America(s)

Fiche identité

  • Titre du livre: America(s)
  • Auteur: Ludovic Manchette & Christian Niemiec
  • Nombre de pages: 284
  • Édition: Cherche Midi

Résumé

Cela fait plus d’un an qu’Amy n’a plus de nouvelles de sa grande soeur Bonnie qui a quitté ses parents pour tenter sa chance sur la côte ouest des Etats-Unis.
Inquiète, elle décide de la rejoindre en faisant du stop de Philadelphie jusqu’à Los Angeles. 

Avis     

Après un roman particulièrement dur, je cherchais une lecture détente qui me fasse oublier mes soucis. C’est ainsi que par bouche à oreille, je suis tombée sur ce court ouvrage qui raconte les aventures d’une adolescente de treize ans, partie seule sur la route pour retrouver sa grande soeur Bonnie. 
Ce livre est une (très) gentille histoire avec une gamine attachante. Elle va rencontrer beaucoup de gens durant ce voyage qui vont l’aider chacun à sa manière. Certains présentent aussi un profil dangereux mais, comme c’est un beau contes de fées modernes, rassurez-vous, rien de mal ne lui arrivera! Dans la vraie vie, hélas, ça ne se passe pas ainsi : je doute qu’une adolescente de treize ans en cavale fasse long feu et arrive intacte à destination avec tous ces fous qui rôdent actuellement. Certains chapitres sont assez irréalistes: j’imagine mal une enfant de treize ans toquer à la porte du manoir Playboy, y entrer comme dans un moulin sous prétexte de chercher sa soeur et être traitée comme une princesse. Bon qu’importe, c’est le côté conte de fées que je supporte à petites doses. 
Amy est drôle, attachante et aussi déroutante. Derrière sa carapace se cache une fille sensible meurtrie par l’accident de sa meilleure amie, la fugue de sa soeur et l’indifférence de ses parents.
Le style d’écriture est léger et fluide. Le ton global est gentil, mièvre avec, vers la fin, un chouia donneur de leçons. C’est bon, on a compris que la vie est belle, qu’il faut profiter de chaque instant etc. Les auteurs font beaucoup référence à la culture populaire américaine donc si vous n’y connaissez pas grand en musique pop/rock, vous pourrez découvrir insérer dans le livre une flopée de paroles de chansons (qui ont aussi le mérite d’allonger les pages) et plusieurs clins d’oeil à Bruce Springsteen. 
Bon, ce ne fut pas un coup de coeur monumental mais j’ai réussi à me détendre ! 

La faute de l’abbé Mouret

Fiche identité

  • Titre du livre: La faute de l’abbé Mouret 
  • Auteur: Emile Zola
  • Nombre de pages: 510
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Serge Mouret est devenu prêtre dans un village perdu quelque part sur les plateaux brûlés du Midi. Il est complètement obnubilé par sa foi, au point de vivre comme un ascète. Ce rythme de vie, hélas, finit par avoir le dessus sur sa santé fragile. Il tombe gravement malade et est soigné dans un grand parc, le Paradou, où il découvre la nature et l’amour d’une femme.

Avis     

Je continue lentement mais sûrement mon projet de lire l’ensemble des livres de Zola. Je vous avoue que j’ai trouvé celui-ci médiocre et pénible à lire.
L’auteur m’a noyé, coulé, étouffé, étranglé dans des descriptions sans fin de jardins, de fleurs, de plantes, d’arbres, de fruits etc. J’ai cru que je ne sortirai jamais vivante de ce livre, notamment la seconde partie qui est la plus fastidieuse.
Pourtant, le but de l’auteur est intéressant puisqu’il dénonce le vœu de célibat des prêtres, un état qui les entraîne dans divers excès : l’abbé Mouret voue un culte mystique qui frise l’obsession à la Vierge Marie tandis que le frère Archangias déchaîne son trop-plein d’énergie dans une jalousie maladive ainsi qu’une haine exacerbée envers les femmes et les enfants.
Les personnages ne sont pas nombreux mais ils ne sont pas non plus attachants : Serge est faible, fragile, indécis et facilement manipulable. Albine, décrite comme une petite sauvageonne, manque de personnalité malgré sa douceur ; Désirée, que nous avons croisé dans le précédent roman, reste la jeune femme simple d’esprit. A mes yeux, seule la Teuse est le personnage le mieux construit : une vieille jalouse et cupide qui dirige avec une main de fer la cure.
Le style d’écriture est riche, soutenue et comme je l’ai dit plus haut, rempli de descriptions qui m’ont profondément ennuyé.
En quelques mots, je suis soulagée d’avoir terminé cet ouvrage complexe et ardu. 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: GerminalLa conquête de Plassans – La curée – La fortune des Rougon – L’assommoir – Le ventre de Paris – Thérèse Raquin