Les cosaques

Fiche identité

  • Titre du livre: Les cosaques
  • Auteur: Léon Tolstoï
  • Nombre de pages: 320
  • Édition: Folio

Résumé

Olénine quitte la vie mondaine de Moscou pour s’exiler volontairement dans le Caucase. Il y a découvre la vie rude et simple des Cosaques.

Avis     

Cela fait plusieurs années que je n’ai pas lu cet auteur qui est pourtant un de mes préférés.
Ce livre, au rythme lent et doux, décrit avec beaucoup de précision la vie des Cosaques du temps de l’auteur. Le personnage principal, Olénine, las des fastes de Moscou et surtout criblé de dettes, s’exile dans un petit village du Caucase.
Au contact des habitants, il va découvrir une existence plus champêtre : les journées interminables de chasse, le travail des champs, les soirées arrosées du village, la culture guerrière cosaque où les batailles contre les abreks sont un signe de triomphe. De plus, la beauté de Marianna, la fille de sa logeuse, lui fait tourner la tête.
Olénine est rongé par l’indécision : il ne se sent plus à sa place dans son ancienne vie faite de frivolités. En même temps, il envie à ces gens leur existence simple, paisible et au contact de la nature. Le personnage principal idéalise un peu ce paradis perdu mais se sent presque « impur » d’y être. Il se pose beaucoup de questions sur le sens de la vie : même si ce roman n’atteint pas l’envergure d’Anna Karénine au moment des monologues de Lévine, on sent déjà le questionnement philosophique de l’auteur.
J’ai aimé particulièrement les détails très réalistes sur la vie des Cosaques, le style d’écriture riche et limpide.
C’est un court roman classique à découvrir, et qui peut être un bon moyen d’entrer dans l’œuvre unique et sans égale de Tolstoï.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Anna KarénineGuerre et paixLa mort d’Ivan IlitchLa sonate à Kreutzer – Le bonheur conjugal – Le diable

La maison de Matriona

Fiche identité

  • Titre du livre: La maison de Matriona
  • Auteur: Alexandre Soljenitsyne
  • Nombre de pages: 304
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

Ce livre comporte trois nouvelles de l’auteur : «La maison de Matriona », « L’inconnu de Krétchétovka » et  « Pour le bien de la cause ».

Avis     

Ces trois nouvelles se déroulent en U.R.S.S. et décrivent les conditions de vie à cette époque.
Il y a le froid et la faim qui tenaillent, les kolkhozes où les gens devaient obligatoirement travailler, les dénonciations policières arbitraires et les fonctionnaires issus de comités qui décident d’allouer un bâtiment construit par des étudiants durant les vacances.
A travers ces trois nouvelles, l’auteur dénonce l’injustice qui régnait à cette époque. Elle est d’autant plus flagrante que les personnages sont impuissants et ne peuvent pas se défendre. Pour Matriona, comment éviter l’amputation presque forcée de sa maison par son beau-frère ?  Pour l’inconnu de la gare, une simple impression désagréable du lieutenant Zotov a peut-être brisé son existence ? Pour les étudiants qui se sont acharnés à construire le nouveau lycée,  quelles voies de recours possible contre cette décision administrative ?
Malgré toutes ses qualités, je n’ai pas mis une note supplémentaire. Je trouve que le style d’écriture est peu accessible, la faute peut-être à une mauvaise traduction. Il y a une abondance de personnages, avec des noms plus ou moins semblables, si bien que je me suis perdue. J’ai eu du mal à entrer dans chaque histoire.
Autant Alexandre Soljenitsyne excelle dans les gros pavés, autant dans les nouvelles, il semble manquer d’envergure et d’espace pour tout raconter. Pour conclure, je suis déçue et mets une note passable.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le pavillon des cancéreuxUne journée d’Ivan Denissovitch