La ballade de Lila K.

Fiche identité

  • Titre du livre : La ballade de Lila K.
  • Auteur : Blandine Le Callet
  • Nombre de pages : 354
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2010

Résumé

Lila K nous raconte son histoire : brutalement arrachée à sa mère au cours de son enfance, elle est envoyée dans un centre spécialisé pendant plusieurs années. Les médecins croient qu’elle a oublié cette partie de son passé, mais Lila sait qu’ils se sont trompés. Sa seule obsession est de retrouver sa mère et de tout comprendre.

Avis    

Après une incursion dans vos pires cauchemars, nous entrons dans un futur inquiétant, proche des décors de George Orwell dans son ouvrage 1984. Nous sommes dans un univers aseptisé, contrôlé par des milliers de caméras, où certains enfants sont enfermés dans un Centre, où la prise d’anxiolytiques est aussi systématique que celui de vitamines, où tout doit être déclaré et surveillé (depuis la naissance d’un chaton jusqu’au moindre déplacement ou consultation de sites), où les livres sont considérés comme des objets toxiques et dangereux, où tout est programmé depuis l’alimentation, les soins médicaux, la contraception, et mêmes les orgasmes (grâce à un appareil nommé Sensor). Ce futur fait froid dans le dos mais le plus inquiétant est que nous n’en sommes pas si loin finalement.
La narratrice, Lila K, nous raconte une portion de sa vie : fille surdouée et asociale, elle est enfermée dans un Centre – un endroit mi-prison, mi-zone d’éducation – pendant plusieurs années. L’auteur a su transcrire avec brio ces émotions et ces sentiments sans sombrer dans le pathétique ou la rancune. Elle décrit avec justesse chaque moment de sa vie : sa réadaptation progressive à la vie, les personnes qui l’ont aidée, les souffrances psychologiques qu’elle a subies, son projet secret de retrouver son passé et sa mère…
Je ne vous en dirais pas plus, mais il y a un condensé d’émotions, surtout vers la fin. Je regrette juste que nous ne connaissions pas la suite de cette histoire : que devient Lila ? Et Milo ? Et Fernand ? Où est parti Pacha ? Tant de questions qui restent en suspens et qui nous laissent un peu sur notre faim.
J’étais agréablement surprise, car le seul ouvrage de Blandine Le Callet que j’ai lu (cf. Une pièce montée) était plutôt chick-lit. Elle a su s’affranchir de ce genre et apporter une autre perspective à son style d’écriture. Elle a un ton fluide, très agréable mais simple.
En tout cas, ce fut une très belle découverte : je vous recommande vivement ce livre !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Dix rêves de pierreUne pièce montée

Rêves et cauchemars

Fiche identité

  • Titre du livre : Rêves et cauchemars
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 954
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1993

Résumé

Nous avons ici vingt nouvelles de Stephen King qui couvrent plusieurs genres : récit d’épouvante, enquêtes criminelles, thriller, etc.

Avis    

Je pense que je n’ai plus besoin de vous présenter cet auteur qui a déjà figuré plusieurs fois sur mon blog. Nous avons affaire ici à plusieurs nouvelles de qualité inégale. Certaines sont plaisantes, d’autres nettement moins, mais malgré tout, je garde une note correcte pour l’ensemble du livre.
On est face à toute sorte d’intrigues : une vengeance préparée de longue date, un dentier claqueur, un doigt télescopique qui surgit subitement du lavabo, une petite ville où se joue un concert de rock étrange tous les soirs, une maison sinistre en haut de la colline, une eau censée adoucir les moeurs des gens, etc….
Les nouvelles sont courtes et je pense que ce n’est pas le genre de prédilection adapté à Stephen King. Comme il a tendance à être assez prolixe, on reste sur sa faim et certaines histoires mériteraient d’être des gros pavés plutôt que ces récits succincts.
Si je devais retenir quelque chose de ces nouvelles, ce serait cette citation qui se trouvait dans la préface : « Je considère toujours que les histoires sont de grandes choses, des choses qui non seulement donnent plus de cachet à notre vie, mais qui vont même, en réalité, jusqu’à la sauver. Et ceci n’est pas une métaphore. Les choses bien écrites – les bonnes histoires, autrement dit – sont comme les amorces de l’imagination; et le but de l’imagination, à mon avis, est de nous consoler et de nous protéger des situations et de moments de la vie qui se révéleraient, sinon, insupportables. Je ne peux parler que de mon expérience, bien entendu, mais pour moi, cette imagination, qui m’a si souvent privé de sommeil et terrorisé lorsque j’étais enfant, m’a permis de survivre aux agressions les plus violentes de la réalité lorsque je fus devenu adulte ». Ce n’est pas le meilleur ouvrage de Stephen King, mais certaines nouvelles retiendront les fans inconditionnels !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – Brume – Ça – Coeurs perdus en AtlantideDocteur SleepDolores Claiborne – DômeLa ligne verteLa petite fille qui aimait Tom Gordon Le fléauL’institut – Marche ou crèveMiserySalemShining