Le tigre blanc

Fiche identité

  • Titre du livre : Le tigre blanc
  • Auteur : Aravind Adiga
  • Nombre de pages : 310
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 2008

Résumé

Sous la forme d’une lettre adressée au Premier ministre chinois, Wen Jiabao, Balram Halwai nous déroule l’histoire de sa vie.

Avis    

Ce livre retrace le parcours chaotique de Balram Halwai, un jeune Indien issu des classes sociales défavorisées. Ce n’est pas un personnage forcément aimable et son parcours n’est pas des plus exemplaires, mais il a le mérite d’être incisif et drôle à chaque page.
Loin des clichés exotiques, on découvre dans ce roman l’Inde contemporaine où règnent la corruption, la saleté, la pollution, la misère et les clivages sociaux flagrants.
L’auteur utilise l’opposition ténèbres/lumière au long du livre pour décrire les différences de conditions sociales. Être dans les ténèbres, c’est être comme le père de Balram, rickshaw qui mourra de tuberculose et dont le salaire sera quotidiennement avalé par toute la famille ; c’est être serveur dans un tea-shop comme son frère Kishan sans aucun espoir d’avenir meilleur ; c’est être chauffeur et homme à tout faire au service des riches comme Balram lui-même ; c’est endosser les crimes commis par d’autres ou voir sa famille menacer pour un faux pas, en gros, comme dit l’auteur, c’est se retrouver enfermer dans la « cage aux poules ».
Dès le début de l’histoire, nous savons ce que Balram a fait, mais la structure du récit est telle que nous ne pouvons pas nous arrêter : on souhaite comprendre et cerner ce personnage énigmatique, ce « tigre blanc » qui a osé sortir des rangs. L’auteur a un talent indéniable. Une fois qu’on a commencé la première page, on n’a qu’une seule envie : continuer à lire, car le style d’écriture est tout simplement clair et limpide. Aux descriptions réalistes se mêlent ironie, sarcasme et sens de l’humour : un vrai régal ! Je n’ai pas mis le cinquième coeur car l’histoire reste quand même dérangeante et amorale.
Quoi qu’il en soit, c’est un livre à découvrir de toute urgence ! To be read ? Of course !

L’assassin royal (Tome 7 à 13)

Fiche identité

  • Titre du livre : L’assassin royal  (Tome 7 à 13)
  • Auteur : Robin Hobb
  • Nombre de pages : 2 797
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2001

Résumé

Quinze ans se sont écoulés depuis les événements qui ont bouleversé le royaume des Six-Duchés. Fitz s’est retiré loin des fastes et des intrigues de la cour pour mener une vie simple et paisible avec Œil-de-nuit et Heur, un orphelin qu’il a recueilli. Mais ses anciens amis viennent solliciter son aide, car de nouveaux dangers menacent progressivement la paix du royaume.

Avis    

Trois ans après la lecture du premier volet des aventures de FitzChevalerie, je me suis de nouveau plongé dans cette saga, que j’ai lue avec beaucoup de passion. C’est toujours un plaisir de retrouver des personnages qu’on a aimés après autant d’années, un peu comme si on rencontrait de vieux amis que l’on n’a pas croisés depuis un moment. Il y a beaucoup de choses à dire, mais je me limiterai à quelques points.
L’histoire est intéressante, mais traîne en longueur : sur certains tomes, il manque vraiment des actions et on assiste à tous les états d’âme de Fitz : ses regrets, ses hésitations, ses actes manqués, sa susceptibilité, etc. L’auteur arrive à créer un personnage entier, mais il n’en reste pas moins qu’on a envie de le secouer lorsqu’il se morfond dans son chagrin ou dans sa misère. Les débuts ont été un peu laborieux pour moi et il faut persévérer jusqu’au second tome pour que se déclenche certaines péripéties.
Les personnages secondaires ont également évolué. On retrouve certains protagonistes du premier volet comme le fou, Umbre, Astérie, Burrich, mais d’autres viennent aussi alimenter et colorer le récit comme le prince Devoir, Lourd, Trame, Leste, la narcheska Elliania, Ortie, etc.
Le style d’écriture est très agréable : il est fluide, doux et se lit très bien. Malgré les longueurs, l’auteur arrive toujours à maintenir le suspens, à nous faire tourner la page pour connaître la suite des événements. On s’insère dans son univers fantasy sans aucun souci même si la relation Prophète blanc/Catalyseur m’a paru nébuleux et confus. J’ai beaucoup aimé la fin de l’histoire, car il reste tout un pan de mystères que l’auteur n’a pas éclairci.
Une bouffée de nostalgie m’envahit à la fin de ce commentaire, car je quitte définitivement cette saga qui m’a apporté beaucoup de bonheur pendant plus de trois semaines ! Un grand merci à Robin Hobb pour son talent et son travail !
Pour les amateurs de fantasy, je conseille vivement la lecture de cette saga !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’assassin royal (Tome 1 à 6) – Le peuple des rennes (Tome 1 à 2)