Marche ou crève

Fiche identité

  • Titre du livre: Marche ou crève
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages: 378
  • Édition: LGF
  • Année de publication: 1979

Résumé

Chaque année, une centaine de jeunes hommes participent à la course « Une longue marche ». Les règles du jeu sont très simples :
– il ne faut pas gêner les autres marcheurs
– il ne faut pas s’écarter de la route principale
– il faut marcher au moins à 6,5 km/h
– il ne faut jamais s’arrêter.
Des militaires sont là pour superviser le déroulement de la course : s’il ne respecte pas ces règles, au bout de trois avertissements, le joueur sera abattu d’une balle dans la tête (ou ailleurs si besoin). Le gagnant est le dernier marcheur. Le prix : recevoir tout ce qu’il souhaite.

Avis    

Stephen King a toujours été un de mes auteurs préférés, qu’importe ce que disent les critiques sur lui. Ce livre fait d’ailleurs parti de mes favoris !
Le suspens dans cette histoire est insoutenable. Une fois qu’on commence à lire une ligne, on ne peut plus s’arrêter.  L’auteur arrive à rendre de manière très réaliste toutes les émotions qui envahissent Ray Garraty : la peur de mourir, la terreur, la fatigue, le découragement, l’horreur, le dégoût…On respire, on s’essouffle et on souffre en même temps que le personnage principal. Et puis il y a aussi l’espoir de voir l’autre s’écrouler ou se faire abattre froidement, cette joie bestiale de compter tous les concurrents qui tombent comme des mouches.
Et le décor de fond est une foule hystérique, avide de spectacle, inconsciente du risque qu’ils font courir à ces jeunes garçons, indifférente face à leur douleur.
Mine de rien, l’auteur critique indirectement tout un pan de la société, notamment l’élitisme dans certains domaines. Cet ouvrage montre  les réalités et les dérives de notre société actuelle, basée sur une sélection naturelle: seuls le(s) meilleur(s) survivent. Et c’est ce qui est le plus effarant dans cette histoire: le monde où l’on vit n’est pas si éloignée que cela de ce jeu.
Cette course me rappelle l’ambiance des concours (sauf que les moins bons ne sont pas tués mais juste éliminés).
Je n’en dirais plus pour ménager le suspens et pour vous laisser décortiquer cet ouvrage.
 

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: 22/11/1963 – BrumeÇaCoeurs perdus en Atlantide –  Docteur Sleep – Dolores Claiborne – DômeLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut Misery – Rêves et cauchemarsSalemShining

La nostalgie de l’ange

Fiche identité

  • Titre du livre: La nostalgie de l’ange
  • Auteur: Alice Sebold
  • Nombre de pages: 351
  • Édition: Nil Editions
  • Année de publication: 2002

Résumé

Susan Salmon est une adolescente de quatorze ans qui mène une vie des plus ordinaires. Mais, un soir, elle se fait violer puis tuer par son voisin Mr Harvey. Au moment de sa mort, Susan arrive au « paradis » et devient un esprit. Elle nous raconte sa vie dans ce lieu merveilleux où elle peut voir sa famille, ses amis, les sentiments qui les animent, notamment la manière de surmonter sa douloureuse absence.

Avis    

Ce livre est classé parmi les best-sellers aux Etats-Unis et j’ai été tenté de le prendre. En refermant les pages, mon avis reste très partagé. Le thème abordé par l’auteur nous laisse l’occasion de réfléchir : comment faire le deuil d’une personne? Comment vivre après la perte d’un être cher ? Le deuil, ici est d’autant plus difficile car personne (sauf les lecteurs) ne sait ce qui est arrivé à Susan. C’est terrible de voir leur attente, cette lueur d’espoir dans leurs yeux à chaque nouvel indice, ce rêve fou de voir la porte s’ouvrir et de voir Susan rentrer en courant.  Puis, petit à petit, les gens admettent sa mort surtout lorsqu’un chien découvre son coude mais la cause de son décès reste toujours inexpliquée. On observe aussi comment chaque membre de la famille surmonte la douleur à sa façon : l’oubli, le silence, la fuite…C’est cet aspect du livre que j’ai le plus apprécié et qui est très émouvant.
Néanmoins, je trouve qu’il y a certains éléments qui diminuent la qualité de cet ouvrage. Tout d’abord, les petites anecdotes de Susan sur sa vie au « paradis » sont assez puériles: c’est vrai qu’à l’heure actuelle, personne ne peut dire ce qui se passe après la mort. Mais, pour moi, ajouter des détails aussi superflus tels que « je pense à une glace et y a un champ de glace qui apparaît  » est trop enfantin et ne cadre pas trop avec l’histoire. Etait-ce pour mettre un peu de légèreté dans l’histoire et nous faire rêver d’une vie meilleure après la mort ?
Certains passages du livre ne sont pas très clairs : j’ai eu du mal à démêler les souvenirs de Susan et sa vie au « paradis ». L’écriture est assez inégale, peut-être à cause d’une mauvaise traduction?
En tout cas, malgré ses points négatifs, ce livre reste très touchant c’est pourquoi je lui donne une note plutôt correcte.