Dix contes de loups

Fiche identité

  • Titre du livre: Dix contes de loups
  • Auteur: Jean-François Bladé
  • Nombre de pages: 77
  • Édition: Pocket

Résumé

Nous avons ici dix contes qui tournent de la figure du loup.

Avis     

Voici un livre très court destiné aux enfants mais qui peut également faire plaisir aux grands. Il s’agit ici de contes folkloriques où la figure du loup est omniprésente.
Son image est assez caricaturale : il incarne la force brute mais en même temps il est facilement roué par les autres animaux (renard, chat, poule, oie, limace ou guêpe etc.).
Les humains ici jouent un piètre rôle et profitent souvent de la gentillesse des animaux pour accomplir leurs mauvais desseins.
La seule histoire où le loup n’est pas le principal personnage est celle de Petiton, un homme naïf qui se vengera des filouteries de deux compères.
Le style est agréable, drôle et les récits sont courts. Ce roman est très accessible pour une première lecture chez des enfants entre 6 et 8 ans.
J’aime les contes car ils me rappellent mon enfance, d’autant plus que la figure du loup est souvent effrayante. Ces contes désacralisent un peu le « grand méchant loup ».

Journal d’un amour perdu

Fiche identité

  • Titre du livre: Journal d’un amour perdu
  • Auteur: Eric-Emmanuel Schmitt
  • Nombre de pages: 256
  • Édition: Albin Michel

Résumé

L’auteur nous parle de son deuil après le décès brutal de sa mère.

Avis     

Ce livre est une autobiographie, celle de l’auteur qui nous partage son immense chagrin après le décès soudain de sa mère. Il ne surmontera ce deuil qu’après deux ans, avec des périodes difficiles, proches d’une dépression. Certains passages sont amères et tristes tandis que d’autres respirent l’espoir et l’envie de vivre.
Le thème de ce livre est proche de celui du roman d’Albert Cohen intitulé Le livre de ma mère. Mais là où Albert Cohen arrive à insuffler le doux parfum des souvenirs et la douceur de l’amour maternel dans ces descriptions, je trouve que l’auteur est nettement bien en dessous ce niveau. Si l’affection qui le liait à sa mère était forte, presque exclusive au détriment même des relations avec son père, l’auteur parle plus de lui que d’elle. Il décrit son amour pour sa mère, se penche et analyse ses propres émotions et sentiments. Ce procédé ressemble à une confession intime, mais parfois trop nombriliste et égocentrique à mon goût !
J’ai du mal à le dire proprement mais voilà où je souhaite en venir: là où Albert Cohen fait de sa mère le personnage principal, il la met en valeur et par ricochet on sent le profond amour qui les unissait. Ici j’ai l’impression que l’auteur veut à tout prix nous démontrer que la relation qu’il avait avec sa mère était unique mais ce qu’il écrit sonne parfois un peu creux.
Bon c’est comparer un chef-d’œuvre avec un roman de moindre envergure mais voilà le principal point qui explique cette note moyenne!
L’auteur évoque aussi sa carrière dans le théâtre et sa vie d’écrivain qui l’ont permis de tenir le coup.
Le style d’écriture est agréable, fluide. Mais je suis trop influencée par le roman d’Albert Cohen pour le trouver beau et poétique.
Je reconnais que mon commentaire est dur! Certains lecteurs s’extasient sur les nouveautés et oublient que des chefs-d’œuvre sur le même thème existent à portée de main, là depuis longtemps!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’enfant de NoéLe sumo qui ne pouvait pas grossirL’évangile selon PilateMilarepaMonsieur Ibrahim et les fleurs du CoranOdette Toulemonde et autres histoires – Oscar et la dame en rose