La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Fiche identité

  • Titre du livre: La vérité sur l’affaire Harry Quebert
  • Auteur: Joël Dicker
  • Nombre de pages: 700
  • Édition: Editions de Fallois
  • Année de publication: 2012

Résumé

Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente. Incapable d’écrire un second roman, il se réfugie chez son ancien professeur, le célèbre Harry Quebert. Mais ce dernier est rattrapé par son passé lorsque des jardiniers découvre chez lui le cadavre de Nola Kellergan, disparu depuis plusieurs années.

Avis    

J’ai résisté longtemps aux sirènes des médias, mais un matin, conduit par je ne sais quel instinct (sûrement une bactérie publicitaire oubliée dans l’organisme), je me suis retrouvée un beau matin à lire ce bouquin. Je m’attendais à beaucoup de choses, étant donné les avis divergents entendus ici et là, mais je reste agréablement surprise malgré quelques points négatifs.
A l’instant où j’ai démarré ma lecture, je n’ai pas réussi à décrocher et mon obsession était de connaître le dénouement : qui a assassiné Nola Kellergan ? L’auteur nous offre ici un récit bien construit, avec plusieurs retours en arrière sur les évènements de l’été 1975 et de multiples rebondissements. L’auteur nous embrouille, nous égare sur de fausses pistes et on a l’impression que lui-même se perd. C’est un thriller haletant qui se déroule dans une petite ville tranquille des Etats-Unis, Aurora dans le New Hampshire. On est dans un environnement à priori paisible, mais derrière les murs de chaque famille se cachent de noirs secrets.
Mais, je trouve que trois points ont rendu ce livre un peu bancal, et parfois agaçant :
– les extraits du livre Les Origines du mal, qui à mes yeux sont puérils et aux antipodes d’un chef-d’œuvre littéraire. On a l’impression de lire du Marc Lévy plutôt que du Tolstoï, et faire croire que ces phrases banales constituent un ouvrage étudié dans toute l’Amérique est juste peu crédible.
– les conseils d’Harry Quebert sur le travail d’écrivain, (oups!), de producteur de best-sellers.
– la relation Harry-Nola est un peu surfaite pour ne pas dire forcée, et s’il faut dire les choses honnêtement, ridicule avec les « Harry-chéri » et « Nola-chérie » disséminés ici et là.
Le style d’écriture est agréable, mais je trouve qu’il est parfois trop détaillé. En voulant être trop précis, l’auteur a tendance à nous étouffer et j’ai senti quelques longueurs et plusieurs répétitions, notamment plusieurs lots de paragraphes.
C’est une lecture pour se distraire, et uniquement pour se distraire !
A mon avis, le prix du Grand roman de l’Académie française est peu mérité (mais chut, ne polémiquons pas là-dessus, cela fait un moment que je ne crois plus en cette institution !).