Inferno

Fiche identité

  • Titre du livre : Inferno
  • Auteur : Dan Brown
  • Nombre de pages : 564
  • Édition : JC Lattès
  • Année de publication : 2013

Résumé

Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, est de nouveau mêlé malgré lui à une enquête trépidante où l’oeuvre de Dante, la Divine comédie, sera le fil pour retrouver un danger qui menace la planète.

Avis          

Face à la très forte médiatisation sur le dernier livre de Dan Brown, j’ai succombé à la tentation et peu de temps après sa sortie officielle, me voici en train de le lire.
J’étais très enthousiaste au début, mais finalement, je garde un avis mitigé où les points négatifs se sont accumulés au fur et à mesure des pages.
Mon premier reproche serait le contenu : on a souvent l’impression de lire plus un guide du Routard qu’un roman tellement il est truffé de descriptions banales sur des bâtiments célèbres de certaines villes. Sa façon de faire le professeur et d’expliquer – on pourrait presque dire vulgariser – certaines notions m’a agacé, comme si nous étions des ignares. En plus, ce système crée des longueurs dans le livre et noie l’intrigue sous une abondance de détails, de références et de chiffres où les sources sont souvent obscures. À prendre avec des pincettes du coup !
Et puis, je me suis sentie mal à l’aise face à cette « publicité » disséminée (intentionnellement ?) dans le livre : quelle est l’utilité de mentionner autant de fois le moteur de recherche Google ? Ou faire l’éloge d’une application iPhone? Ou encore d’écrire « dans son vol Alitalia… » ? Ces références systématiques a des marques connues polluent énormément la lecture ! Si on commence à avoir de la publicité dans les romans contemporains, ce sera un havre de paix en moins et pour ma part, un retour immédiat et définitif vers les classiques.
Le schéma du livre ne diffère pas de ses précédents best-sellers et on a une sensation de déjà-vu : Robert Langdon entraîné dans une course contre la montre, une jeune et talentueuse demoiselle à ses côtés, plusieurs individus à ses trousses mais, il en réchappe toujours in extremis grâce à ses connaissances culturelles. Bref, rien de très nouveau sous le soleil ! Quoiqu’il en soit, les intrigues se chevauchent et les retournements de situation sont multiples mais, un peu prévisibles pour un lecteur aguerri. 
Le style d’écriture est léger, facile et une fois qu’on laisse de côté les points négatifs, l’histoire reste prenante. Ce n’est pas un livre spectaculaire qui marquera le monde mais, plutôt une lecture détente à l’approche de l’été !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Anges et démonsDa Vinci codeLe symbole perdu  – Origine

Les désarrois de l’élève Törless

Fiche identité

  • Titre du livre : Les désarrois de l’élève Törless
  • Auteur : Robert Musil
  • Nombre de pages : 237
  • Édition : Points
  • Année de publication : 1906

Résumé

L’histoire se déroule en Autriche, vers le début du XXème siècle. Le jeune Törless est envoyé à l’école W, isolé en pleine campagne. Un jour, avec ses amis Beineberg et Reiting, il découvre que Basini, un de leurs camarades de classe, est un voleur. Mais au lieu de le dénoncer, ils lui infligent des humiliations et des sévices répétés.

Avis    

Je me suis lancée dans ce livre en espérant faire une belle découverte chez les classiques allemands/autrichiens. Mais j’en ressors aussi échevelée que sur la photo ! Pour être franche, j’ai eu beaucoup de mal à saisir certaines notions et tout au long de la lecture, je me suis même demandée plusieurs fois qu’est-ce ce qui a fait le succès de ce livre. Peut-être suis-je passée à côté de quelque chose ?
Nous suivons les pensées erratiques d’un adolescent, Törless, qui quitte le cocon familial pour être en pensionnat parmi des jeunes de son âge. En s’acoquinant avec deux garçons Beineberg et Reiting, il participe à l’humiliation d’un camarade de classe.
À mes yeux, Törless est un garçon bizarre, assailli par des pensées confuses et obscures. Il est d’abord tiraillé entre son désir sexuel pour Basini et son dégoût face à cette attirance physique, qu’il considère lui-même comme un vice. Puis sa façon d’agir m’a complètement déconcerté : il observe d’un œil presque indifférent le comportement brutal de ses amis et écoute sans y prêter vraiment attention leurs théories vaseuses pour justifier leur sadisme (viols répétitifs, coups, humiliations verbales). Comment expliquer sa passivité alors qu’intérieurement, il bouillonnait d’idées ?
Ensuite, il se complaît dans des réflexions existentielles, se délecte d’introspections étranges, mais ces idées m’ont paru nébuleuses et peu claires. Que voulait-il dire à propos de son engouement pour les mathématiques, notamment les « nombres imaginaires » ? Et sa réponse lors de l’interrogatoire ?
Je me suis sentie perdue lors de lecture, d’autant plus que le style d’écriture est très technique, donc très lourd : les idées sont abstraites, le ton est froid. Je me suis sentie frustrée en sortant de cette lecture ardue et obscure, où je n’ai pas saisi le fond de la pensée de l’auteur.
Mon avis est facile à deviner : je n’ai pas du tout aimé, donc je ne le recommande absolument pas !