Les employés

Fiche identité

  • Titre du livre: Les employés
  • Auteur: Honoré de Balzac
  • Nombre de pages: 337
  • Édition: Gallimard

Résumé

Rabourdin est employé dans un ministère mais espère depuis longtemps un poste hiérarchiquement plus élevé. Lorsque son collègue décède, ce dernier voit sa promotion de chef de division arrivé. Toutefois, un autre de ces collègues a également les mêmes vues. 

Avis     Coeur-blogCoeur-blog

Cette note est passable, mais malgré toute l’affection que je voue pour Balzac, je ne peux pas mettre plus. Cette lecture fut ardue, difficile et à moins d’être un lecteur aguerri de classiques français, il vaut mieux ne pas s’y risquer de peur d’être à jamais dégoûté de la lecture.
Cette histoire, courte, est centrée sur un thème précis : les manigances des employés pour obtenir une promotion. Ici, il entend par « employé » ce que nous appelons aujourd’hui les fonctionnaires.
Balzac dresse des portraits peu flatteurs et on sent vraiment qu’il méprise cette profession. Il considère les bureaux d’État comme une « bonne planque » (désolé je ne trouve pas de terme plus adéquat). Les gens qui y travaillent sont une bande de paresseux, tout juste bon à engloutir l’argent public ou parachuté grâce à de bonnes relations. Ils font tout sauf travailler sérieusement.
Mais dans ce livre il y a beaucoup trop de personnages : on se perd sur qui est qui, qui fait quoi et quels sont leurs motivations. Balzac nous offre des descriptions très minutieuses qui vont jusqu’aux habits portés, aux habitudes journalières et au caractère de chacun des membres du bureau. J’avoue qu’à partir d’un moment, il m’a perdu avec cette abondance de personnages et de descriptions.
L’auteur décrit aussi le rôle joué par les relations pour obtenir le poste convoité, que ce soit par l’appui de la famille; par les dîners donnés par les épouses qu’on peut considérer comme des vrais stratèges dignes de Machiavel; ou par de vagues connaissances (amis, membres du clergé, créancier etc..). Tout est permis, pourvu qu’on arrive à ses fins. Bref, rien dans la nature humaine et la société n’a changé malgré les siècles qui se sont écoulés.
Le personnage principal est Rabourdin, un employé visionnaire qui constate les défaillances du système: l’argent public est dépensé dans des postes qui ne justifient pas; il y a trop d’employés qui ne sont pas assez occupés. Il imagine donc un plan pour plan pour réduire les fonctionnaires et apporter plus d’efficience et d’efficacité dans l’administration. Encore une fois, c’est étonnant que les réflexions de cette époque ne soient pas si éloignées de nos problèmes économiques actuels.
J’insiste pour dire que le style d’écriture est riche mais difficile, lourd, peu fluide et a ralenti considérablement ma lecture.
Je termine ce commentaire en recommandant ce roman uniquement aux lecteurs aguerris, fans de Balzac et de classiques!

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