Témoin muet

Fiche identité

  • Titre du livre : Témoin muet
  • Auteur : Agatha Christie
  • Nombre de pages : 240
  • Édition : Le Masque
  • Année de publication : 1937

Résumé

Après sa chute dans l’escalier, Miss Emily Arundell commence à se méfier des membres de sa famille. Elle confie ses soupçons à Hercule Poirot dans une lettre datée d’avril, mais ce dernier ne le reçoit qu’en juin. Entre temps, Miss Arundell, de santé fragile, est morte.

Avis    

Lire Agatha Christie après un gros roman tel que celui de Murakami est une bonne transition avant d’entamer un autre projet que vous découvrirez bientôt.
Cette enquête, menée par l’inséparable duo Poirot/Hastings, semble au premier abord une cause perdue. Miss Arundell est morte suite à sa santé fragile et seule la lettre tardive reçue par Poirot titille sa curiosité et son orgueil. Le schéma est classique : il s’agit d’une vieille dame riche, dont l’entourage ne s’intéresse qu’à une chose : l’héritage colossal qu’elle laissera à sa mort. En plus, si chacun d’eux rencontre quelques difficultés financières, n’est-il pas plus intéressant de donner un petit coup de pouce au destin et de précipiter sa fin ?
Mais je suis déçue par le dénouement, car je suis convaincue qu’Hercule Poirot s’est trompé et que le coupable est resté impuni à la fin de cette histoire. En effet, quel mobile serait plus puissant qu’un héritage inespéré ? On dira de ce qu’on voudra, on me présentera tous les schémas les plus alambiqués, je suis persuadée que cette demoiselle de compagnie n’est pas si innocente et candide qu’elle semble être. Bon, comme je ne peux pas modifier cette histoire à ma guise, je me contente de cette fin surprenante mais déplaisante.
Je trouve que ce récit manque de rebondissements et d’actions et traîne un peu sur la description du caractère de chacun des protagonistes. Personne n’est réellement sympathique et on se méfie d’emblée d’eux dès les premières pages.
Je n’ai pas de remarque particulière sur le style d’écriture qui est toujours clair et agréable, mais je mettrai juste un petit bémol sur les préjugés concernant les étrangers, ici le Dr. Tanios, qui ont été nombreux dans ce livre.
À lire les samedis au bord de la piscine !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire – Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Meurtre en Mésopotamie – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à Bagdad – Rendez-vous avec la mortTant que brillera le jour – Témoin à charge – Témoin indésirable – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu  

Kafka sur le rivage

Fiche identité

  • Titre du livre : Kafka sur le rivage
  • Auteur : Haruki Murakami
  • Nombre de pages : 637
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 2002

Résumé

Cette histoire se déroule au Japon. Kafka Tamura, un jeune garçon de quinze ans, fugue de chez son père et se dirige vers l’ouest. Au cours de son trajet, il s’arrête dans la ville de Takamatsu où il se lie d’amitié avec Oshima et Mlle Saeki, deux personnes qui travaillent dans la bibliothèque privée Komura.

Avis    

Avant toute chose, je précise que cet avis est entièrement subjectif. Les fans de Murakami – s’ils ont l’espoir de me croiser au détour d’une ruelle de Tananarive – s’empresseront de me poursuivre pour me plonger dans du goudron et des plumes. Qu’importe, je ne crains pas leur colère et si ma voix n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, je le dis quand même : je n’ai pas aimé ce livre !
En fait, je me suis sentie complètement dépassée par ce récit qui mêle la réalité au fantastique. Cette frontière est tellement floue, tellement improbable qu’en tant que lecteur, je ne sais plus où me placer : un homme qui parle aux chats, des pluies de poissons et de sangsues, des personnages célèbres comme Johnny Walken ou le colonel Sanders qui interviennent dans la vie des protagonistes, une pierre magique, etc. Cela a été difficile de discerner ce qui relève de la réalité, du rêve, du fantasme et de la folie des protagonistes.
En quelques mots, il s’agit d’un roman d’apprentissage, mais mystérieux. Deux quêtes parallèles animent ce récit : celle de Kafka Tamura, jeune garçon de quinze ans abandonné par sa mère et celle de Nakata, un vieil homme légèrement handicapé mental suite à un étrange accident dans son enfance, qui va je ne sais où pour je ne sais quelle raison.
L’auteur évoque plusieurs sujets sur le sens de la vie, la mémoire et les souvenirs, la littérature, la musique, l’absence et l’abandon vécu, le temps qui passe, l’amitié, la sexualité, etc. Mais tous ces thèmes m’ont paru flous, métaphoriques, symboliques, comme si je n’étais pas en mesure de comprendre où l’auteur voulait réellement en venir, et si finalement, tout ce récit avait un sens. La question qui me taraude encore est : pourquoi ? Où l’auteur nous mène-t-il ? Beaucoup de questions sont restées sans réponse une fois le roman terminé, ce qui a créé une terrible frustration chez moi.
Le style d’écriture est clair, mais avec un rythme long et trop détaillé à mon goût sur les faits et gestes de Kafka Tamura. C’est souvent insipide et à quoi bon avoir tous ces détails sur la tenue vestimentaire ou les parties de son anatomie qu’il a lavées ? C’est avec un grand soulagement que j’ai terminé ce roman, et je doute de revenir vers un autre ouvrage de Murakami. À mon avis, il plaît à un certain type de lecteur – le genre intellectuel et en quête de sens abstrait – mais pour moi, ce n’est pas un univers littéraire qui me convient et que je comprends.
Quoiqu’il en soit, et malgré toutes mes critiques, je remercie l’auteur de m’avoir fait découvrir ce merveilleux morceau de musique de Beethoven intitulé « A l’archiduc ».
Une dernière phrase avant la fin ? Non, Sayonara Murakami-san !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil