Hysteresis

Fiche identité

  • Titre du livre : Hysteresis
  • Auteur : Loic le Borgne 
  • Nombre de pages : 363
  • Édition : Le Bélial
  • Année de publication : 2013

Résumé

Cette histoire se déroule dans un futur apocalyptique. Après la « Panique », les habitants qui restent sont revenus à un mode de vie primitif, proche du Moyen âge, sans électricité et sans pollution.
Lorsque Jason, un vieil homme, arrive dans un village isolé, sa présence va bousculer les habitudes des gens. 

Avis    

Voici un livre que j’ai découvert grâce à une liste sur un réseau social connu. La couverture est très belle et a éveillé mon attention : j’espérais une histoire sombre, effrayante, digne de Stephen King.
Hélas, je suis un peu déçue. On est dans un huis-clos où le décor est un village qui a survécu à la fin de notre monde. Adieu électricité, voiture et autres machines polluantes pour revenir à un mode de vie rustique, proche de celui du Moyen âge. Les croyances sont tournées vers le mysticisme (vénération des fées par les enfants, culte des arbres) et non plus vers la science. Les personnes qui ont connu l’ancien temps ont été exilées, exterminées ou ont tout simplement disparus. C’est donc avec une certaine surprise que le village voit Jason, un vieil homme débarqué dans leur hameau. Le malaise s’installe rapidement : qui est cet homme ? Que cherche-t-il ? Bien vite, Jason découvre un passé sombre, mais les habitants du village accepteront-ils de réouvrir les cicatrices du passé ?
Le style d’écriture reste fluide dans l’ensemble même si je n’ai pas aimé les poèmes disséminés au beau milieu de l’histoire. Je trouve que les personnages manquent un peu de profondeur et restent superficiels. Je n’ai pas eu peur, je n’ai pas ressenti de suspens. Je me suis sentie mal à l’aise durant toute la lecture peut-être à cause de cette ambiance lourde, lente et oppressante. Je ne sais pas comment l’expliquer mais il manque quelque chose si je devais le comparer à d’autres récits post-apocalyptiques comme La route de Cormac McCarthy ou Le Fléau de Stephen King.
La question qui se pose en lisant ce livre : le monde peut-il vriller aussi rapidement pour revenir à l’âge de pierre et au fanatisme ? Est-ce que c’est ce monde que nous léguons aux futures générations ?
Pour conclure, un roman intéressant, mais qui ne fut pas un coup de coeur pour moi. Dommage ! 

Une reine sans royaume

Fiche identité

  • Titre du livre : Une reine sans royaume
  • Auteur : Hella Feki 
  • Nombre de pages : 192
  • Édition : JC Lattès
  • Année de publication : 2025

Résumé

Cette histoire est celle de la reine Ranavalona III, la dernière reine de Madagascar exilée en Algérie par le gouvernement français pendant la colonisation. 

Avis   

C’est grâce à un membre de ma famille que j’ai découvert ce livre. Il relate, dans un format assez court, la vie de la reine Ranavalona III, dernière reine du royaume de Madagascar, exilée de force à Alger pendant la colonisation. L’auteur se focalise sur un moment précis : son séjour à Tunis en 1907. J’ai bien aimé cette histoire, car j’ai découvert un peu plus cette figure historique, même de façon romancée.
Mais je trouve que l’auteur a survolé beaucoup de points sans entrer en détails. Il n’y en a peut-être pas, et c’est là où le romancier invente, crée, fabule pour remplir le côté historique manquant. Pourquoi et comment a-t-elle été choisie reine ? Ses émotions face à la mort de son premier époux et par rapport à ce second mariage imposé ? Sa relation avec Marius Cazeneuve et le rôle ambigu qu’il a joué à la cour ? Son chagrin face à cet exil définitif ? L’auteur évoque ses points, mais de manière trop brève, trop superficielle, sans entrer en profondeur. Il manque quelque chose qui aurait pu rendre cette histoire palpitante.
Avec tout le respect que j’ai pour cette reine, je doute fort qu’elle soit cette femme féministe et engagée que décrit l’auteur. Elle a peut-être fréquenté des salons qui s’engagent socialement, mais rien dans les faits historiques ne soutient cette hypothèse. Elle n’a pas laissé d’écrit, rien qui puisse appuyer cette idée.
J’ai plutôt l’image d’une reine en exil, faible et facile à manipuler, qui a joui d’une existence confortable.
On découvre aussi les terribles conséquences de la colonisation à l’époque : les guerres pour envahir un pays souverain, les manoeuvres politiques pour asseoir le pouvoir politique, les massacres perpétrés sur la population, etc.
Le style d’écriture est correct, mais ce n’est pas le genre que j’affectionne. Le ton est parfois plat, parfois avec des envolées lyriques qui manquent de spontanéité. Les phrases sont un peu trop travaillées, ce qui ne facilite pas la lecture.
Pour conclure, un livre à découvrir quand même puisqu’il est court.