Le fléau

Fiche identité

  • Titre du livre: Le fléau
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages: 1 559
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Un virus fabriqué dans un laboratoire s’échappe et décime une grande partie de la population. Les rares survivants essaient de trouver de nouveaux repères dans ce monde post-apocalyptique où la figure menaçante  d’un homme noir les hante dans leur sommeil.

Avis     

A l’heure où un certain virus vient bouleverser toute la planète, il est bon de se rappeler que certains auteurs avaient écrit bien des années auparavant des scénarios similaires (presque prophétiques diraient certains). Bien sûr, le monde n’est pas à ce niveau de létalité et de chaos mais cette histoire donne à réfléchir.
Quinze ans de cela, je lisais ce livre et je l’adorais. Quinze ans après, je retrouve les mêmes sensations, d’autant plus que je l’ai lu dans la version longue c’est-à-dire avec quatre cent pages de plus.
Que se passe-t-il lorsqu’un virus mortel quitte par erreur le laboratoire secret où il a été fabriqué ? Cette vilaine épidémie de grippe se transforme peu à peu en véritable cauchemar car peu d’individus en réchappent. Le monde bascule dans l’apocalypse. Certaines scènes sont terribles, froides, incisives mais en même temps si cruellement réalistes. Je pense que si cette situation devait arriver, les gens se comporteraient ainsi : les mensonges du gouvernement pour étouffer l’affaire, la fuite éperdue, les cadavres qui jonchent les villes, l’odeur de putréfaction qui plane dans l’air, l’incompréhension et la peur qui taraude les survivants etc.
Une fois l’épidémie passée, il reste une poignée de gens mais l’auteur, dès le début, nous a doucement introduit les personnages principaux que nous allons suivre durant cette histoire. Ils vont se retrouver petit à petit, d’abord parce que la solitude est insupportable et aussi parce qu’ils sont guidés par une vision. S’unir contre une menace, celle de l’Homme noir qui profite du chaos pour asseoir un pouvoir maléfique.
Ce récit se déploie lentement, avec une abondance de détails qui pourrait ennuyer ceux qui ne sont pas familiers avec l’écriture de Stephen King. Pour ma part, j’aime le rythme qu’il emploie pour planter le décor, pour nous faire découvrir les principaux protagonistes, pour nous emmener vers cet affrontement entre le bien et le mal. Cette maladie étant totalement aléatoire, ceux qui restent sont des hommes et des femmes comme vous ou moi : des gens ordinaires, avec leurs qualités, leurs peurs, leurs doutes et leurs faiblesses.
Il y a beaucoup de personnages, de noms et de lieux mais au fur et à mesure, on finit par les connaître et s’attacher à eux : Stu Redman, Fran Goldsmith, Larry Underwood, Nick Andros, Glen Bateman (etc.) vont devenir familiers, un peu comme des voisins sympathiques (ou pas) qu’on croise dès qu’on ouvre le livre, un peu comme une deuxième vie qui s’offre à nous par magie. J’ai vécu cette lecture comme un moment de pause, comme une parenthèse où je pouvais entrer dans un autre monde bien plus effrayant, bien plus sinistre mais en même temps quelle aventure !
Le style d’écriture est fluide mais il y a quand même quelques longueurs, beaucoup de marques citées et des détails superflus. Les péripéties s’enchaînent lentement car l’auteur prend son temps. Ici, ce n’est pas la fin qui compte mais la route parcourue !
Pour conclure, c’est un gros pavé que je recommande aux fans de Stephen King et aux amateurs de science-fiction mélangé avec du fantastique.

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