Les enquêtes d’Hercule Poirot

Fiche identité

  • Titre du livre : Les enquêtes d’Hercule Poirot
  • Auteur : Agatha Christie
  • Nombre de pages : 183
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1924

Résumé

Le capitaine Hastings nous raconte quelques enquêtes menées par Hercule Poirot.

Avis    

Après plusieurs semaines très ardues sur des classiques autrichiens, je retrouve le goût de la lecture dans ses enquêtes d’Hercule Poirot.
Je savoure ici le plaisir de lire un ouvrage agréable, simple et bien écrit. Comme le dit si succinctement le résumé, nous suivons Hercule Poirot et le capitaine Hastings pour résoudre certaines énigmes. Que ce soit le vol d’un précieux bijou, l’enlèvement d’un Premier ministre, un suicide suspect, un testament énigmatique, un meurtre ou une affaire d’espionnage, Hercule Poirot arrive à démêler les fils et à nous fournir le coupable.
Bien sûr, il a été particulièrement détestable dans ce livre, avec ses airs pompeux, son sentiment de supériorité et sa manie de rabaisser son ami Hastings, mais que voulez-vous, il est ce qu’il est et on le supporte comme ça.
Les enquêtes ne sont pas très longues donc, parfois un peu confuses et alambiquées. Ce livre ne fait pas partie des chefs-d’œuvre d’Agatha Christie, mais il est arrivé à point nommé pour moi, car il m’a redonné le sourire et m’a permis de retrouver ce que j’aime tant dans les livres : un havre de paix et de repos.
Rien que pour ça, ce livre mérite bien ces quatre cœurs !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième fille –  Le bal de la victoire – Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys  – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le train de 16h50 – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour –  Témoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu 

La marche de Radetzky

Fiche identité

  • Titre du livre : La marche de Radetzky
  • Auteur : Joseph Roth
  • Nombre de pages : 397
  • Édition : Points
  • Année de publication : 1932

Résumé

A la bataille de Solférino, le sous-lieutenant Trotta sauve la vie de l’empereur François-Joseph. Pour le récompenser de cet acte de bravoure, l’empereur lui donnera le statut de baron von Trotta et Sipolje. Ce changement brusque de statut social affectera profondément cet homme, issu d’une souche paysanne slovène. Les deux prochaines générations seront également marquées, notamment son petit-fils Charles-Joseph.

Avis    

Pour ne pas rester sur ma déception avec le roman de Robert Musil (cf. Les désarrois de l’élève Törless), j’ai choisi de continuer dans la veine autrichienne et de lire ce roman de Joseph Roth. À la fin de ce livre, je crois que je peux conclure que ce type de classique n’est définitivement pas ma tasse de thé.
L’histoire se déroule dans l’empire austro-hongrois, de la fin du XIXème siècle jusqu’au début de la Première Guerre mondiale. La plus grande partie du livre est centrée sur la vie de Charles-Joseph, petit-fils du héros de Solférino, soldat dans l’armée. L’ambiance, morose et austère, tourne essentiellement autour de la vie de garnison.
Charles-Joseph, le personnage principal, est totalement insipide et mou. Il rêve de gloire, mais est incapable de prendre la moindre décision ; il se laisse ballotter par sa vie de soldat et plonge dans certains vices, presque par manque de volonté plutôt que par son propre choix. Il reproche au destin de l’empêcher d’accomplir quelque chose de grandiose, mais dans sa vie quotidienne, il ne fait pas grand-chose à part se conformer aux comportements de ses camarades. À mes yeux, il n’est pas du tout attachant et j’ai eu beaucoup de difficultés durant la lecture à m’intéresser un tant soit peu à sa vie.
Il y a deux points saillants que j’ai notés dans ce livre. Premièrement, les relations entre les différents protagonistes sont très froides notamment celui du préfet et de son fils : ils ont énormément de mal à communiquer, à exprimer leurs émotions, et même à dialoguer. Leurs liens se limitent à des lettres formelles et à des dialogues monosyllabiques. Deuxièmement, on note aussi l’absence de figure féminine dans le livre : elles ne jouent aucun rôle, si ce n’est brièvement Mme von Taussig (et encore !).
Le style d’écriture est froid et précis, sans aucun sentiment ou émotion. Une fois de plus, j’ai eu du mal à apprécier le livre à sa juste valeur, car le ton m’a paru austère, triste et très monotone. On se sent un peu oppressé en le lisant et pour ma part, je n’ai eu qu’une seule envie : arriver à la dernière page et oublier cette histoire. Dommage !