L’art de perdre

Fiche identité

  • Titre du livre: L’art de perdre
  • Auteur: Alice Zeniter
  • Nombre de pages: 600
  • Édition: J’ai lu

Résumé

L’Algérie dont est originaire sa famille n’est qu’une ombre sans grand intérêt pour Naïma. Face aux questions identitaires qui prennent de l’ampleur en France, elle essaie de revenir à son histoire familiale pour comprendre sa place.

Avis     

Il m’a fallu du temps pour écrire ce commentaire et pour prendre du recul sur ce récit historique riche en émotions.
C’est l’histoire d’une famille kabyle depuis la colonisation jusqu’à aujourd’hui. Trois générations, des choix qui sont lourds de conséquences et ce passé silencieux qui les hante comme un fantôme.
Ali, propriétaire terrien kabyle, choisit le camp français lors des troubles causés par le FLN. Ce choix est guidé par l’envie de protéger sa famille mais lorsque les évènements s’accélèrent, il quitte l’Algérie et devient ainsi un harki. L’arrivée en France se passe mal : sa famille et lui sont parqués comme des animaux dans plusieurs camps avant d’être logés dans un HLM en Normandie.
Les deux générations suivantes resteront en France mais le clivage demeure entre leurs deux cultures. Hamid, le fils aîné, vit mal cette situation : lui qui enfant a connu la Kabylie essaie de s’intégrer tant bien que mal dans ce nouveau pays, d’oublier ses racines, de se fondre dans la masse mais y arrivera-t-il ?
Naïma, elle, est à la recherche de leur passé familial car la crise identitaire en France la met de plus en plus mal à l’aise.
Nous découvrons énormément de choses dans ce livre : la vie durant la colonisation française en Algérie, les conditions de vie tragiques des harkis lors de leur arrivée en France, les sentiments qui animent la deuxième et troisième génération d’exilés algériens, les crises qui secouent la France du XXIème siècle etc.
Ce roman a un parfum de mélancolie, de nostalgie qui vous prend à la gorge. L’auteur a su restituer avec brio tous ces sentiments liés à l’exil, l’immigration, la solitude, l’intégration dans un nouveau pays. Elle ne sombre ni dans la colère ni le pathétique ni les stéréotypes : tout est beau, juste, avec une maîtrise à couper le souffle.
Le style d’écriture est élégant, doux et fluide. L’auteur sait nous tenir en haleine, nous captiver et  nous attacher à ses personnages. Je n’ai juste pas mis le 5ème cœur car j’ai trouvé la troisième partie moins intéressante que les deux premières.
Pour conclure, un livre à lire de toute urgence !

Le pacte des marchombres (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre: Le pacte des marchombres (Tome 1 à 3)
  • Auteur: Pierre Bottero
  • Nombre de pages: 1 504
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Cette trilogie raconte les aventures d’Ellana, la marchombre.

Avis     

Cette année fut la découverte de l’auteur Pierre Bottero. Chacune de ces trilogies fut un moment de lecture des plus agréables mais ma préférence va pour celle-ci qui vient s’ajouter à ma liste de livres préférés.
L’auteur nous partage les péripéties vécues par Ellana, la marchombre. Les deux premiers tomes se concentrent sur son enfance dans la forêt des Petits, sa quête pour retrouver son passé et sa formation de marchombre avec Jilano, un maître exceptionnel. Ces deux premiers tomes se déroulent avant La quête d’Ewilan.
Le troisième tome se passe après Les mondes d’Ewilan : alors qu’elle nage dans le bonheur, son fils est enlevé par les mercenaires du Chaos. Ellana sera prête à tout pour le retrouver.
Cette trilogie est juste addictive et regroupe tous les ingrédients que j’aime dans la fantasy: un univers riche et haut en couleurs, des aventures dangereuses, une héroïne forte, courageuse et attachante. J’ai tellement aimé Ellana: son impertinence, sa force de caractère, son courage, sa capacité à suivre sa voie malgré les embûches.
Lire cette trilogie donne envie de devenir une marchombre, de trouver sa voie, d’être l’élève d’un maître aussi unique que Jilano. J’aime cette idée de transmission, de partage, d’aider quelqu’un à atteindre son potentiel et le dépasser. J’aurai aimé croiser quelqu’un comme Jilano sur ma route.
Le style d’écriture est agréable, fluide et doux. On ne s’ennuie pas une seconde. Qu’est-ce que c’est captivant! J’ai échangé plusieurs heures de sommeil pour vivre toutes ces aventures littéraires !
Faut-il se lancer dans cette trilogie? Le savant vous dit : « oui c’est la suite logique des aventures d’Ewilan ». Le poète vous répond : «Douce plume, bonheur au rythme des pages, enchantement ».
Merci Pierre Bottero pour ton œuvre !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogLa quête d’Ewilan ( Tome 1 à 3) Les mondes d’Ewilan (Tome 1 à 3)