La papeterie Tsubaki

Fiche identité

  • Titre du livre : La papeterie Tsubaki
  • Auteur : Ito Ogawa
  • Nombre de pages : 416
  • Édition : Picquier Poche
  • Année de publication : 2016

Résumé

Hatoko a vingt-cinq ans et revient dans la papeterie familiale que lui a léguée sa grand-mère. Elle souhaite continuer cette activité et devenir écrivain public. 

Avis     

Ce livre ressemble à une boîte de macarons qu’on déguste en douceur. Dès les premières lignes, on est plongé dans une atmosphère particulière. Une jeune femme qui tient une papeterie va nous entraîner dans son quotidien. C’est un lieu presque irréel, surtout pour quelqu’un comme moi qui vit dans un pays du tiers-monde. Quel est ce monde merveilleux où les lettres écrites sur du papier ont de la valeur ? Où l’on ne subit plus le diktat des mails ? Où l’on pose un timbre sur une enveloppe ? Où l’on choisi son papier, son stylo ou une plume pour écrire quelques mots ?
Est-ce que ce métier existe vraiment, c’est-à-dire faire appel à un écrivain public pour écrire un billet doux, une lettre de rupture ou un refus de prêt ? Rien que pour cela, ce livre est une sorte de féerie hors du temps.
On va suivre une jeune femme, Hatoko, qui reprend les traces de sa grand-mère. À travers son récit, on découvre la culture japonaise, les traditions et les coutumes japonaises pour les fêtes ainsi que pour la vie de tous les jours, l’art de la calligraphie japonaise, la nourriture savoureuse qui m’a juste donné envie de plonger dans le livre pour ne plus en ressortir.
Le style d’écriture est agréable, fluide et léger. Malgré tous ses éloges, je ne vais pas mettre plus en termes de notation, car je trouve que c’est un roman trop douillet, trop prévisible et couru d’avance. J’ai deviné rapidement ce qui allait passer. L’auteur ne développe pas certains sujets : l’identité de sa mère, le fait que Hatoko n’ait pas cherché à en savoir plus sur elle. Peut-être dans les prochains tomes ?
Bon, à déguster quand même d’autant plus qu’il reste court.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le goûter du lion Le restaurant de l’amour retrouvé 

Les doigts rouges

Fiche identité

  • Titre du livre : Les doigts rouges
  • Auteur : Keigo Higashino
  • Nombre de pages : 240
  • Édition : Actes Sud
  • Année de publication : 2006

Résumé

Maehara Akio, un homme ordinaire, vit avec sa femme, son fils et sa mère vieillissante. Un vendredi soir, sa femme l’appelle et lui demande de rentrer en toute urgence. Il découvre le corps sans vie d’une petite fille dans son jardin. Sa femme lui apprend que c’est son fils Naomi qui l’a tuée. Akio souhaite prévenir la police, mais sa femme le supplie de dissimuler son crime pour sauver son fils. 

Avis     

Voici une enquête policière particulière, car dès les premières pages, on connaît l’auteur du crime. Naomi, un adolescent, a tué de sang-froid, une petite fille. Sa mère implore son père de ne pas le dénoncer à la police, et de dissimuler le crime. Le père cède sous les supplications.
Le suspens n’est donc pas ici sur la découverte du meurtrier plutôt le délai qu’ils auront avant la découverte du crime. Ce sont les tensions qui animent les personnages principaux qui sont en jeu : le père se sent coupable de ses agissements, mais peine à s’imposer ; son épouse est une mégère égoïste et impitoyable qui ne pense qu’à épargner son fils qu’importe le prix ; Naomi est un adolescent buté, capricieux et inconscient de son geste. Comment dissimuler le crime ? Où mettre le cadavre ? Quels sont les alibis de tous les membres de la famille ? Ils finissent par trouver une idée machiavélique, mais est-ce que les policiers arriveront à démêler cette intrigue et à trouver le vrai coupable ?
On découvre dans ce livre un pan de la culture japonaise, notamment celui de sauver la face. Les parents ont honte des agissements de leur fils, mais en même temps, ils veulent l’épargner, car cela nuirait à leur image, et à l’avenir de leur enfant. Tout est bon du moment que les apparences soient sauvées. Protéger son enfant quel que soit le prix, est-ce raisonnable ? Peut-on juger les parents pour cette décision ou plutôt blâmer les pressions sociales très fortes qui conduisent à ce type de comportement ?
Pour conclure, c’est un roman policier centré plus sur la psychologie des personnages que sur la découverte d’un coupable. 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La fleur de l’illusion – La lumière de la nuitLa maison où je suis mort autrefois – La prophétie de l’abeille – Le dévouement du suspect X L’équation de plein étéUn café maison