Heidi

Fiche identité

  • Titre du livre : Heidi
  • Auteur : Johanna Spyri
  • Nombre de pages : 210
  • Édition : Castermann
  • Année de publication : 1880

Résumé

Heidi, une orpheline de cinq ans, part habiter chez son grand-père sur un alpage au dessus de la ville de Mayenfeld. Alors qu’elle commençait à s’adapter à cette nouvelle vie, sa tante Dete revient la chercher pour qu’elle devienne demoiselle de compagnie d’une fille paralysée, Clara, qui vit à Francfort.

Avis    

Paru en roman vers la fin du XIXème siècle puis en dessin animé dans les années 90, cette histoire reste très connue, même de nos jours. J’ai choisi de lire cet ouvrage pour me remémorer de vieux souvenirs et surtout pour rester dans le thème de l’enfance, qui semble être le fil conducteur de ce blog depuis plus de deux semaines.
C’est une histoire plaisante qui raconte les péripéties de Heidi, une jeune orpheline suisse. Le résumé est déjà assez explicite donc je ne développerai pas plus le sujet.
Heidi est une petite fille charmante, vive et attachante. Par sa gentillesse et sa spontanéité, elle arrive à mettre du baume au coeur dans le quotidien des gens qu’elle côtoie. Ce récit comporte aussi une morale à forte connotation religieuse : par exemple, le conte que Heidi aime beaucoup n’est autre que la parabole du fils prodigue dans la Bible. Certains sentiments sont mièvres et parfois trop idylliques. Une partie de ces faits et gestes m’a semblé puéril et vieux jeu : de nos jours, je vois mal une jeune fille de dix ans s’empresser d’aller lire un livre de cantiques à sa vieille voisine ! Dans cet ouvrage, il ne faut pas oublier de situer le contexte dans lequel il a été écrit : au XIXème siècle, les livres pour enfants avaient aussi vocation à diffuser un certain type d’éducation et de « comportement modèle ».
L’auteur oppose la vie citadine à celle de l’existence saine et naturelle menée auparavant par Heidi dans la montagne. Elle nous offre de magnifiques descriptions des Alpes suisses. Son style d’écriture est agréable, mais je pense que la version originale reste un peu ardue pour des enfants, surtout au niveau des tournures de phrases et du vocabulaire déjà bien étoffé.
Bon, je mets quand même une bonne note, car j’ai bien aimé l’idée d’ensemble. Cette histoire me rappelle un peu les ouvrages de Frances Hodgson Burnett !

Le grand chambard

Fiche identité

  • Titre du livre : Le grand chambard
  • Auteur :  Mo Yan
  • Nombre de pages : 124
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2010

Résumé

Mo Yan nous partage une courte autobiographie, qui part de son enfance dans le village de Gaomi jusqu’à ses débuts en tant qu’écrivain.

Avis    

Cette expression « prix Nobel de littérature » m’a toujours un peu effrayé : quand et pourquoi un auteur reçoit-il cette distinction ? Est-ce que ce sont des ouvrages inaccessibles, réservés à une élite ou à un groupe d’académiciens ?
J’ai surmonté ce préjugé en me lançant dans ce livre de Mo Yan, nommé prix Nobel de littérature en 2012. J’avoue que la polémique autour de cette attribution a aussi titillé ma curiosité.
Mo Yan nous propose ici un aperçu très rapide de sa vie : son enfance dans le village de Gaomi, son expulsion de l’école pour insolence, les anecdotes qui ont alimenté son enfance (le fameux camion Gaz-51, le renvoi de l’élève He Zhiwu ou le match de ping-pong), son travail d’intérimaire dans une usine, son poste à l’armée et l’opportunité qu’il a eu d’entrer à l’université.
On découvre aussi brièvement l’aspiration des paysans : devenir un cadre du Parti est le symbole de la réussite.
Mais c’est TROP court : l’auteur évoque en un éclair les événements et je suis même étonnée que l’ensemble ait pu tenir sur 120 pages. Je n’ai senti ni l’ironie ni la critique du Parti communiste. Le seul personnage qui sort du lot est He Zhiwu, un opportuniste d’affaires qui arrive à s’enrichir malgré son manque d’instruction. Et c’est là peut-être que réside la force du livre : parler de sa vie, mais à la fin basculer, mine de rien, sur He Zwhivu, l’affairiste, et ainsi mettre le doigt sur le paradoxe du système communiste et ses multiples failles.
Quoiqu’il en soit, je suis restée sur ma faim : la brièveté du roman, le style d’écriture léger mais pas exceptionnel. Bref, je vais essayer ces autres romans avant de conclure sur Mo Yan. Un avis mitigé de ma part ! Bof bof bof !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le maître a de plus en plus d’humour