Les chaussures italiennes

Fiche identité

  • Titre du livre: Les chaussures italiennes 
  • Auteur: Henning Mankell
  • Nombre de pages: 384
  • Édition: Points

Résumé

Fredrik Welin vit seul sur une île déserte depuis plusieurs années, avec pour seule compagnie un chat et un chien.  De temps en temps, le facteur de l’archipel passe mais leurs échanges sont très brefs. Son quotidien morose et solitaire est bouleversé par l’arrivée de Harriet, une femme qu’il a abandonnée brusquement quarante ans plus tôt. 

Avis     

C’est le second livre que je lis de cet auteur. Ce n’est pas une enquête policière mais une fiction assez triste.
Fredrik choisit volontairement de s’éloigner de toute relation humaine et vit comme un ermite sur une île déserte. Lorsque son passé le rattrape, il ne pourra pas s’échapper une fois de plus. Harriet, une ancienne petite amie qu’il a brusquement quitté, réapparaît et sera l’élément perturbateur de la fin de sa réclusion.
L’ambiance de ce récit est assez triste et lugubre. Les personnages de ce récit sont tous des écorchés vifs, des êtres blessés qui se raccrochent les uns aux autres : Fredrik, après une bavure médicale, quitte sa profession de médecin ; Harriet atteinte de cancer est en phase terminale ; Louise, une femme militante activiste et férue de peinture italienne, vient de découvrir son passé; Agnès, après l’accident qui l’a rendu handicapée, héberge des adolescente en difficulté etc.
Si vous avez un accès de déprime, ce livre ne fera que l’accentuer : il est question de lâcheté, de pardon, de maladie incurable et de temps perdu aussi. Il ne se passe pas grand chose si ce n’est le temps qui s’écoule, le passé qui revient mais il est souvent trop tard à ce moment-là pour changer quelque chose.
Le ton est mélancolique et le rythme assez lent. Le style d’écriture est sobre, presque froid comme les paysages suédois enneigés qu’il décrit. Je n’ai pas été conquise par ce récit avec des accents un peu trop glauques.
Néanmoins, il permet de voir cet auteur de polar sous un autre jour ! A lire avec une tablette de chocolats à côté de soi !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Meurtriers sans visage 

Sinouhé l’Egyptien

Fiche identité

  • Titre du livre: Sinouhé l’Egyptien
  • Auteur: Mika Waltari
  • Nombre de pages: 990
  • Édition: Folio

Résumé

Cette histoire se déroule au cours de l’Egypte ancienne. Sinouhé, un enfant trouvé au bord du Nil, nous raconte sa vie.

Avis     

Quand le quotidien est morose, qui ne rêve pas d’aventures lointaines ? Ce pavé, divisé en deux parties distinctes, nous raconte les aventures de Sinouhé.
La première partie commence par son enfance dans les bas-quartiers de Thèbes, en compagnie d’un père médecin. Il embrasse lui-même cette profession jusqu’au drame qui le conduira à errer de pays en pays, en quête de savoirs et pour oublier ses méfaits. Il voyagera ainsi dans le royaume de Mitanni, chez les Hittites, à Babylone, en Syrie, en Crète et vivra toutes sortes d’aventures en compagnie de son fidèle esclave.
La seconde partie raconte son retour en Egypte, où il devient un proche du pharaon Akhénaton. Nous suivrons l’apogée de son règne puis ensuite la longue décadence de l’Egypte, affaiblie par les idées religieuses de ce monarque.
Mais pourquoi ne pas avoir mis une note plus élevée ? Le personnage principal n’est pas attachant : sans être antipathique, je le trouve naïf et plein de contradictions. Chaque fois qu’il fait quelque chose, c’est toujours dans l’excès sans tirer parti de ses erreurs ensuite. On s’étonne qu’à chaque fois, il répète le même cycle pour ensuite se lamenter et geindre sans fin sur ses malheurs. Ensuite, bien que ce soit le contexte historique de l’époque, sa manie de battre sans cesse son esclave, m’a horripilé.
Le style d’écriture est assez plat, parfois lourd et compassé. C’est dommage d’autant plus que les contrées et les coutumes décrites sont exotiques et donnent envie de revenir dans le temps pour explorer soi-même ces endroits.
C’est un pavé assez dense avec un rythme plutôt lent. Je n’ai pas tiré autant de plaisir que j’escomptais. Dommage !