Le meurtre de Roger Ackroyd

Fiche identité

  • Titre du livre: Le meurtre de Roger Ackroyd
  • Auteur: Agatha Christie
  • Nombre de pages: 221
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1926

Résumé

En tant que seul médecin de King’s Abbot, le Dr. Sheppard est un des premiers arrivés sur les lieux du meurtre de Roger Ackroyd. Il va assister Hercule Poirot dans la découverte de l’assassin.

Avis    

A l’occasion du 250ème article de ce blog,  j’ai choisi un livre connu, susceptible d’atteindre au moins les 4 cœurs. Et le résultat fut encore plus satisfaisant.
La narration diffère des autres romans d’Agatha Christie car on se retrouve dans la peau d’un des principaux protagonistes, le Dr. Sheppard. Il va nous raconter dans le détail les différentes péripéties qui jalonnent l’enquête minutieuse de Hercule Poirot.  Bien sûr, à mon habitude, j’ai émis toutes les hypothèses possibles et inimaginables et j’ai soupçonné tout le monde. Chacun avait un alibi mais aussi un mobile bien précis : des secrets de famille, des difficultés pécuniaires, une histoire de chantage, un passé douteux qu’on souhaite étouffer…
Volontairement elle nous égare, nous embrouille, nous perd mais, en faisant fonctionner mes « cellules grises » à plein régime, un détail m’a mis la puce à l’oreille et avant la fin du livre, j’ai deviné qui était le meurtrier ! Je dis chapeau car son style et son imagination sont tout simplement époustouflants ! En plus, Hercule Poirot n’était pas trop agaçant ce coup-ci.
J’ai beaucoup aimé les descriptions, qui correspondent à l’image que je me suis toujours fait de l’Angleterre depuis Jane Austen : un petit village, le goûter accompagné de thé, les ragots, les jeux de société au coin du feu, les manoirs avec des pelouses impeccables, les majordomes guindés…
A lire ? Evidemment, surtout pour les amateurs de romans policiers et d’intrigues !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogA.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire – Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le train de 16h50 – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu – Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour – Témoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu

Candide

Fiche identité

  • Titre du livre: Candide
  • Auteur: Voltaire
  • Nombre de pages: 96
  • Édition: Flammarion
  • Année de publication: 1759

Résumé

Candide, un jeune garçon naïf, est chassé du château du baron de Thunder-ten-tronckh où il a grandi. Il sera embarqué dans de multiples aventures.

Avis    

La lecture de ce livre date du lycée pour la préparation du bac de français. Dans mes souvenirs il m’a paru très long et c’est avec une grosse surprise que je découvre qu’il ne fait qu’une centaine de pages. Sans hésiter, j’ai décidé de le reprendre pour me faire une autre idée de cet ouvrage.
A travers ses pérégrinations involontaires dans le monde, Candide va confronter sa philosophie optimiste, enseignée par son maître Pangloss, à la réalité. Les évènements s’enchaînent très vite pour notre héros, même si ce qu’il va vivre semble rocambolesque et exagéré : enrôlé dans une guerre entre les Bulgares et les Abares, il finira, après plusieurs autres aventures, par arriver dans le pays d’El Dorado, pour de nouveau repartir à la recherche de Cunégonde, sa bien-aimée, à Constantinople.
En réalité, l’auteur critique et fustige la société de son époque: le fanatisme religieux, la violence et la barbarie de la guerre, les prétentions de la noblesse, la doctrine philosophique de Leibniz…Quelques-uns de ces contemporains sont aussi fortement raillés, ce qui a sûrement suscité la polémique autour de cet ouvrage.
Comme vous l’avez sûrement deviné, le style d’écriture est sarcastique, provocateur mais un brin simplet, puisque c’est aussi un « conte », donc qui se conclue par la morale « Il faut cultiver son jardin ». De ce que j’ai compris, cette phrase signifie ne pas rechercher à tout prix les gloires du monde mais se contenter d’une vie simple. Une autre phrase intéressante tirée du livre : « le travail éloigne de nous trois grand maux : l’ennui, le vice et le besoin ».
J’ai moins aimé le livre pour son côté naïf, et parce qu’il fallait lire toutes les notes de bas de page pour comprendre lequel de ses contemporains il visait dans ces allusions.
Bon, pour conclure, je dirais que c’est un livre correct mais sans plus qui ne laissera pas une trace indélébile chez moi.