Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil

Fiche identité

  • Titre du livre: Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil
  • Auteur: Haruki Murakami
  • Nombre de pages: 264
  • Édition: 10 x 18

Résumé

A douze ans, Hajime rencontre Shimamoto-San, sa voisine. Avec elle, il découvre la musique, la complicité et les premiers émois amoureux. A cause d’un déménagement, ils se perdent de vue pendant plusieurs années.
Trente ans après, ils se croisent de nouveau…

Avis     

C’est le second livre de Haruki Murakami que je lis. Sans être totalement conquise, je suis moins déçue.
Cette histoire a des accents mélancoliques qui pourraient toucher tout amoureux de lecture et de musique. Hajime, le narrateur, revient sur ses souvenirs d’adolescence : à l’âge de douze ans, sa rencontre avec sa voisine Shimamoto-San l’a profondément marqué bien que ce fut un amour platonique, une amitié naissante entre deux enfants uniques.
Tout au long de sa vie, il chérira ce doux souvenir mais ne cherchera pas à renouer avec elle après son déménagement. Son existence se poursuit cahin-caha : après plusieurs années de solitude, il fonde une famille et dirige deux clubs de jazz florissants. Lorsque Shimamoto-San débarque de nouveau dans sa vie, va-t-elle tout chambouler ?
Nous partageons le point de vue du narrateur, un personnage assez solitaire amoureux de littérature et musique. Comme lui, je partage les mêmes passions donc je l’ai trouvé attachant et sympathique. On comprend ses doutes, ses angoisses, sa solitude et surtout son trouble en rencontrant de nouveau son ancienne camarade de classe.
L’auteur évoque le thème de l’infidélité, la crise d’un homme confronté à une passion incontrôlable, le doux poison des souvenirs qui reviennent le hanter. Que faire : suivre ce rêve irréel, ce fantôme réapparu qui cristallise tout ce passé perdu et cet amour inachevé? Est-il possible de rattraper ce qui n’a pas été quitte à jeter aux orties son foyer ?
Mais je ne mets pas une note supérieure pour deux raisons. D’abord, je trouve que l’auteur utilise un ton froid, presque chirurgical. Ensuite les scènes de sexe m’ont agacé : si d’autres lecteurs apprécient des détails aussi intimes, érotiques et voyeurs, ce n’est pas ma tasse de thé. C’est même au-delà de toute pudeur, ce qui est assez étonnant pour un roman japonais.
L’auteur laisse également beaucoup de zones d’ombres qui peuvent frustrer un lecteur. Qui est réellement Shimamoto-San, cette femme mystérieuse, exigeante et versatile ?
Quoiqu’il en soit, ce roman respire la nostalgie, le parfum des souvenirs souvent fantasmés et amplifiés à l’excès ! A découvrir quand même !

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