La maison d’Apre-Vent

Fiche identité

  • Titre du livre: La maison d’Apre-Vent
  • Auteur: Charles Dickens
  • Nombre de pages: 1 050
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1853

Résumé

Depuis plusieurs années, le procès Jarndyce & Jarndyce traîne à la Chancellerie.  Les procédures se succèdent interminablement, au grand désarroi de chaque parti. Plusieurs personnes sont touchées de près ou de loin par ce dossier, notamment la famille Dedlock, Mr. Jarndyce, Richard Carstone ou Esther Summerson.

Avis    

Récemment, je vous parlais d’un projet insensé. Il a fini par se réaliser au bout d’un mois et une semaine de lecture presque continue, interrompue de temps en temps par des ouvrages plus simples.  Je suis partagée entre le soulagement et la tristesse de quitter tous ses personnages qui ont largement occupé mes trajets quotidiens.
Soulagement car ce livre est très riche, très dense avec une multitude de personnages qui sont, même pour le plus insignifiant, extrêmement détaillés par l’auteur. Même pour un lecteur aguerri, il faut du temps pour se familiariser avec tout ce beau monde. Je ne pourrais pas commenter ici chacun de leurs traits de caractère mais certains sont inoubliables : le redoutable avoué Tulkinghorn, la famille Dedlock, le généreux Mr. Jarndyce, l’infatigable Mr. Bucket, Mr. Skimpole sans oublier Esther, Ada, Jo, Richard, M. Guppy, les Snagsby, la famille Smallweed, etc. Dickens a souvent tendance à créer des personnages très manichéens : ce livre n’échappe pas à cette règle, ce qui donne quelques situations niaises, des gens d’une extrême méchanceté, ou à l’inverse, d’une bonté infinie.
L’histoire est racontée alternativement par deux personnes : Esther Summerson et un narrateur omniscient. L’intrigue met du temps non seulement à démarrer mais aussi à avancer puisqu’elle est étouffée par un nombre impressionnant de descriptions qui s’étendent sur des sujets divers et variés, depuis l’état de la ville de Londres jusqu’aux gouttes de pluie tombant sur Chesney Wold.
L’auteur critique aussi la société de son époque : les abus du pouvoir judiciaire anglais, la pauvreté, la saleté et la pollution qui règnent dans Londres, les femmes qui négligent leur foyer à force d’être préoccupées par des œuvres humanitaires, les comportements hautains et condescendants des aristocrates, les dévots qui prêchent chez les gens afin de remplir en premier lieu leur estomac etc…. Chaque élément est décortiqué, analysé soigneusement par Dickens qui ne se prive pas pour lancer des piques ici et là.
Le style d’écriture est très riche et très soutenu, avec beaucoup de sarcasme, des apostrophes au lecteur et plusieurs digressions. Ce chef-d’oeuvre se savoure doucement mais modérément. Si vous n’avez pas accrochez dès les premières pages, je vous conseille de le laisser de côté car il n’y aura pas de changement notable durant les 1000 prochaines  pages. La fin est très prévisible mais ravira les fans de Dickens. 
Selon moi, ce livre est réservé aux gens qui connaissent bien – et aiment de tout leur coeur – le style particulier de Charlie ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: David CopperfieldDe grandes espérancesLa petite Dorrit – Les temps difficilesNicholas NicklebyOliver TwistUn chant de NoëlUn conte des deux villes

Tel est pris qui croyait prendre

Fiche identité

  • Titre du livre: Tel est pris qui croyait prendre
  • Auteur: Roald Dahl
  • Nombre de pages: 124
  • Édition: Gallimard Jeunesse
  • Année de publication: 2003

Résumé

Nous avons ici quatre nouvelles de Roald Dahl.

Avis    

Le titre de ce livre est assez évocateur pour que je ne complète pas plus le résumé.  Vous ne serez pas surpris si je vous annonce que chaque nouvelle tourne globalement sur le thème de la ruse. On pourrait aussi dire l’arroseur arrosé, l’arnaqueur pris à son propre jeu et varier à l’infini toutes ses expressions mais ce n’est pas le but de ce commentaire.  
Ces quatre nouvelles relatent des situations cocasses où les artifices utilisés par les personnages principaux  échouent : un antiquaire se passant pour un révérend afin d’acheter des meubles à très bas prix, un enjeu de taille dans une dégustation de vin,  une femme infidèle ennuyé par le cadeau de son amant ou un groupe de braconniers qui ont les yeux plus gros que le ventre.
Malgré la leçon de morale implicite dégagée à la fin de chaque histoire, je pense que ce livre n’est pas forcément adapté pour de jeunes enfants. Il convient mieux à des adolescents (12 ans et +), voire des adultes.
Le style d’écriture est agréable, divertissant et fluide même s’il dérape parfois dans un ton enfantin et puéril. L’auteur a vraiment une imagination débordante qui ravira tout le monde.
En quelques mots, un bon livre pour se changer les idées !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Charlie et la chocolaterieFantastique Maître RenardLa potion magique de Georges BouillonLe bon gros géant  – Les deux gredinsMatildaSacrées sorcières