Le train bleu

Fiche identité

  • Titre du livre : Le train bleu
  • Auteur : Agatha Christie
  • Nombre de pages : 283
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1928

Résumé

Ruth, fille d’un millionnaire américain et mariée à un lord anglais, fait face à de graves problèmes conjugaux.  Cette dernière décide alors de quitter la Grande-Bretagne et de rejoindre son amant sur la Riviera. Lors de son voyage, elle emmène avec elle des rubis d’une valeur inestimable, offerts par son père. Mais quelqu’un l’assassine dans le train… Crime passionnel ou vol ?

Avis    

Suite à une émission que j’ai écoutée à la radio sur  Agatha Christie,  j’ai eu une forte envie de lire ses oeuvres. Évidemment, j’en avais déjà lu quand j’étais adolescente, mais j’ai oublié la plupart des histoires. Cette fois-ci, grâce à mon blog, j’espère pouvoir en retenir quelques-unes. Je recommande ce type de lecture  pour les gens qui sont effrayés par les gros pavés, ou qui n’ont pas le temps d’en lire et qui préfèrent profiter d’histoires courtes et, en même temps, intéressantes.
Je suis fascinée par le talent de l’auteur : elle arrive à semer le doute dans notre esprit et, jusqu’à la fin du livre, c’est quasi impossible de deviner le mobile et l’auteur du crime. J’ai pourtant tenté, au fur et à mesure de la lecture, de noter les détails et d’élaborer des hypothèses, mais sa façon d’écrire est époustouflante. On navigue entre plusieurs idées : le meurtre par un mari ruiné qui serait bien content de récupérer sa part d’héritage, le vol des rubis par un amant qui a une réputation d’escroc, une rivale amoureuse jalouse… Je n’en dirai pas plus pour laisser le suspense et vous donner envie de lire cet ouvrage. En outre, je trouve que le personnage d’Hercule Poirot est très sympathique malgré ses manies et son ego démesuré. Avec aussi peu d’éléments à portée de main, il arrive, grâce à une logique et une méthode infaillible à démasquer le meurtrier.
Le style d’écriture est assez agréable et très fluide, surtout parce qu’il est composé essentiellement de dialogues. Néanmoins, on arrive à déceler entre les lignes quelques moeurs de l’époque, notamment les rôles octroyés aux  femmes (épouse, amante, courtisane, actrice, demoiselle d’honneur), la façon dont elles sont vues une fois passé un certain âge…
À lire ? Pourquoi pas ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire – Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train de 16h50 – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour – Témoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu 

Une journée d’Ivan Denissovitch

Fiche identité

  • Titre du livre : Une journée d’Ivan Denissovitch
  • Auteur : Alexandre Soljenitsyne
  • Nombre de pages : 184
  • Édition : Julliard
  • Année de publication : 1962

Résumé

Ivan Denissovitch, appelé communément Choukhov, a été déporté au goulag pour « trahison de la patrie ».  Il nous raconte une journée ordinaire dans le camp : le lever matinal, les contrôles des surveillants, le travail harassant…

Avis     

Avant de commencer ce commentaire, je tiens à m’excuser, car cela fait plus d’un mois que je n’ai pas mis à jour mon blog. C’est en partie à cause de belles vacances, des révisions fatigantes et des partiels assez difficiles.
Ce livre a été applaudi par les critiques et a été vivement apprécié. Globalement, je trouve qu’il était bien, mais j’ai du mal à mettre une note supérieure. C’est vrai que l’histoire est très réaliste, d’autant plus que l’auteur a passé plusieurs années au goulag et qu’il arrive à rendre l’atmosphère de l’endroit. On sent presque le froid qui soufflait sur le visage des zeks, leurs mains gelées, la faim qui les tenaillait, la fatigue dans les muscles après une dure journée de travail. C’est encore plus réaliste car le livre n’est pas coupé en chapitres et on a l’impression de suivre Choukhov tout au long de la journée.
On découvre aussi l’absurdité de ce système : les détenus comptés au moins dix fois par jour dans un froid de – 25 degrés, les tâches ingrates imposées afin de les occuper durant la journée, la nourriture immonde (même les animaux sont mieux nourris), les règlements intérieurs moyenâgeux qui les envoient au cachot une fois sur deux… J’ai eu le coeur serré en lisant le livre et en pensant à tous ces gens qui ont subi, souvent malgré eux, ce traitement inhumain pendant au moins dix ans.
Mais malgré toutes ses qualités, je n’ai pas totalement adhéré aux critiques élogieuses des autres sites. En effet, il y avait une sensation de vide en lisant l’ouvrage, comme si l’auteur exposait uniquement des faits bruts sans chercher à y mettre un peu d’émotion. Cela explique sûrement pourquoi j’ai eu du mal à m’attacher au personnage principal, ni à comprendre ses motivations lorsqu’il travaillait d’arrache-pied. J’avais envie qu’il se batte et qu’il se révolte alors que Choukhov, lui, tentait de survivre au jour le jour.
De plus, la partie sur la maçonnerie m’a profondément ennuyé, et j’ai trouvé le style d’écriture difficile, surtout parce qu’il utilisait le parler des paysans soviétiques.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La maison de Matriona – Le pavillon des cancéreux