La maison de Matriona

Fiche identité

  • Titre du livre: La maison de Matriona
  • Auteur: Alexandre Soljenitsyne
  • Nombre de pages: 304
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

Ce livre comporte trois nouvelles de l’auteur : «La maison de Matriona », « L’inconnu de Krétchétovka » et  « Pour le bien de la cause ».

Avis     

Ces trois nouvelles se déroulent en U.R.S.S. et décrivent les conditions de vie à cette époque.
Il y a le froid et la faim qui tenaillent, les kolkhozes où les gens devaient obligatoirement travailler, les dénonciations policières arbitraires et les fonctionnaires issus de comités qui décident d’allouer un bâtiment construit par des étudiants durant les vacances.
A travers ces trois nouvelles, l’auteur dénonce l’injustice qui régnait à cette époque. Elle est d’autant plus flagrante que les personnages sont impuissants et ne peuvent pas se défendre. Pour Matriona, comment éviter l’amputation presque forcée de sa maison par son beau-frère ?  Pour l’inconnu de la gare, une simple impression désagréable du lieutenant Zotov a peut-être brisé son existence ? Pour les étudiants qui se sont acharnés à construire le nouveau lycée,  quelles voies de recours possible contre cette décision administrative ?
Malgré toutes ses qualités, je n’ai pas mis une note supplémentaire. Je trouve que le style d’écriture est peu accessible, la faute peut-être à une mauvaise traduction. Il y a une abondance de personnages, avec des noms plus ou moins semblables, si bien que je me suis perdue. J’ai eu du mal à entrer dans chaque histoire.
Autant Alexandre Soljenitsyne excelle dans les gros pavés, autant dans les nouvelles, il semble manquer d’envergure et d’espace pour tout raconter. Pour conclure, je suis déçue et mets une note passable.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le pavillon des cancéreuxUne journée d’Ivan Denissovitch

La dame au petit chien et autres nouvelles

Fiche identité

  • Titre du livre: La dame au petit chien et autres nouvelles 
  • Auteur: Anton Tchekhov
  • Nombre de pages: 400
  • Édition: Gallimard

Résumé

Ce livre est un ensemble de quinze nouvelles de l’auteur russe Anton Tchekhov autour du thème des femmes.

 Avis     

S’il y a bien une chose que je referai dans ma brève existence de lecteur, c’est lire Anton Tchekov beaucoup plus tôt. A travers ces nouvelles, j’ai découvert cet auteur russe hors du commun qui, à mes yeux, dispose d’un talent époustouflant ! Qu’est-ce que c’est beau, fin et magnifiquement écrit ! L’auteur a une maîtrise parfaite de la description et de la narration. En quelques mots, minutieusement choisis, il nous transporte doucement dans l’ambiance de chaque nouvelle et nous partage les émotions et les sentiments de chacun des protagonistes. Chaque nouvelle a son propre ton, sa musicalité et sa poésie. On dirait un tour de magie tellement la sensation est surnaturelle !
L’éditeur a fait le choix de rassembler dans cet ouvrage des nouvelles avec un socle commun : il s’agit de portraits de femmes magnifiquement ciselés au point qu’on a l’impression de les côtoyer et de les connaître le temps d’un bref instant.
Ces portraits sont divers et variés mais traitent globalement de femmes malheureuses dans leur foyer, de femmes frivoles et égoïstes qui ne pensent qu’à leur propre plaisir, de femmes éperdument amoureuses, de femmes d’une rare beauté dans des patelins perdus, de femmes tenaillées par la solitude, la nostalgie ou le regret etc. J’aimerai décortiquer ici chacune de ces nouvelles mais cela prendra trop de place, ce qui n’est pas le but recherché. Toujours est-il que pour vous donner envie, c’est comme si on ouvrait une boîte de chocolats raffinés et que l’on déguste chaque pièce unique avec un plaisir infini !
Vous l’avez deviné : je suis enchantée et je rêve de découvrir l’intégralité de l’œuvre de cet auteur ! Pour conclure, je considère que c’est un ouvrage indispensable à lire pour les passionnées de nouvelles ainsi que pour les amoureux de la littérature russe ! Spasibo Maestro Tchekhov !