Le premier amour est toujours le dernier

Fiche identité

  • Titre du livre : Le premier amour est toujours le dernier
  • Auteur : Tahar Ben Jelloun
  • Nombre de pages : 200
  • Édition : Edition du Seuil
  • Année de publication : 1995

Résumé

Tahar Ben Jelloun nous partage ici une vingtaine de nouvelles sur le thème de l’amour et de la sexualité.

Avis    

En 2009, j’avais déjà lu un ouvrage de cet auteur intitulé Partir et je sais que j’en ai gardé un souvenir très mitigé. Quatre ans après, je me replonge dans une ces œuvres en espérant que le thème me plaira mieux. Le titre, très évocateur, fait penser immédiatement à une histoire d’amour orientale et exotique. Quelle déception en apprenant qu’il s’agit seulement d’une vingtaine de nouvelles ! D’ailleurs elles sont de qualités très inégales, c’est à s’arracher les cheveux de dépit !
L’auteur évoque les rapports entre les hommes et les femmes, principalement au Maroc et dans les pays du Maghreb : entre malentendus et incompréhensions réciproques, scènes érotiques, histoires d’adultère et de manipulation, séduction et célibat, mythes et superstitions….
Il plonge parfois dans des envolées lyriques qui m’ont paru souvent très floues. Je me suis profondément ennuyée et il s’en est fallu de peu que je ferme ce recueil de nouvelles sans le terminer. Même si le début semblait prometteur, l’auteur s’essouffle très vite dans le développement de ces intrigues. Il essaie de mêler plusieurs genres : le récit journalistique, les anecdotes racontées au coin des rues, les contes, etc… Mais il n’excelle dans aucun.
J’admets que cette critique est très dure, d’autant plus que Tahar Ben Jelloun est un écrivain connu. Je suis consciente que le travail d’écriture est un exercice difficile, mais je n’ai pas réussi à accrocher et à m’intéresser à ces histoires. Un grand dommage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Partir

Salem

Fiche identité

  • Titre du livre : Salem
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 387
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1975

Résumé

Ben Mears décide de s’installer à Jerusalem’s Lot, une ville où il a vécu durant une partie de son enfance, pour écrire son troisième roman. Mais des événements bizarres se déroulent dans la ville depuis l’arrivée d’un certain Straker.

Avis    

Stephen King fut un des auteurs qui a accaparé toute mon adolescence. J’adorais lire ces romans même si, ensuite, la nuit, je tremblais de terreur sous les draps. Je me souviens vaguement d’avoir lu ce livre, mais il est resté très flou dans ma mémoire. C’est avec une certaine appréhension que je l’ai relu, craignant de perdre la saveur qu’il m’avait donné quand j’avais douze/treize ans.
Eh bien, rien n’a changé. J’étais aussi terrifiée, presque autant que par le passé. Chaque chapitre m’a réservé son lot de surprises, de suspens et d’émerveillement. J’adore comment Stephen King raconte ces histoires : il commence par décrire le quotidien banal de la petite ville de Jerusalem’s Lot, et on a l’impression d’y être comme si on allait aussi boire un café à l’Excellent, ou longer la boutique de meubles fraîchement ouverte de Straker & Barlow, ou s’asseoir à la table de la pension d’Eva Miller, ou participer à un dîner chez les Norton. Je suis arrivée à visualiser nettement chacun des personnages, du livreur de lait à Ben Mears, Susan Norton, Mark Petrie, le père Callahan, Jimmy Cody…
Et puis petit à petit, l’auteur nous enserre dans ses filets et ne nous lâche plus qu’à la fin. Malgré tous les événements cauchemardesques qui défilaient sous mes yeux, j’avais envie de connaître la suite, de savoir s’ils allaient ou non s’en sortir et comment.
Ici, Stephen King nous décrit le mal à l’état pur : des créatures cruelles, abjectes et surnaturelles loin des vampires complètement gnangnans de la mère Meyer (cf. les romans Twilight). Là, je risque peut-être d’aller loin dans mon analyse, mais j’ai senti une réflexion de l’auteur sur la nature du mal. Qu’est-ce que c’est ? Comment peut-on le définir et le représenter ? Est-ce par l’intermédiaire des monstres ou bien ces maisons qui gardent des traces des événements macabres qui s’y sont déroulés ? Ou bien est-ce quelque chose d’encore plus horrible, immonde, presque insupportable pour notre âme humaine ?
Le style d’écriture est fluide, agréable, mais un brin vulgaire. Il y a plusieurs gros mots et quelques scènes très violentes. Il faut aussi noter qu’il évoque beaucoup la religion dans ce livre. Ce n’est pas un livre plein de descriptions macabres, mais plutôt du suspens, du fantastique et bien sûr, le talent de conteur d’un de mes auteurs préférés.
À lire ? Oui, si vous aimez la littérature fantastique/horreur !
Et un conseil d’ami : si vous vous promenez dans le Maine, ne prenez jamais l’embranchement n°12 en direction de Jerusalem’s Lot dès que le soleil se couche.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – Brume – Ça – Coeurs perdus en AtlantideDocteur SleepDolores Claiborne – DômeLa ligne verteLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut – Marche ou crèveMiseryRêves et cauchemarsShining