Salem

King, Stephen - SalemFiche identité

  • Titre du livre: Salem
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages: 387
  • Édition: Pocket

Résumé

Ben Mears décide de s’installer à Jerusalem’s Lot, une ville où il a vécu durant une partie de son enfance, pour écrire son troisième roman. Mais des évènements bizarres se déroulent dans la ville depuis l’arrivée d’un d’un certain Straker.

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Stephen King fut un des auteurs qui a accaparé toute mon adolescence. J’adorais lire ces romans même si, ensuite, la nuit je tremblais de terreur sous les draps. Je me souviens vaguement d’avoir lu ce livre mais il est resté très flou dans ma mémoire. C’est avec une certaine appréhension que je l’ai relu, craignant de perdre la saveur qu’il m’avait donné quand j’avais douze/treize ans.
Eh bien, rien n’a changé. J’étais aussi terrifiée, presque autant que par le passé. Chaque chapitre m’a réservé son lot de surprises, de suspens et d’émerveillement. J’adore comment Stephen King raconte ces histoires : il commence par décrire le quotidien banal de la petite ville de Jerusalem’s Lot, et on a l’impression d’y être comme si on allait aussi boire un café à l’Excellent, ou longer la boutique de meubles fraîchement ouverte de Straker & Barlow, ou s’asseoir à la table de la pension d’Eva Miller, ou participer à un dîner chez les Norton. Je suis arrivée à visualiser nettement chacun des personnages, du livreur de lait à Ben Mears, Susan Norton, Mark Petrie, le père Callahan, Jimmy Cody…
Et puis, petit à petit, l’auteur nous enserre dans ses filets et ne nous lâche plus qu’à la fin. Malgré tous les évènements cauchemardesques qui défilaient sous mes yeux, j’avais envie de connaître la suite, de savoir s’ils allaient ou non s’en sortir et comment.
Ici, Stephen King nous décrit le mal à l’état pur : des créatures cruelles, abjectes et surnaturelles loin des vampires complètement gnangnans de la mère Meyer (cf. les romans Twilight). Là je risque peut-être d’aller loin dans mon analyse mais j’ai senti une réflexion de l’auteur sur la nature du mal. Qu’est-ce que c’est ? Comment peut-on le définir et le représenter ? Est-ce par l’intermédiaire des monstres ou bien ces maisons qui gardent des traces des évènements macabres qui s’y sont déroulés ? Ou bien est-ce quelque chose d’encore plus horrible, immonde, presque insupportable pour notre âme humaine ?
Le style d’écriture est fluide, agréable mais un brin vulgaire. Il y a plusieurs gros mots et quelques scènes très violentes. Il faut aussi noter qu’il évoque beaucoup la religion dans ce livre. Ce n’est pas un livre plein de descriptions macabres mais plutôt du suspens, du fantastique et bien sûr, le talent de conteur d’un de mes auteurs préférés.
A lire ? Oui si vous aimez la littérature fantastique/horreur !
Et un conseil d’ami : si vous vous promenez dans le Maine, ne prenez jamais l’embranchement n°12 en direction de Jerusalem’s Lot dès que le soleil se couche.

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