Journal d’un amour perdu

Fiche identité

  • Titre du livre : Journal d’un amour perdu
  • Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
  • Nombre de pages : 256
  • Édition : Albin Michel
  • Année de publication : 2019

Résumé

L’auteur nous parle de son deuil après le décès brutal de sa mère.

Avis     

Ce livre est une autobiographie, celle de l’auteur qui nous partage son immense chagrin après le décès soudain de sa mère. Il ne surmontera ce deuil qu’après deux ans, avec des périodes difficiles, proches d’une dépression. Certains passages sont amers et tristes tandis que d’autres respirent l’espoir et l’envie de vivre.
Le thème de ce livre est proche de celui du roman d’Albert Cohen intitulé Le livre de ma mère. Mais là où Albert Cohen arrive à insuffler le doux parfum des souvenirs et la douceur de l’amour maternel dans ces descriptions, je trouve que l’auteur est nettement bien en dessous ce niveau. Si l’affection qui le liait à sa mère était forte, presque exclusive au détriment même des relations avec son père, l’auteur parle plus de lui que d’elle. Il décrit son amour pour sa mère, se penche et analyse ses propres émotions et sentiments. Ce procédé ressemble à une confession intime, mais parfois trop nombriliste et égocentrique à mon goût !
J’ai du mal à le dire proprement, mais voilà où je souhaite en venir : là où Albert Cohen fait de sa mère le personnage principal, il la met en valeur et par ricochet, on sent le profond amour qui les unissait. Ici, j’ai l’impression que l’auteur veut à tout prix nous démontrer que la relation qu’il avait avec sa mère était unique, mais ce qu’il écrit sonne parfois un peu creux.
Bon c’est comparer un chef-d’œuvre avec un roman de moindre envergure, mais voilà le principal point qui explique cette note moyenne!
L’auteur évoque aussi sa carrière dans le théâtre et sa vie d’écrivain qui l’ont permis de tenir le coup.
Le style d’écriture est agréable, fluide. Mais je suis trop influencée par le roman d’Albert Cohen pour le trouver beau et poétique.
Je reconnais que mon commentaire est dur ! Certains lecteurs s’extasient sur les nouveautés et oublient que des chefs-d’œuvre sur le même thème existent à portée de main, là depuis longtemps !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’enfant de NoéLe sumo qui ne pouvait pas grossirL’évangile selon PilateMilarepaMonsieur Ibrahim et les fleurs du CoranOdette Toulemonde et autres histoires – Oscar et la dame en rose

La nuit qui ne finit pas

Fiche identité

  • Titre du livre : La nuit qui ne finit pas
  • Auteur : Agatha Christie
  • Nombre de pages : 251
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1967

Résumé

Lorsque Michael, le narrateur, rencontre un architecte réputé, il rêve d’avoir une superbe maison. Mais sans le sou et enchaînant les petits boulots, il est bien loin d’atteindre son rêve jusqu’au jour où il rencontre par hasard Ellie, une riche héritière américaine.

Avis     

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous présente cet ouvrage d’Agatha Christie, moins connu que ces autres livres. L’auteur utilise ici un récit à la première personne qui commence par une romance : un beau jeune homme sans le sou rencontre par hasard une riche héritière qui souffre de solitude. Cette histoire d’amour idyllique prend néanmoins une tourne plus sombre lorsque le couple emménage dans leur nouveau foyer : un terrain réputé maudit, une bohémienne qui le prédit un malheur, un mariage secret qui met en colère l’entourage proche d’Ellie, attaché aux gros intérêts financiers que représente la jeune femme etc.
J’ai failli me faire avoir, mais plusieurs petits détails m’ont mis la puce à l’oreille notamment le pari sur les courses de chevaux…. Chut ! Je ne peux pas en dire plus sinon je dévoilerai une partie de l’intrigue, ce qui gâcherait tout le suspens de cette histoire prenante et originale.
Le style d’écriture est agréable, vif et léger. Pour conclure, c’est une histoire pour se détendre après une dure journée !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire –  Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeauLe flux et le refluxLe major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autresMeurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour – Témoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu