Marche ou crève

Fiche identité

  • Titre du livre: Marche ou crève
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages: 378
  • Édition: LGF

Résumé

Chaque année, une centaine de jeunes hommes participent à la course « Une longue marche ». Les règles du jeu sont très simples :
– il ne faut pas gêner les autres marcheurs
– il ne faut pas s’écarter de la route principale
– il faut marcher au moins à 6,5 km/h
– il ne faut jamais s’arrêter.
Des militaires sont là pour superviser le déroulement de la course : s’il ne respecte pas ces règles, au bout de trois avertissements, le joueur sera abattu d’une balle dans la tête (ou ailleurs si besoin). Le gagnant est le dernier marcheur. Le prix : recevoir tout ce qu’il souhaite.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Stephen King a toujours été un de mes auteurs préférés, qu’importe ce que disent les critiques sur lui. Ce livre fait d’ailleurs parti de mes favoris !
Le suspens dans cette histoire est insoutenable. Une fois qu’on commence à lire une ligne, on ne peut plus s’arrêter.  L’auteur arrive à rendre de manière très réaliste toutes les émotions qui envahissent Ray Garraty : la peur de mourir, la terreur, la fatigue, le découragement, l’horreur, le dégoût…On respire, on s’essouffle et on souffre en même temps que le personnage principal. Et puis il y a aussi l’espoir de voir l’autre s’écrouler ou se faire abattre froidement, cette joie bestiale de compter tous les concurrents qui tombent comme des mouches.
Et le décor de fond est une foule hystérique, avide de spectacle, inconsciente du risque qu’ils font courir à ces jeunes garçons, indifférente face à leur douleur.
Mine de rien, l’auteur critique indirectement tout un pan de la société, notamment l’élitisme dans certains domaines. Cet ouvrage montre  les réalités et les dérives de notre société actuelle, basée sur une sélection naturelle: seuls le(s) meilleur(s) survivent. Et c’est ce qui est le plus effarant dans cette histoire: le monde où l’on vit n’est pas si éloignée que cela de ce jeu.
Cette course me rappelle l’ambiance des concours (sauf que les moins bons ne sont pas tués mais juste éliminés).
Je n’en dirais plus pour ménager le suspens et pour vous laisser décortiquer cet ouvrage.
 
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