Pancks, la famille Meagles, Henry Gowan, les Merdle, Flora et la tante Finching, les Mollusques etc.
Mais au-delà de cette histoire, ce livre est juste merveilleux lorsqu’il s’agit de disséquer les comportements sociaux de l’époque (qui ne sont pas si éloignés du nôtre). L’auteur se moque de ses contemporains qui placent leur dignité et leur « haute position sociale » au-dessus de tout : l’essentiel est de fréquenter les personnages en vue, d’être invité dans leurs dîners mondains, d’obtenir une marque de considération de leur part, de convoiter un titre nobiliaire. Sont-ils véreux, ennuyeux à mourir ou tout simplement antipathiques, peu importe du moment qu’il s’agit d’un Lord machin chose ou de Monsieur l’Evêque ou de tel membre du bureau du Ministère !
Il critique vertement l’administration anglaise, personnifiée ici par le ministère des Circonlocutions et dirigée par les Mollusques, qui s’ingénie à tout entraver et compliquer les choses. Il souligne l’aveuglement de la société devant le capitalisme spéculatif, qui à cette époque, à ruiner plusieurs personnes sans aucune garantie.
Le style d’écriture est juste riche, éblouissant, coloré, vif et plein d’ironie et de sarcasme. J’ai aimé chaque paragraphe, chaque ligne. J’ai versé quelques larmes à la fin, rigolé devant les pitreries de cette comédie sociale mondaine !  J’ai eu un pincement au cœur à la fin de ce roman, comme si je quittais pour toujours des amis de longue date !
J’ai adoré ce Dickens et je le recommande à tous les fans des classiques littéraires anglaise! That was really AWESOME !! Thank you Charlie !

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