Témoin indésirable

Fiche identité

  • Titre du livre : Témoin indésirable
  • Auteur : Agatha Christie
  • Nombre de pages : 251
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1958

Résumé

Deux ans après les faits qui ont condamné Jack Argyle, le Dr. Calgary se présente chez la famille et se dit être le principal témoin dans cette affaire. Il prouve ainsi, bien que trop tard, l’innocence de ce dernier, accusé du meurtre de sa mère adoptive. Mais alors, qui est le coupable ?

Avis    

Je continue toujours mon projet de lire l’intégrale des œuvres d’Agatha Christie.
Le résumé nous indique une grande partie de l’intrigue donc je ne donnerai aucun autre détail, mis à part que ce n’est ni une enquête d’Hercule Poirot ni de Miss Marple.
C’est un point qui mérite une attention, car pour ma part, j’ai eu l’impression de tourner en rond au cours de la lecture. Il y a de multiples points de vue qui viennent au fur et à mesure compléter le récit et étoffer l’intrigue. Mais ce système engendre beaucoup de répétitions et quelques longueurs, qui font qu’on s’essouffle un peu vers le milieu du livre. On se doute bien que le vrai meurtrier de Mme Argyle est un de ses proches, le tout est de savoir lequel et pourquoi. Est-ce l’époux délaissé, pressé de se marier avec sa jeune et belle secrétaire ? Ou bien un enfant adopté, plein de rancœur d’avoir été arraché à ses parents naturels ? Ou un étranger venu solliciter une aide et qui serait devenu violent ? Ou bien l’employée dévouée qui serait prise d’une crise de démence ?
L’auteur décortique chacun des personnages, son caractère, ses liens avec la victime et c’est intéressant de voir à quel point les secrets de famille sont nombreux.
L’histoire est linéaire et sans grande surprise. Je suis habituée au style d’Agatha Christie, surtout ces fameux huis-clos et ces rebondissements de dernière minute qui finissent par devenir des ingrédients systématiques à chaque roman.
Le style d’écriture est simple, agréable et clair comme d’habitude. Ce n’est pas une enquête mémorable, mais une lecture-détente, sans prise de tête !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoireLe chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le train de 16h50 – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mort –  Tant que brillera le jourTémoin à charge – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu 

Miss Mackenzie

Fiche identité

  • Titre du livre : Miss Mackenzie
  • Auteur : Anthony Trollope
  • Nombre de pages : 512
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1865

Résumé

Cette histoire se déroule dans l’Angleterre du XIXème siècle. Miss Mackenzie, une vieille fille de trente-cinq ans, reçoit inopinément un héritage. Soudain, les prétendants qui étaient aux abonnés absents auparavant, affluent.

Avis     

La magie des livres, particulièrement des classiques, est de nous emmener dans cet espace-temps où plus rien n’existe à part l’histoire. Dès les premières pages, j’étais happée par cette ambiance unique de l’Angleterre victorienne et j’étais ballottée entre Londres et Littlebath, avec pour amie intime Miss Mackenzie.
J’ai adoré cette histoire de bout en bout et j’en suis ressortie avec le sourire aux lèvres, avec l’impression d’avoir traversé avec elle toutes ces péripéties : tout débute par un héritage inespéré qui propulse Margaret dans la ligne des futures épouses intéressantes. Eh oui, car une femme, même légèrement défraîchie et avec peu de charme, reste attirante dans la mesure où elle dispose désormais de huit cents livres de rente. Les prétendants se bousculent et s’ingénient à lui mettre le grappin dessus.
L’auteur s’attache à décrire avec finesse et ironie la psychologie des personnages principaux. Si Margaret est naïve, une vraie oie blanche, elle reste généreuse et humble, ce qui fait d’elle un personnage attachant. Les autres protagonistes sont très bien travaillés : John Ball, le cousin démuni et obsédé par les cours de bourse, Samuel Rubb Jr, l’associé de son frère, M. Maguire le vicaire (pour qui je voue une haine particulière !), Sarah Mackenzie sa désagréable belle-sœur, Lady Ball une vieille femme hautaine et stupide (que je déteste aussi) etc. Vous l’avez deviné, vous rencontrerez des gens cupides, filous, malhonnêtes, généreux, sympathiques et égoïstes !
Trollope raille aussi la société victorienne de l’époque, avec ses normes et ses carcans rigides. Le statut des femmes est fortement limité, mariée ou non, sauf que le mariage apporte une certaine considération et moins de solitude. Les différences de classes sociales jouaient un rôle significatif : par exemple épouser un commerçant pour une famille de nobliaux était considéré comme une terrible mésalliance. De même, l’argent avait un rôle crucial et justifiait une union, qu’importe l’amour, surtout pour un homme sans fortune. Finalement, on se rend compte que la nature humaine et les considérations matérielles restent les mêmes quelle que soit l’époque.
Le style d’écriture est riche mais agréable, fluide, avec plein d’humour et d’ironie. L’auteur maîtrise pleinement le rythme de son récit sans laisser la moindre longueur.
Voilà, que dire d’autre à part que la littérature anglaise du XIXème siècle est merveilleuse et qu’on y trouve souvent des pépites d’or qui procurent un réel bonheur. Je vous recommande vivement cette lecture !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La cure de Framley – L’ange d’AyalaLe cousin HenryLe docteur ThorneLes tours de Barchester