Je ne suis pas coupable

Fiche identité

  • Titre du livre : Je ne suis pas coupable
  • Auteur :  Agatha Christie
  • Nombre de pages : 224
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1940

Résumé

Elinor Carlisle est accusée du meurtre de Mary Gerrard, la demoiselle de compagnie de sa défunte tante. Un de ses amis demande à Hercule Poirot de mener une enquête, car il est persuadé de son innocence.

Avis    

Après plusieurs semaines passées à lire Balzac, mon cerveau aspire à plus de repos donc cette enquête d’Hercule Poirot tombe à pic.
Nous sommes confrontés ici à une enquête compliquée, car tout accable Elinor Carlisle, que ce soit la chronologie des faits ou le mobile du crime. Au moment où démarre le livre, le tribunal s’apprêtait à la condamner.
Mais voilà qu’Hercule Poirot, à la demande d’un ami, intervient. Dans cette enquête, il a été particulièrement agaçant : fier, pompeux, très égocentrique et condescendant. Certaines de ces phrases m’ont fait presque bondir d’indignation. Les autres protagonistes sont bien travaillés : on arrive à s’immerger rapidement dans leur quotidien, leurs pensées et à situer les faits qui ont abouti à ce crime sordide.
Je suis sûre que vous vous demandez tous : mais Elinor, est-elle la coupable ? Mmmh, je ne vous en dirais par plus pour vous laisser découvrir ce roman très agréable, avec ce schéma de crime que j’ai trouvé particulièrement ingénieux (ce qui explique le cinquième coeur aussi) !
À part ça, je n’ai pas de remarque particulière sur le style d’écriture : comme les autres romans, il est simple, léger et fluide.
À lire ? Oui, pour les jours pluvieux d’hiver,  lorsque vous êtes tranquillement installée sur votre canapé.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoireLe chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le train de 16h50 – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mort – Témoin à chargeTant que brillera le jour – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu 

Illusions perdues

Fiche identité

  • Titre du livre : Illusions perdues
  • Auteur : Honoré de Balzac
  • Nombre de pages : 864
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1837

Résumé

Lucien, jeune homme pauvre et poète à ses heures perdues à Angoulême, attire les faveurs de Mme de Bargeton, une riche aristocrate. Mais leur relation fait jaser toute la ville et entraîne leur départ précipité vers Paris où Lucien tente sa chance.

Avis    

Chers visiteurs du blog, comment vous exprimer à quel point de ce livre est superbe et qu’il vaut vraiment la peine que vous vous y arrêtez un instant de votre vie ? De la première à la dernière phrase, j’ai été éblouie par la plume de Balzac, par son talent de conteur, par la beauté de chaque phrase, par l’ironie et la lucidité avec lesquelles il raconte cette histoire. Je m’en veux presque de ne pas avoir lu d’autre Balzac au cours de ces trois dernières années, car j’ai perdu un temps précieux !
L’histoire principale est celle de Lucien Chardon (ou de Rubempré si vous préférez), un jeune homme sans le sou, mais beau, avec semble-t-il un talent dans la littérature et la poésie. Avide de gloire et d’honneur, entouré et flatté honteusement par Mme de Bargeton, il part à Paris, pétri d’illusions et se heurte à la société parisienne. Il n’est pas forcément attachant, en tout cas, la plupart du temps il m’a paru inconstant, égoïste, naïf, impatient et très influençable, mais malgré tout, il m’a fait de la peine : il ressemble à une petite luciole qui souhaite danser près de la lumière d’un réverbère, mais qui se brûle les ailes, qui s’acharne quand même sans comprendre qu’il se fait du mal. Certes, Lucien a des torts : il est arrogant, souhaite vivre dans le luxe, mais n’a pas les moyens de soutenir financièrement ses ambitions, et il manque de persévérance dans son art.
Mais le pire – et je pense que c’est ce qui fait toute la force de ce livre – est qu’il est en butte à toute sorte de mesquineries, de cruauté, d’hypocrisie et de jalousie de la part des gens qu’ils côtoient. D’ailleurs, en parlant des autres personnages, ils sont également très bien travaillés par l’auteur : David Séchard, l’inventeur malheureux en proie à la malveillance de ces concurrents les Cointet, Eve la femme et sœur aimante, toute la haute société angoumoise patronnée par Mme de Bargeton, le vieux père Séchard aussi avare et égoïste que M. Grandet (cf. Eugénie Grandet), les journalistes, les membres du Cénacle, la fragile Coralie, etc.
Balzac décrit extrêmement bien cette société parisienne du XIXème siècle avec ces jeux de pouvoir, ces codes vestimentaires, ces relations mondaines et son culte de l’apparence. Il évoque aussi de long en large la puissance de l’argent, qui est le principal sauf-conduit pour être accepté, intégré et estimé par ses pairs. Mais il ne s’arrête pas là : il critique les manigances de la presse, les filouteries des éditeurs-libraires et les manœuvres frauduleuses des banques et des créanciers. Nous aurons aussi quelques explications sur la fabrication du papier, que j’ai trouvé particulièrement intéressant.
C’est un livre complet, qui alterne bien descriptions et rebondissements ; qui intègre une dimension tragique avec un style d’écriture riche et ironique ; où se mêle amour, ambition, amitié, trahison et descente aux enfers.
Sublime ! C’est sublime ! Un vrai régal, un chef-d’œuvre que j’ai découvert au bon moment et qui fait désormais partie de mes préférés !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Eugénie GrandetLa duchesse de Langeais – Le bal de Sceaux – Le colonel ChabertLe père GoriotLes employésSplendeurs et misères des courtisanes – Ursule Mirouët