Les chaussures italiennes

Fiche identité

  • Titre du livre : Les chaussures italiennes 
  • Auteur : Henning Mankell
  • Nombre de pages : 384
  • Édition : Points
  • Année de publication : 2006

Résumé

Fredrik Welin vit seul sur une île déserte depuis plusieurs années, avec pour seule compagnie un chat et un chien. De temps en temps, le facteur de l’archipel passe mais leurs échanges sont très brefs. Son quotidien morose et solitaire est bouleversé par l’arrivée de Harriet, une femme qu’il a abandonnée brusquement quarante ans plus tôt. 

Avis     

C’est le second livre que je lis de cet auteur. Ce n’est pas une enquête policière, mais une fiction assez triste.
Fredrik choisit volontairement de s’éloigner de toute relation humaine et vit comme un ermite sur une île déserte. Lorsque son passé le rattrape, il ne pourra pas s’échapper une fois de plus. Harriet, une ancienne petite amie qu’il a brusquement quittée, réapparaît et sera l’élément perturbateur de la fin de sa réclusion.
L’ambiance de ce récit est assez triste et lugubre. Les personnages de ce récit sont tous des écorchés vifs, des êtres blessés qui se raccrochent les uns aux autres : Fredrik, après une bavure médicale, quitte sa profession de médecin ; Harriet, atteinte de cancer, est en phase terminale ; Louise, une femme militante activiste et férue de peinture italienne, vient de découvrir son passé ; Agnès, après l’accident qui l’a rendu handicapée, héberge des adolescentes en difficulté, etc.
Si vous avez un accès de déprime, ce livre ne fera que l’accentuer : il est question de lâcheté, de pardon, de maladie incurable et de temps perdu aussi. Il ne se passe pas grand chose si ce n’est le temps qui s’écoule, le passé qui revient, mais il est souvent trop tard à ce moment-là pour changer quelque chose.
Le ton est mélancolique et le rythme assez lent. Le style d’écriture est sobre, presque froid comme les paysages suédois enneigés qu’il décrit. Je n’ai pas été conquise par ce récit avec des accents un peu trop glauques.
Néanmoins, il permet de voir cet auteur de polar sous un autre jour ! À lire avec une tablette de chocolats à côté de soi !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Meurtriers sans visage 

Fables de la Chine antique

Fiche identité

  • Titre du livre : Fables de la Chine antique 
  • Auteur : Wei Jinzhi
  • Nombre de pages : 143
  • Édition : Editions en Langues Etrangères
  • Année de publication : 1998

Résumé

Ce livre est un recueil de fables chinoises issues de plusieurs époques.

Avis     

Dans la littérature, les fables étaient le moyen à l’époque de se moquer ou de dénoncer les abus de pouvoir ou les travers de la société.
Ces fables d’origine chinoise s’étendent sur une longue période : certaines quatre siècles avant J-C, d’autres datent du XVIème et XVIIème siècles après J-C.
La lecture de ces fables montre le fossé culturel qui existe entre l’Occident et l’Orient. Ce ne sont ni les mêmes codes culturels, ni les mêmes normes sociales, ni les mêmes façons de raconter. Celles-ci sont plus subtiles, parfois même abstraites. Il aurait été bien de préciser le contexte historique dans lequel ces fables étaient écrites et connaître qui ces récits visaient indirectement.
En tout cas ce recueil ressemble à un condensé de mini-contes exotiques : au lieu du classique « La cigale et la fourmi », ce sera « La grenouille et la tortue » par exemple. Ce livre n’est pas très long, mais j’ai parfois eu du mal à accrocher. Les auteurs sont divers et variés : certaines fables sont amusantes, d’autres sont restés pour moi incompréhensibles.
Bref, c’est un vieux bouquin qui traînait dans ma pile à lire, mais qui mérite peut-être d’être actualisée avec plus d’images et un meilleur « tri » des histoires.