Meurtre en Mésopotamie

Fiche identité

  • Titre du livre : Meurtre en Mésopotamie
  • Auteur :  Agatha Christie
  • Nombre de pages : 284
  • Édition : Le Masque
  • Année de publication : 1936

Résumé

Quatre ans après, sous l’instance du Dr. Reilly, Miss Leatheran raconte les tragiques événements lors d’une expédition archéologique en Irak.

Avis    

Voici une enquête d’Hercule Poirot que j’ai trouvé particulièrement amusante. Rien de particulier n’explique ce 5ème cœur, si ce n’est le plaisir de lire Agatha Christie.
Cette histoire se déroule en Irak, sur le site archéologique de Tell Yaminjah. Le titre du livre nous annonce d’emblée ce qui va se passer : quelqu’un a été tué. Qui ? Mme Leidner. Comment ? Un violent coup sur la tête. Où ? Dans sa chambre. Qui sont les suspects ? Tout le monde évidemment !
Cette enquête est racontée par Miss Leatheran, une infirmière et témoin du crime. Son récit est émaillé de remarques amusantes sur les autres protagonistes et de quelques piques condescendantes sur les étrangers en général, mais ce n’est pas étonnant vu le contexte historique et la mentalité britannique à cette époque-là. Hercule Poirot est toujours le même, et ce huis-clos est l’occasion pour lui de nous montrer une fois de plus son esprit aiguisé de déduction.
Je n’ai pas réussi – comme d’habitude, me direz-vous – à trouver le meurtrier. En fait, dans ces ouvrages, il ne faut pas se dire « comment » mais « pourquoi », c’est-à-dire à qui profite le crime. Posez-vous la question du mobile : est-ce une question d’héritage ? De jalousie ? De vol ? Un crime passionnel ? De vengeance ? Ce fut une intrigue particulièrement ingénieuse, qui aurait presque pu réussir… Enfin presque !
Comme d’habitude, le style d’écriture est agréable.
Conclusion : une lecture détente pour bien débuter la rentrée !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  A.B.C. contre Poirot – A l’hôtel Bertram – Allô, Hercule Poirot – Associés contre le crime suivi de Le crime est notre affaire – Black coffee – Cartes sur table – Christmas pudding – Cinq heures vingt-cinq – Cinq petits cochons – Destination inconnue – Dix brèves rencontres – Dix petits nègres – Drame en trois actes – Hercule Poirot quitte la scène – Je ne suis pas coupable – Jeux de glaces – La dernière énigme – L’affaire Protheroe – La fête du potiron – La maison biscornue – La maison du péril – La mort dans les nuages – La mort n’est pas une fin – La mystérieuse affaire de Styles – La nuit qui ne finit pas – La plume empoisonnée – La toile d’araignée – La troisième filleLe bal de la victoire – Le chat et les pigeons – Le cheval pâle –  Le club du mardi continue – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient-Express – Le crime du golf – Le flambeau – Le flux et le reflux – Le major parlait trop – Le meurtre de Roger Ackroyd – Le miroir se brisa – Le mystère de Listerdale – Le mystérieux Mr Quinn – Le Noël d’Hercule Poirot – Le second coup de gong – Le secret de Chimneys – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Les pendules – Les quatre – Les sept cadrans – Les travaux d’Hercule – Les vacances d’Hercule Poirot – Le train bleu – Le train de 16h50 – Le vallon – L’heure zéro – L’homme au complet marron – Marple, Poirot, Pyne et les autres –  Meurtre au champagne – Miss Marple et le club du mardi – Mon petit doigt m’a dit – Mort sur le Nil – Mr Brown – Mr Parker Pyne – Mr Quinn en voyage – Mrs McGinty est morte – Némésis – N ou M? – Passager pour Francfort – Pension Vanilos – Poirot joue le jeu –  Poirot résout trois énigmes – Pourquoi pas Evans? – Rendez-vous à BagdadTant que brillera le jour Rendez-vous avec la mort –Tant que brillera le jourTémoin à charge – Témoin indésirable – Témoin muet – Trois souris – Un cadavre dans la bibliothèque – Un, deux, trois… – Une mémoire d’éléphant – Une poignée de seigle – Un meurtre est-il si facile? – Un meurtre sera commis le … – Un visiteur inattendu 

Avec vue sur l’Arno

Fiche identité

  • Titre du livre : Avec vue sur l’Arno
  • Auteur : E. M. Forster
  • Nombre de pages : 353
  • Édition : Robert Laffont
  • Année de publication : 1908

Résumé

Lucy Honeychurch et sa tante Miss Bartlett partent en voyage à Florence. Un incident avec les Emerson les oblige à interrompre précipitamment leur séjour.

Avis    

À travers cette lecture, j’ai voulu coupler deux choses que j’aime : la littérature anglaise et l’Italie. Mais hélas ! (ici, je pousse un soupir à fendre le cœur), je suis profondément déçue par ce livre, et d’avance, je m’excuse si je dévoile une partie du récit.
Il s’agit d’une intrigue amoureuse impliquant Lucy Honeychurch et George Emerson lors d’un voyage à Florence. Tout commence par l’échange de chambres dans une pension, ce qui constitue déjà un procédé peu conventionnel, car Lucy souhaitait absolument avoir une vue sur l’Arno. D’autres menus incidents viennent ponctuer son séjour et l’un d’eux cause leur départ précipité vers Rome. On change ensuite de décor, pour se retrouver dans une province anglaise où Lucy s’apprête à épouser Cecil Vyse, un jeune homme de meilleure condition sociale qu’elle. Mais l’arrivée subite des Emerson va perturber toutes ces convictions.
Ce livre rappelle un peu le décor des romans de Jane Austen : une description de la vie provinciale ; des multiples personnages secondaires comme le bon pasteur qui se mêle de tout, la tante vieille fille (une vraie sotte qui mérite d’être enfermée !) qui sert de chaperon pour sa nièce, une mère de famille frivole et légère ; un gendre hautain et méprisant, etc. Lucy, le personnage principal, m’a paru fade et très conventionnelle : elle reste prisonnière de son éducation et de son milieu social et ces minuscules tentatives d’émancipation restent maladroites et puériles. La description de ces sentiments m’a paru confuse et bancale, et pour moi, ils sonnaient carrément faux.
Mais l’auteur critique quand même la mentalité de son époque : le tourisme de masse où les Britanniques se baladent en groupe avec leur Baedeker (guide du Routard à l’époque), vivent dans les mêmes pensions et fréquentent à peine les autochtones. Il critique aussi la position sociale des femmes, privées de liberté d’expression, emmaillotées dans les carcans rigides de la société.
Le style d’écriture est lourd, désagréable, sans aucune subtilité et sans aucun charme. Lire cet ouvrage a été particulièrement ardu et je trépignais d’impatience et d’agacement devant les phrases bancales, les tournures vieillottes et le ton plat. Un aspect qui m’a dérangé est aussi cet impérialisme britannique contenu dans certains paragraphes : E. M. Forster le raille-t-il ou au contraire en fait-il l’apologie ? Aucune idée !
En tout cas, je garde un avis très mitigé sur cette lecture. Je ne vous le recommande pas, bien que je lui aie donné trois cœurs !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Route des Indes