Tragédies impériales

Fiche identité

  • Titre du livre: Tragédies impériales 
  • Auteur: Juliette Benzoni 
  • Nombre de pages: 260
  • Édition: Pocket 

Résumé

Ces nouvelles racontent les tragédies qui ont touchées des dynasties impériales.

Avis     

C’est la curiosité qui m’a poussé vers ce titre ainsi que la belle couverture qui représente l’impératrice Elisabeth. Il s’agit de plusieurs nouvelles impliquant les principales familles impériales européennes du XIXème siècle à savoir Napoléon 1er, les Habsbourg d’Autriche, les Romanov et les Hohenzollern.
Le livre débute sur Napoléon, partie que j’ai trouvé le moins intéressant. Je me suis dit que si c’était de la même veine, je laisserai tomber la lecture. C’est lorsque l’auteur aborde la vie d’Elisabeth, impératrice d’Autriche, que les nouvelles prennent un peu plus d’intérêt : on découvre dans les grandes lignes sa vie et les principaux évènements qui l’ont marqué. La partie sur Maximilien et Charlotte était aussi intéressante ainsi que celle sur les Romanov.
Ces récits de vie contiennent une part de romance donc je pense qu’il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre mais se documenter à côté. Toutefois ils donnent un éclairage intéressant sur certaines dynasties impériales et leur déclin.
Le style d’écriture est léger et agréable. Les nouvelles se lisent vite. C’est une bonne entrée en matière pour ceux qui aimeraient aller plus loin dans l’Histoire. Dommage c’est un peu court ! 

Le lion

Fiche identité

  • Titre du livre: Le lion 
  • Auteur: Joseph Kessel 
  • Nombre de pages: 79
  • Édition: Gallimard

Résumé

Cette histoire se déroule dans un parc national du Kenya. Le narrateur, un visiteur, rencontre Patricia, une petite fille qui évolue librement parmi les animaux de la réserve, même les plus féroces.

Avis     

J’ai tellement entendu parler de ce roman qu’il était enfin temps de me faire ma propre idée. J’en ressors déçue.
Lors de la lecture, le lecteur découvre, à travers les yeux du narrateur la beauté du paysage au pied du Kilimandjaro avec les animaux qui y vivent en liberté. Ces descriptions sont magnifiques, poétiques et plein d’émerveillement.
Mais je n’ai aimé cette ambiance lourde et oppressante. La famille qui gère la réserve vit isolé. Le narrateur, voyageur de passage, assiste à toutes les tensions qui affectent leur intimité : John Bullit, ancien chasseur, est profondément attaché au parc qu’il gère tandis que Sybil, une ancienne citadine, supporte de moins en moins leur existence retirée et solitaire. Au milieu d’eux se trouve Patricia, leur fille unique, qui vit au milieu des bêtes sauvages toute la journée.
C’est cette dernière qui est le nœud de l’histoire.
Patricia, enfant-roi, manipule aisément ses parents et son entourage. Elle se sent toute puissante, d’autant plus que son animal favori est un énorme lion qu’elle a recueilli tout bébé. Elle joue de son pouvoir aisément sur les adultes et les traite comme bon lui semble jusqu’au jour où un jeu dangereux va l’entraîner plus loin qu’elle ne l’imaginait.
Ce livre, écrit dans les années 60, rappelle encore le contexte historique pas si lointain du racisme largement toléré et du colonialisme condescendant : les Noirs étaient considérés comme des sauvages, des créatures arriérés et naïves dont la vie compte peu. D’ailleurs, même lorsqu’il les décrit, il les attribue des caractéristiques animales.
Le style d’écriture est riche et soutenu avec de belles descriptions. Néanmoins, je n’ai pas accroché et je trouve que tous les éloges sur ce livre sont largement surévalués.