Samarcande

Fiche identité

  • Titre du livre : Samarcande
  • Auteur : Amin Maalouf
  • Nombre de pages : 376
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1988

Résumé

Ce livre nous raconte l’histoire d’un manuscrit célèbre d’Omar Khayyam qui a été écrit à Samarcande, en Perse, au début du XIème siècle.

Avis     

J’aime beaucoup les romans historiques et, depuis que j’ai lu Le médecin d’Ispahan, j’ai un faible pour cette époque. En lisant ce livre, on retrouve les couleurs chatoyantes de l’Orient, l’odeur des épices dans les marchés, les belles mosquées, les femmes avec leurs voiles colorés… L’auteur nous fait voyager dans cet univers des Mille et une nuits, disparu à jamais. J’ai également découvert une partie de l’Histoire assez intéressante : dès le XIème siècle, le terrorisme existait déjà, véhiculé par la secte des Assassins. Ces individus effectuaient des missions-suicides et aimaient particulièrement exécuter leurs victimes en public. Mourir en martyr était, pour eux, un grand honneur.
Mais ce sont les seules qualités de cet ouvrage. L’histoire du manuscrit suit de près les événements géopolitiques du XIème siècle et du XIXème siècle. Le livre n’est pas assez dynamique car l’auteur se contente d’énumérer les faits historiques les uns à la suite des autres. De plus, le livre est trop court et l’auteur n’exploite pas assez la psychologie des personnages, surtout celui du poète. En outre, la deuxième partie du livre avec l’intervention de Benjamin O. Lesage est vraiment ennuyeuse, comparée à la première partie sur l’Orient.
Bref, un livre vraiment moyen !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Léon l’Africain

 

Le bûcher des vanités

Fiche identité

  • Titre du livre : Le bûcher des vanités
  • Auteur : Tom Wolfe
  • Nombre de pages : 917
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1987

Résumé

Sherman McCoy est boursier à Wall Street. Il mène une vie très luxueuse et très mondaine dans un superbe appartement situé sur Park Avenue. Un soir, après avoir cherché sa maîtresse à l’aéroport, il se trompe de bifurcation et se retrouve dans le Bronx, l’un des quartiers malfamés de New-York. Le couple échappe de peu à une agression faite par deux jeunes Noirs, mais dans leur fuite, ils écrasent l’un d’eux.
Lorsque la police s’empare de l’affaire, c’est le début d’une longue descente aux enfers pour Sherman McCoy.

Avis    

C’est à cause de ce livre que je n’ai pas pu mettre à jour régulièrement mon blog. J’étais littéralement absorbée par l’histoire et ces 900 pages ont été un pur délice. Certes, l’intrigue aurait pu tenir sur moins de pages, mais l’auteur nous peint une fresque magnifique de New York. Même si ce livre date des années 80, il nous décrit une réalité sociale qui est de plus en plus actuelle.
On a d’abord Sherman McCoy qui est « le trader par excellence » : jeune, blanc, WASP, issu d’une famille respectable et d’une université prestigieuse,  méprisant, se prenant pour le « maître de l’Univers » lorsqu’il joue avec ses obligations. Tout ce qu’il y a de plus détestable, même si, au fond, je l’ai trouvé sympathique.
Autour de lui gravite la haute société new-yorkaise où tout est basé sur l’apparence et l’argent. Puis, il y a l’autre face de New-York où règnent la pauvreté, le racisme et les inégalités sociales. L’auteur fustige également les journalistes, les procureurs, les magistrats et les policiers. On découvre que New York n’est pas le melting-pot qu’on nous montre à la télé : c’est une jungle où l’élitisme et l’individualisme priment, où l’argent est roi, où tout est basé sur l’apparence… Le suspense est insoutenable dans ce livre : on se sent dans la peau de Sherman et le stress monte petit à petit. D’ailleurs, le style d’écriture est vraiment agréable et très fluide, même s’il est assez cynique et ironique.
Pourquoi je n’ai pas mis le 5ème coeur ? La fin est assez brutale et, parfois certaines anecdotes étouffent l’histoire.