Les grues volent vers le sud

Fiche identité

  • Titre du livre : Les grues volent vers le sud
  • Auteur : Lisa Ridzén
  • Nombre de pages : 423
  • Édition : La Peuplade
  • Année de publication : 2024

Résumé

Cette histoire se déroule en Suède. Bo n’a plus beaucoup de temps devant lui. Son quotidien est rythmé par les soins quotidiens des aides-soignantes, les brèves promenades avec son chien Sixten et les visites de son fils Hans. 

Avis    

C’est grâce à un réseau social connu que j’ai entendu parler de ce livre. Tout le monde en disait tellement de bien que je me suis laissée tenter par l’aventure. Nous allons suivre Bo, un Suédois en fin de vie dont le quotidien tourne autour des soins prodigués par les aides à domicile, des promenades avec son chien Sixten et des visites de son fils Hans. Au début, le récit tourne un peu en rond, car il est très répétitif. J’ai essayé de m’accrocher, d’autant plus que Bo est un vieil homme un peu grincheux, solitaire et bougon, donc il n’était pas très attachant. On découvre ses souvenirs avec sa femme, sa vie quotidienne, ses espoirs, l’amour qu’il porte à son chien Sixten, les relations difficiles qu’il entretient avec son fils Hans.
C’est dur de voir un homme sur le déclin, de voir qu’il est obligé de porter une couche pour garder le peu de dignité qui lui reste, de découvrir qu’il ne peut plus
prendre de décisions basiques sur sa vie, comme garder son chien. Tout le monde sait ce qui est bon pour lui, et lui est là, vivant mais sans voix. C’est un roman sur la vieillesse, sur la fin de vie qui nous rappelle que ce sera potentiellement un passage pour chacun de nous. Comme je le disais, je me suis un peu ennuyée devant la répétition des événements quotidiens, devant les souvenirs de cette vie banale, quand soudain la fin est arrivée. Les dix dernières pages ont été très émouvantes. C’est la fin qui a fait basculer cette note.
Le style d’écriture est sobre, doux et agréable. Bref, c’est un livre qui mérite le détour ! 

La princesse des glaces

Fiche identité

  • Titre du livre : La princesse des glaces
  • Auteur : Camilla Läckberg
  • Nombre de pages : 381
  • Édition : Actes Sud 
  • Année de publication : 2003

Résumé

Un matin, le voisin en charge des menus travaux dans une maison découvre une jeune femme morte, gelée dans sa baignoire. Si l’hypothèse d’un suicide est retenue au début, elle est vite écartée.
Ericka Falck, qui s’installe provisoirement à Fjällbacka, un petit bourg situé sur la côte ouest de la Suède, fait partie des témoins. Elle va mener son enquête de son côté.

Avis     

J’ai entendu tellement d’éloges sur les polars scandinaves donc je m’attendais à un roman exceptionnel. Hélas, je termine celui-ci avec une vive déception. Ce livre traîne en longueur et il aurait pu être amputé d’au moins cent cinquante pages. À côté de l’enquête, on va suivre les péripéties amoureuses d’Ericka, si bien que le lecteur ne sait plus très bien si on lit une romance ou une enquête sur un crime macabre. Autant les éléments de l’enquête sont passionnants, autant le reste était fastidieux et ennuyeux à mourir. C’est dommage que cette enquête soit polluée par les considérations quotidiennes et amoureuses d’Ericka : quels dessous vais-je mettre pour ce rendez-vous ? Va-t-on faire l’amour ? Combien de kilos ai-je pris sur la balance ?
Quoiqu’il en soit, si on se focalise exclusivement sur l’enquête, c’est intéressant. L’auteur distille au fur et à mesure les indices. Mais un détail m’a mis la puce à l’oreille et j’ai ensuite élaboré mes propres hypothèses, qui pour une fois, n’étaient pas si éloignées du récit. Une belle imagination, un mobile qui tient la route, un policier sympathique et courageux, des personnages pathétiques dans leur choix, voilà le cocktail que vous allez découvrir.
Le style d’écriture est simple, souvent lent et lourd quand l’auteur s’attarde trop sur des détails qui n’apportent rien à l’intrigue. Je trouve même que certaines syntaxes sont maladroites et bancales.
Pour conclure, c’est un polar à l’eau de rose (à défaut de trouver un qualificatif plus adéquat), un mélange indigeste qui ne passe pas. J’espère que les autres romans de cette série ne sont pas dans la même veine sinon je laisse tomber la suite.