La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Fiche identité

  • Titre du livre: La vérité sur l’affaire Harry Quebert
  • Auteur: Joël Dicker
  • Nombre de pages: 700
  • Édition: Editions de Fallois

Résumé

Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente. Incapable d’écrire un second roman, il se réfugie chez son ancien professeur, le célèbre Harry Quebert. Mais ce dernier est rattrapé par son passé lorsque des jardiniers découvre chez lui le cadavre de Nola Kellergan, disparu depuis plusieurs années.

Avis    

J’ai résisté longtemps aux sirènes des médias, mais un matin, conduit par je ne sais quel instinct (sûrement une bactérie publicitaire oubliée dans l’organisme), je me suis retrouvée un beau matin à lire ce bouquin. Je m’attendais à beaucoup de choses, étant donné les avis divergents entendus ici et là, mais je reste agréablement surprise malgré quelques points négatifs.
A l’instant où j’ai démarré ma lecture, je n’ai pas réussi à décrocher et mon obsession était de connaître le dénouement : qui a assassiné Nola Kellergan ? L’auteur nous offre ici un récit bien construit, avec plusieurs retours en arrière sur les évènements de l’été 1975 et de multiples rebondissements. L’auteur nous embrouille, nous égare sur de fausses pistes et on a l’impression que lui-même se perd. C’est un thriller haletant qui se déroule dans une petite ville tranquille des Etats-Unis, Aurora dans le New Hampshire. On est dans un environnement à priori paisible, mais derrière les murs de chaque famille se cachent de noirs secrets.
Mais, je trouve que trois points ont rendu ce livre un peu bancal, et parfois agaçant :
– les extraits du livre Les Origines du mal, qui à mes yeux sont puérils et aux antipodes d’un chef-d’œuvre littéraire. On a l’impression de lire du Marc Lévy plutôt que du Tolstoï, et faire croire que ces phrases banales constituent un ouvrage étudié dans toute l’Amérique est juste peu crédible.
– les conseils d’Harry Quebert sur le travail d’écrivain, (oups!), de producteur de best-sellers.
– la relation Harry-Nola est un peu surfaite pour ne pas dire forcée, et s’il faut dire les choses honnêtement, ridicule avec les « Harry-chéri » et « Nola-chérie » disséminés ici et là.
Le style d’écriture est agréable, mais je trouve qu’il est parfois trop détaillé. En voulant être trop précis, l’auteur a tendance à nous étouffer et j’ai senti quelques longueurs et plusieurs répétitions, notamment plusieurs lots de paragraphes.
C’est une lecture pour se distraire, et uniquement pour se distraire !
A mon avis, le prix du Grand roman de l’Académie française est peu mérité (mais chut, ne polémiquons pas là-dessus, cela fait un moment que je ne crois plus en cette institution !).

Heidi

Fiche identité

  • Titre du livre: Heidi
  • Auteur: Johanna Spyri
  • Nombre de pages: 210
  • Édition: Castermann

Résumé

Heidi, une orpheline de cinq ans, part habiter chez son grand-père sur un alpage au dessus de la ville de Mayenfeld. Alors qu’elle commençait à s’adapter à cette nouvelle vie, sa tante Dete revient la chercher pour qu’elle devienne demoiselle de compagnie d’une fille paralysée, Clara, qui vit à Francfort.

Avis    

Paru en roman vers la fin du XIXème siècle puis en dessin animé dans les années 90, cette histoire reste très connue, même de nos jours. J’ai choisi de lire cet ouvrage pour me remémorer de vieux souvenirs et surtout pour rester dans le thème de l’enfance, qui semble être le fil conducteur de ce blog depuis plus de deux semaines.
C’est une histoire plaisante qui raconte les péripéties de Heidi, une jeune orpheline suisse. Le résumé est déjà assez explicite donc je ne développerai pas plus le sujet.
Heidi est une petite fille charmante, vive et attachante. Par sa gentillesse et sa spontanéité, elle arrive à mettre du baume au coeur dans le quotidien des gens qu’elle côtoie. Ce récit comporte aussi une morale à forte connotation religieuse: par exemple, le conte que Heidi aime beaucoup n’est autre que la parabole du fils prodigue dans la Bible. Certains sentiments sont mièvres et parfois trop idylliques. Une partie de ces faits et gestes m’a semblé puéril et vieux jeu : de nos jours, je vois mal une jeune fille de dix ans s’empresser d’aller lire un livre de cantiques à sa vieille voisine! Dans cet ouvrage, il ne faut pas oublier de situer le contexte dans lequel il a été écrit: au XIXème siècle, les livres pour enfants avaient aussi vocation à diffuser un certain type d’éducation et de « comportement modèle ».
L’auteur oppose la vie citadine à celle de l’existence saine et naturelle menée auparavant par Heidi dans la montagne. Elle nous offre de magnifiques descriptions des Alpes suisses. Son style d’écriture est agréable mais je pense que la version originale reste un peu ardue pour des enfants, surtout au niveau des tournures de phrases et du vocabulaire déjà bien étoffé.
Bon, je mets quand même une bonne note car j’ai bien aimé l’idée d’ensemble. Cette histoire me rappelle un peu les ouvrages de Frances Hodgson Burnett !