L’heure zéro

Fiche identité

  • Titre du livre : L’heure zéro
  • Auteur : Agatha Christie 
  • Nombre de pages : 304
  • Édition : Le Masque
  • Année de publication : 1944

Résumé

Pour ses vacances annuelles à la Pointe-aux-mouettes, Neville Strange a l’idée saugrenue d’y réunir sa nouvelle femme Kay et son ex-femme Audrey. D’autres invités viennent se joindre à ce séjour. Mais la tension monte et le drame éclate…

Avis     

C’est avec un réel plaisir que je vous présente ce roman d’Agatha Christie.
L’auteur met un peu de temps pour planter le décor, car les différents protagonistes se situent dans des endroits différents. Petit à petit, elle les ramène sur le lieu du drame.
En tout cas, le schéma de ce crime est juste parfaitement machiavélique. D’ailleurs, comment ne pas soupçonner tout le monde : la demoiselle de compagnie qui travaille au manoir depuis tellement d’années et qui supporte les lubies de Lady Tressilian, le futur héritier de sa fortune et sa nouvelle femme, l’ex-femme prise peut-être d’une crise de démence, le cousin venu de l’étranger qui semble si calme et si placide, l’ami de Kay Strange qui traîne dans un hôtel pas très loin, etc.
Pour ma part, j’ai émis toutes les hypothèses, j’ai pensé tenir la solution, mais en réalité, j’étais dans l’erreur complète ! Quel talent et quel génie de l’auteur ! J’en reste juste bouche bée, car il aurait pu être le crime parfait !
Le style d’écriture est agréable, fluide et léger. On ne s’ennuie pas une seconde.
Si vous avez le blues, si vous ne savez pas quoi faire durant cette période de confinement, je vous recommande cette enquête palpitante et pleine de rebondissements !  

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire –  Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeauLe flux et le refluxLe major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le vallon – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autresMeurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour – Témoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu  

La lettre écarlate

Fiche identité

  • Titre du livre : La lettre écarlate
  • Auteur : Nathaniel Hawthorne
  • Nombre de pages : 360
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1850

Résumé

Cette histoire se déroule aux Etats-Unis, vers le XVIIème siècle. Dans une colonie puritaine, Hester Prynne, dont le mari est porté disparu, est condamné pour adultère. De ce crime, naît sa fille Pearl. Son châtiment est de porter un A écarlate sur sa poitrine, signe de sa déchéance au sein de sa communauté, et de vivre en marge de la société avec sa fille.

Avis     

Cela fait plusieurs années que j’avais envie de lire ce roman, mais j’ai eu du mal à démarrer à chaque fois. C’est ma troisième tentative, mais cette fois-ci, j’ai réussi à aller au bout de la lecture. Le prologue est des plus fastidieux, mais une fois passé ce cap difficile, le lecteur souffle un peu.
D’emblée, je vous annonce que le style d’écriture est riche, complexe mais vieillot, lourd et parfois peu accessible. Certaines descriptions sont longues, d’autant plus que l’auteur n’hésite pas à donner son point de vue et à commenter allégrement son récit. On devine aisément les ficelles, mais il y a plusieurs redondances.
Cette histoire décrit les conditions de vie d’une colonie puritaine en Nouvelle-Angleterre. Cette société, avec des normes rigides, exigeantes (pour ne pas dire intolérantes) marque d’un sceau Hester qui est coupable d’adultère. Mise au pilori, elle préfère taire qui est le père de son enfant illégitime. Écartée de la société comme une pestiférée, sujet de moqueries et de mépris, Hester accepte bravement son sort et reste quand même vivre en marge de la ville. Plusieurs questions me sont venues à l’esprit : pourquoi Hester se soumet-elle à cette condition misérable au lieu de quitter la ville et de recommencer une nouvelle vie ailleurs ? Est-ce une forme de pénitence ? Ou bien espérait-elle susciter la compassion de son amant afin qu’il reconnaisse l’enfant et partage son joug ?
Ce livre m’a fait frémir de rage face au traitement subi par Hester et Pearl surtout. Les préjugés sur cette petite fille m’ont peinée : décrite comme un farfadet ou un lutin, c’est-à-dire une créature du diable à l’époque, elle subit encore plus durement ces conditions, et ce, depuis sa plus tendre enfance.
Mais la personne qui a suscité le moins de compassion pour moi est le père de Pearl, cette espèce de lâche qui craint de perdre sa réputation, mais qui est rongé par le remords au point de tomber malade.
L’auteur dénonce l’hypocrisie religieuse de cette société puritaine, leur intolérance, le traitement ignoble infligée aux femmes qui se sont écartées des normes imposées de l’époque. Il parle aussi de la lâcheté des hommes et de vengeance.
C’est un classique américain assez connu, mais qui reste moyen à mes yeux !