Meurtres pour tuer le temps

Fiche identité

  • Titre du livre: Meurtres pour tuer le temps
  • Auteur: Jiro Akagawa
  • Nombre de pages: 271
  • Édition: Editions Philippe Picquier

Résumé

Autour de la famille Hayakawa gravite le mystérieux milliardaire Tachibanagen qui va présenter sa collection de diamants à l’hôtel VIP. Chacun des membres de cette famille cache son secret mais …

Avis     

Depuis que j’ai lu un roman de l’auteur Keigo Higashino, je me suis réconciliée tout doucement avec la littérature japonaise. Loin des crimes macabres, nous avons ici un roman burlesque, drôle et tordu sur une famille japonaise. C’est difficile à croire mais humour et policier peuvent bien s’accorder !
La famille Hayakawa est assez atypique comme vous le découvrirez au fur et à mesure de votre lecture. Chacun cache bien son secret…sauf que le cadet Keisuke sait tout des agissements des membres de sa famille. Lorsque le milliardaire Tachibanagen expose sa collection de diamants dans un hôtel, ils vont tous se retrouver au même endroit mais pas forcément pour les mêmes motifs ! Pauvre Keisuke ! Qu’est-ce qu’il m’a fait sourire ! Son objectif est de sauver sa famille mais il fait un piètre héros.
Le style d’écriture est léger, fluide, plein d’humour. Même si certaines péripéties semblent tirées par les cheveux, je ne suis pas ennuyée une seconde. On a envie d’en savoir plus, de rire encore devant ces situations improbables et loufoques.
Par contre, dans l’exemplaire que j’avais, j’ai noté que la transition est très brusque d’un personnage à un autre sans compter que les prénoms japonais se ressemblent étrangement. J’étais parfois confuse sur ces changements de scènes inopinés.
Pour conclure, ce livre est fait  uniquement pour distraire donc je vous le recommande si vous avez le blues.

Konbini

Fiche identité

  • Titre du livre: Konbini
  • Auteur: Sayaka Murata 
  • Nombre de pages: 144
  • Édition: Folio

Résumé

Depuis sa plus tendre enfance, Keiko Furukura a toujours été en décalage par rapport à ses camarades. A trente-six ans, elle vit seule et occupe toujours son emploi à mi-temps dans un konbini – une supérette ouverte 24h sur 24H – depuis qu’elle est étudiante. Son comportement suscite les critiques de son entourage.

Avis     

Ca y est je crois que j’ai enfin trouvé des livres qui me plaisent dans la littérature japonaise, à moins que je saisisse mieux sa subtilité.
Ce livre raconte le quotidien de Keiko qui travaille dans une supérette depuis ses études. Ce travail lui plaît et elle y trouve son bonheur. Mais son entourage n’accepte pas ce choix et lui met la pression pour qu’elle se plie aux normes sociales c’est-à-dire être mariée, avoir des enfants et mener une vraie carrière au lieu de végéter dans cette boutique depuis plusieurs années.
Cette histoire met le doigt sur les souffrances que peut vivre une personne différente ou qui a fait des choix qui ne correspondent pas aux attentes des autres. Parce qu’elle n’entre pas dans le moule social de la société japonaise, Keiko est le mouton noir. Tout le monde a son avis à donner et souhaite régenter sa vie, donc que ne ferait-elle pas pour acheter la tranquillité ? Mais vit-on sa vie pour faire plaisir aux autres ?
Ce récit est un court, avec un ton assez froid et distant. Ce style d’écriture reflète la personnalité du personnage principal.
C’est un roman que je recommande aux amoureux de la littérature japonaise et à ceux qui souhaiteraient découvrir ce genre !