Le meilleur des mondes

Fiche identité

  • Titre du livre : Le meilleur des mondes
  • Auteur : Aldous Huxley
  • Nombre de pages : 284
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1932

Résumé

L’auteur nous situe dans un monde utopique. Les hommes sont créés grâce au clonage et se subdivisent en cinq catégories. Chaque hiérarchie, et donc chaque individu, est conditionné, depuis sa conception, pour un certain type de tâche et un certain mode de vie, ce qui a permis de créer une société stable et uniformisée.

Avis     

Après plusieurs jours d’absence causés par quelques contrôles, je reviens de nouveau pour vous présenter un ouvrage que j’ai lu assez rapidement. Je ne suis pas du tout fan de science-fiction, mais j’ai évidemment entendu parler de ce célèbre ouvrage et je me suis dit qu’il était temps de le lire.
Concernant le style d’écriture, il est assez difficile, quelquefois indigeste. Au début, j’étais assez déroutée par les descriptions sur tous les mécanismes et sur la présentation globale de l’univers. L’auteur n’est pas assez clair et j’ai vraiment eu du mal à imaginer tout cet enchevêtrement de tubes, tuyaux, armoires, produits, etc. Ensuite, j’ai l’impression qu’il n’y a pas de personnages dans ce livre. Certes, on en croise quelques-uns et une petite intrigue se noue, mais c’est trop vague, trop rapide et on n’arrive pas à s’attacher à l’un d’eux ni même à ressentir quelque chose. Il n’y a pas d’émotions, juste de la description, comme si on regardait un documentaire.  Je n’ai pas apprécié non plus la tournure quasi-tragique du livre et les citations de Shakespeare disséminées ici et là.
Mais, globalement, le livre est très intéressant si l’on ne s’attarde pas sur ces « détails ». Il nous décrit un monde utopique, mais qui me paraît plus proche que jamais. C’est vrai que nous ne sommes pas des clones, mais nous sommes autant conditionnés qu’eux à acheter, à consommer, à aller au cinéma, à désirer des gadgets de plus en plus compliqués, à rester éternellement jeune… Ce livre, écrit en 1930, dénonce non seulement les dérives de la science, mais aussi tout système qui tend à uniformiser l’individu et à lui ôter sa liberté de penser et sa liberté d’être différent. C’est difficile à lire, mais c’est troublant…
Une citation pertinente que j’ai pu relever : « le but de la vie n’est pas le maintien du bien-être mais quelque renforcement, quelque raffinement de la conscience, quelque accroissement du savoir ».

Le dernier jour d’un condamné

Fiche identité

  • Titre du livre : Le dernier jour d’un condamné
  • Auteur : Victor Hugo
  • Nombre de pages : 97
  • Édition : Librio
  • Année de publication : 1829

Résumé

L’auteur nous décrit les états d’âme qui envahissent un coupable condamné à mort. On suit le cheminement de ses pensées depuis l’annonce de son jugement jusqu’à son exécution.

Avis    

Le titre du livre n’a rien de joyeux et l’histoire non plus n’a pas l’air palpitante. Pourquoi donc lire des histoires aussi tristes alors que la lecture est censée nous divertir et nous égayer ? Je répondrai que la lecture est aussi un moyen de développer son sens critique, sa propre façon de penser et de se poser des questions sur ce qui nous entoure.
Ce livre est éprouvant, car on ressent page après page, minute après minute, toutes les émotions du condamné à mort : le choc en apprenant sa mort prochaine, l’espoir qui le maintient en vie, la haine, la colère, la tristesse, le chagrin. On ne connaît ni son nom ni son crime, mais c’est impossible de ne pas avoir un peu de compassion ou de pitié pour cet homme. Car, ici, la vraie torture n’est pas la souffrance physique : il sait qu’elle est inévitable, mais combien de temps ? Une minute ? Une demi-seconde ?
L’auteur est assez malin, car il ne se focalise pas sur la nature du crime (que d’ailleurs, on ne saura jamais) mais surtout sur la souffrance morale infligée au prisonnier : l’angoisse du temps qui passe, la pensée qu’on ne reverra plus jamais les gens qu’on a aimés, qu’on ne sentira plus le soleil chauffer sur la peau ni l’odeur des fleurs, que le nom de la famille sera traîné dans la boue. Certes, vous allez me dire : il a commis un crime et il doit payer ! Un être humain, par la seule force de son jugement, a-t-il le droit d’ôter la vie d’un autre homme ? Ce livre nous fait réfléchir sur la pertinence de la peine de mort, qui existe toujours dans certains pays. J’ai mon avis sur ce point et Victor Hugo a renforcé en partie mes convictions.
Le style d’écriture est très beau, souvent très poétique. Les descriptions sont magnifiques et sont à couper le souffle. En le lisant, on a l’impression de voir des images de Paris défilées sous nous yeux. L’auteur arrive à nous restituer non seulement les paysages, l’ambiance, les couleurs, mais aussi les sentiments. Une partie qui m’a extrêmement choquée : ce genre de condamnation était un vrai spectacle où tout le monde se bousculait pour avoir les meilleures places. Je n’arrive pas à comprendre le plaisir qu’on peut avoir en voyant la tête d’un homme coupée en deux !
Un point négatif ? J’ai trouvé que c’était trop court ! Malgré ce léger défaut, j’estime que c’est un livre qui mérite amplement sa place parmi les chefs-d’œuvre !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : HernaniLes Misérables