L’épouvanteur (Tome 10 à 13)

Fiche identité

  • Titre du livre : L’épouvanteur (Tome 10 à 13)
  • Auteur : Joseph Delaney
  • Nombre de pages : 1 292
  • Édition : Bayard Jeunesse
  • Année de publication : 2012

Résumé

Dans ces quatre derniers tomes, nous continuons à suivre Tom Ward dans son apprentissage d’épouvanteur. Le Malin est entravé, mais ils doivent désormais trouver une solution pour l’éliminer.

Avis    

Cela fait cinq ans que vous suivez sur ce blog les aventures de Tom Ward, un apprenti épouvanteur dans le Comté. Ce projet est enfin terminé, car nous arrivons au bout des treize tomes, et c’est avec une pointe de tristesse que je quitte ces personnages attachants.
Ces quatre tomes sont racontés par trois narrateurs différents :
– dans le tome 10, Tom affrontera des créatures de l’obscur qui sévissent dans la commune de Todmorden et qui souhaitent rappeler un dieu-vampire.
– dans le tome 11, nous changeons complètement de registre pour nous retrouver dans le Nord, en compagnie d’une créature étrange appelé Kobalos, proche d’un loup-garou, mais doté de pouvoirs magiques. Tom est absent de ce chapitre pour laisser la place à Grimalkin.
– dans le tome 12, c’est Alice qui prend la parole et qui nous raconte ses péripéties dans l’obscur à la recherche de la troisième lame du héros censé entraver le Malin.
– dans le tome 13, nous retrouvons de nouveau Tom et suivons la fin de son combat avec le Malin. C’est aussi la fin de son apprentissage après plusieurs années avec l’épouvanteur Gregory.
Les événements s’enchaînent avec une vitesse folle. Une fois qu’on a commencé le premier livre, on ne peut plus s’en défaire : même si je n’ai pas passé des nuits blanches à dévorer ses romans, j’étais happée par cette ambiance palpitante et effrayante, par ses multiples rebondissements et aventures et je n’avais qu’une hâte, c’était de me blottir dans un coin douillet pour lire un à un chacun de ces tomes.
J’aime le style d’écriture qui est léger, fluide et agréable à lire. Le ton est vif, rapide et met directement le lecteur dans le bain.
Pour conclure, c’est une série que je recommande à des adolescents et à des adultes aussi qui aiment la littérature jeunesse fantastique/épouvante ! À lire en pleine nuit au milieu d’un cimetière !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  L’épouvanteur (Tome 1 à 4)L’épouvanteur (Tome 5 à 9)

Ça


Fiche identité

  • Titre du livre : Ça
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages :1 437
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1986

Résumé

Cette histoire se déroule dans la ville de Derry dans le Maine. Vingt-sept ans après les meurtres atroces qui ont secoué la ville en 1958, le cycle recommence de nouveau. Une bande de copains revient sur le lieu de leur enfance pour faire face de nouveau à la créature maléfique qui hante la ville.

Avis    

J’ai lu ce livre quand j’étais adolescente, et j’en ai gardé un souvenir mémorable au point de détester à jamais les clowns. Comme je m’ennuie un peu en ce moment, j’ai décidé de revenir sur ce gros pavé de mon adolescence.
Ce livre a des accents fantastique/horreur/épouvante et certaines scènes glacent littéralement le sang. Quoi de plus effrayant qu’un clown qu’on rencontre dans des endroits louches et isolés et qui s’amuse à déchiqueter des enfants ? Quoi de plus sinistre que la maison abandonnée du 29 Neibolt Street ou les égouts de la ville où se tapit un monstre qu’on nomme « Ça » ?
Ce récit n’est pas linéaire et alterne deux époques : d’abord l’année 1958, celui de l’enfance avec les vacances d’été de sept gosses où fleurissent les jeux, l’amitié et les premiers émois amoureux. C’est aussi l’année où ils découvrent ensemble une créature maléfique qui hante les égouts de la ville. Et l’année 1985, celui de l’âge adulte avec un retour en arrière pour certains d’entre eux. Les souvenirs se sont estompés, mais Ça est toujours là et il est temps d’agir de nouveau.
Si je devais citer tout ce que j’aime dans ce livre, je remplirais une dizaine de pages, mais voici en vrac quelques uns : la peur qui me tenaillait le ventre lors de certains chapitres ; les souvenirs d’enfance et l’amitié qui régnait dans ce fameux Club des Ratés ; le courage face à la peur de l’inconnu ou à la violence ; le pouvoir de l’imagination à cette époque bénie et insouciante de l’enfance où on croyait que tout était possible ; l’atmosphère et l’ambiance dans cette petite ville fictive ; les péripéties qui alternent brillamment entre tension intense et moment plus calme.
Le style d’écriture est captivant, fluide et on s’identifie facilement à tous les personnages qui sont extrêmement bien travaillés par l’auteur. Vraiment, aucune fausse note et pour ma part, je n’ai senti aucune longueur. J’étais plongée dans le roman quotidiennement pendant plus d’un mois.
J’ai lu ce livre au début de l’adolescence et je remercie le ciel que mes parents n’aient jamais daigné jeter un œil plus incisif sur mes lectures, car c’est une histoire violente qui m’a appris beaucoup de choses malgré moi, comme une espèce de pont entre le monde idyllique de l’enfance et celui moins rose des adultes. En le relisant, j’ai retrouvé toutes les sensations d’il y a quinze ans de cela. Merci Stephen King, tu es un génie !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – Brume – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur Sleep – Dolores Claiborne – Dôme – La petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut – Marche ou crève – Misery – Rêves et cauchemars – Salem – Shining