Mrs McGinty est morte

Fiche identité

  • Titre du livre : Mrs McGinty est morte
  • Auteur : Agatha Christie
  • Nombre de pages : 294
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1952

Résumé

À la demande de son ami, le commissaire Spence, Hercule Poirot va enquêter sur le meurtre de Mrs McGinty.

Avis    

Quitte à me répéter, je vous affirme que lire Agatha Christie est un vrai plaisir pour moi. Peut-être que cela me rappelle les après-midi de dimanche, passés à chiner dans la vieille armoire de ma grand-mère et à lire ces vieux romans d’Agatha Christie pleins de poussière. Revenons à nos moutons !
Il s’agit ici d’une enquête menée par Hercule Poirot. Dans cette histoire, il était quasi-insupportable, tellement il enflait d’orgueil et de vanité. C’était risible et souvent ridicule !!! Mais, même-lui sera confronté à une intrigue compliquée.
Au premier abord, le cas semble banal : une vieille femme de ménage, assassinée chez elle. On lui a volé les 30 livres qu’elle cachait sous sa lame de plancher et le suspect n°1 est James Bentley, son pensionnaire qui avait de grosses difficultés financières. Elle ne transmet aucun héritage conséquent à sa famille proche ; elle n’a ni ennemi(e)s ni mari jaloux ; encore moins un amant ou un passé obscur… En gros, rien ne pourrait justifier son meurtre sauf la folie de James Bentley. Mais un indice minuscule va mettre Hercule Poirot sur la voie. Et sous le vernis apparemment propre du petit village de Broadhinny se cache bien des secrets. Quel suspens ! Quels retournements de situation ! Des dizaines de scénarios se sont échafaudés dans ma tête et la fin fut magistrale. Je n’en dirais pas plus, mais là, la reine du crime m’a encore mystifiée et embourbée !
Pas de changement au niveau du style d’écriture qui reste fluide, simple et agréable, comme d’habitude.
Une très belle enquête à lire au coin du feu !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire – Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le train de 16h50 – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour – Témoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu 

L’éveil de la glèbe

Fiche identité

  • Titre du livre : L’éveil de la glèbe
  • Auteur : Knut Hamsun
  • Nombre de pages : 315
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1917

Résumé

Isak est un pionnier. Il s’installe dans une région sauvage de Norvège et y construit, grâce à un travail acharné, son exploitation agricole. Quelque temps après, Inger vient l’aider et devient son épouse.

Avis    

Ce livre ne se démarque pas de mes précédentes lectures au niveau du thème global: il s’agit toujours de l’histoire du destin d’un homme. Après Okwonko et Robert Neville, nous suivons Isak… Mais où sont donc partis les bouquins avec mes héroïnes préférées ? Ce type de lecture ne me ressemble pas trop, ce qui explique la note passable.
L’histoire est divisée en deux grandes parties, centrée essentiellement sur la vie d’Isak. On découvre les conditions de vie des fermiers de cette région, où ils sont soumis au dur travail quotidien de la terre, rythmé par les saisons. À travers le couple Isak/Inger, nous suivons leurs lots de tragédies, de peines et d’erreurs ainsi que ceux de leurs proches voisins. Il y a quelques moments angoissants, lorsque l’auteur aborde le sujet de l’infanticide, mais finalement, ce sujet ne prend pas une grande place.
L’objet principal du livre est la description de la vie routinière et laborieuse des colons. L’auteur oppose leur mode de vie à ceux des citadins, des commerçants et des exploitants de la mine de cuivre. Isak est le modèle : un homme travailleur qui ne ménage pas ces forces pour cultiver et agrandir son domaine ; un homme simple et serein qui vit au contact de la nature. Les personnes qui lui sont opposées seraient Brede, son voisin, qui au lieu d’exploiter sa propriété court après des mirages censés lui apporter une fortune immédiate ; ou même son propre fils Eleseus qui le décevra beaucoup. Tout le long du livre, on sent cette opposition, cette comparaison et cette apologie de la nature.
La place réservée aux femmes m’a gênée dans cette histoire : Isak accepte Inger, car elle est une aide précieuse pour la ferme, et ce, malgré son bec-de-lièvre. Barbro est aussi presque dans le même schéma. Elles sont traitées comme de la main-d’œuvre « gratuite » et « disponible » (dans tous les sens du terme). Même lorsqu’elles commettent l’irréparable, les hommes préfèrent fermer les yeux par peur de perdre une force de travail nécessaire pour le fonctionnement de la ferme.
Son style d’écriture est simple, avec des phrases courtes. Ce n’est pas une lecture qui m’a envoûté : je n’ai pas eu envie d’aller en Norvège et bien souvent, je trouvais ce rythme et la trame du récit long et ennuyeux. J’en garde un souvenir mitigé, et même si parfois, j’étais tenté d’arrêter la lecture, quelque chose m’a retenu jusqu’au bout. Peut-être suis-je passée à côté d’un chef-d’œuvre ?
En tout cas, je ne vous recommande pas cette lecture.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La faim