Tout le bleu du ciel

Fiche identité

  • Titre du livre: Tout le bleu du ciel  
  • Auteur: Mélissa Da Costa
  • Nombre de pages: 840
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Emile, un jeune homme de 26 ans, est atteint d’une forme d’Alzheimer précoce. Il ne veut pas que sa famille le voit dans un état de décrépitude avancée et décide d’entamer un dernier voyage avec si possible, un(e) compagnon(ne) trouvé(e) sur Internet.

Avis     

J’ai eu beaucoup de préjugés sur ce livre, peut-être à cause du titre, du résumé un peu aguicheur, des commentaires un peu trop flatteurs des gens croisés ici et là.
Heureusement que je ne suis pas restée sur mes préjugés car j’aurai loupé une magnifique histoire qui m’a fait pleurer à chaudes larmes, qui m’a tenu en haleine pendant des nuits, qui m’a reconnecté à l’essentiel c’est-à-dire le moment présent, « le seul qui nous appartient ».
Le début m’a semblé assez conventionnel mais au fur et à mesure, l’auteur a su titiller ma curiosité sur ces deux personnages un peu insolites, Emile et Joanne. Ensemble, ils vont lentement s’apprivoiser, apprendre à se connaître et s’aider.
C’est une histoire touchante sur la maladie d’Alzheimer, sur le deuil, sur l’amitié qui naît au hasard de la vie, sur l’amour et ses méandres, sur l’émerveillement à propos des petites choses de la vie qu’il faut cultiver tous les jours, sur le voyage à la découverte du monde et de soi-même. Un sujet important évoqué est aussi celui de la fin de vie : comment aborder cette étape cruciale et difficile quand il faut choisir entre laisser partir dignement une personne ou bien la garder coûte que coûte en vie ?
Le style d’écriture est doux, touchant et lumineux. L’auteur ne sombre pas dans le pathétique mais au contraire, donne une touche d’espoir et de gaieté sur plusieurs sujets sensibles. Elle nous offre également des magnifiques descriptions des Pyrénées. Elle a une façon spéciale de décrire cette région au point qu’on s’y croirait presque.
La fin n’est pas un suspens mais laisse quand même un grand vide au cœur.
Un conseil : lisez-le !

Mamie Luger

Fiche identité

  • Titre du livre: Mamie Luger
  • Auteur: Benoît Philippon
  • Nombre de pages: 384
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Après avoir tiré sur des policiers à 6h du matin, Berthe Gavignol, 102 ans, se retrouve en garde à vue. L’inspecteur Ventura va recueillir les confessions de cette vieille dame qui avoue plusieurs crimes…

Avis     

Ça y est je suis entrée dans la cohorte des gens qui ont lu ce drôle de roman, mi-policier, mi-confessions intimes teintées d’humour.
Car Berthe, non seulement a tiré sur les flics avec un Luger (arme nazi interdit), mais cache des cadavres dans sa cave. Quand ses maris lui manquent de respect, cette dame d’un caractère assez vif a la gâchette facile et les voilà six pieds sous terre sans laisser de trace. La guerre aidant, elle n’a pas été inquiétée par la disparition soudaine de ces multiples conjoints. L’argument de Berthe est le suivant : à son époque, personne ne protégeait les femmes dans leur foyer donc elles devaient elles-mêmes se défendre. Bon, de là, à tuer son mari à coups de carabines pour un mot de travers ou un inspecteur des impôts trop inquisiteur…
Le plus amusant dans cette histoire est le ton irrévérencieux, insolent et plein de malice de la vieille dame. Elle a son franc-parler, un caractère de cochon qui donne à ce roman une saveur particulière.
Par contre, le scénario se répète : au bout du énième mari, on sent que ça devient moins passionnant, plus répétitif et lassant. Même le lecteur finit par s’habituer au crime et à cette fameuse cave.
Le style d’écriture est vif, léger et se lit agréablement bien.
Pour conclure, un roman original pour bien se détendre après une dure journée de travail !