Le portrait de Dorian Gray

Fiche identité

  • Titre du livre : Le portrait de Dorian Gray
  • Auteur : Oscar Wilde
  • Nombre de pages : 253
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1890

Résumé

Dorian Gray est un jeune homme d’une extrême beauté. Son ami, Basil Hallward, réalise son portrait. Une fois l’oeuvre achevée, Dorian se rend compte qu’il vieillira un jour alors que cette image restera toujours la même, lui rappelant ainsi sa jeunesse passée. Terriblement peiné à cette idée, il fait un voeu insensé : il garderait son éternelle jeunesse tandis que le portrait supporterait les vicissitudes du temps et de la vie à sa place.

Avis    

Lassée par les auteurs contemporains, j’ai décidé de me tourner vers des valeurs sûres en lisant un classique. J’ai eu beaucoup de mal à passer ce cap car les seuls ouvrages classiques que j’ai lus datent du lycée et j’en garde un très mauvais souvenir. Pour commencer, j’ai pris ce roman assez court et j’ai été totalement charmée par ce livre.
C’est une oeuvre à la fois fantastique, satirique, philosophique et tragique. Il y a de tout et c’est extrêmement bien écrit. L’idée est très originale et l’auteur arrive à nous transporter dans le Londres du XIXème siècle, chez ces aristocrates privilégiés et oisifs, en compagnie de Dorian Gray et de Lord Henry. On découvre les moeurs de cette époque : les dîners mondains, les loisirs comme l’opéra, la chasse, la lecture…
Oscar Wilde développe plusieurs thèmes qui sont toujours (et encore plus) d’actualité : le diktat de l’apparence, la peur de la vieillesse, la futilité, la recherche absolue du plaisir, de la célébrité et de la beauté, l’égoïsme et l’individualisme… En refermant ce livre, je me suis dit qu’il y a une part, plus ou moins grande, de Dorian Gray en chacun de nous.
En quelques mots : un livre incontournable !
 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le crime de Lord Arthur SavileLe fantôme de Canterville et autres contes

L’insoutenable légèreté de l’être

Fiche identité

  • Titre du livre : L’insoutenable légèreté de l’être
  • Auteur : Milan Kundera
  • Nombre de pages : 476
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1984

Résumé

Cette histoire se déroule à Prague, vers 1968. Tomas et Tereza se rencontrent grâce à la succession de plusieurs événements liés au hasard. Mais si l’un représente la légèreté, l’autre est son pôle contraire qui est la pesanteur. Tomas aime collectionner les femmes, tandis que Tereza, hantée par son passé, n’aura pour seul rempart que la fidélité et la jalousie.

Avis     

C’est grâce à une amie  que j’ai connu cet auteur (PS : elle se reconnaîtra si elle passe ici) et je la remercie vivement. En voyant le titre assez original, j’étais sceptique et puis, en le lisant, je découvre que ce livre est un vrai petit trésor.
Plusieurs thèmes sont abordés par l’auteur, avec un style d’écriture tellement fluide, tellement léger et agréable qu’on ne peut pas s’arrêter une fois qu’on a commencé. Le thème de l’amour est prépondérant : la rencontre, les éléments qui influencent le choix amoureux, les « fameuses coïncidences » auxquelles on donne un sens très symbolique.
Mais c’est surtout l’opposition entre légèreté et pesanteur qui donne tout son sens à cette histoire : d’un côté, puisqu’on ne vit qu’une fois, autant vivre libre et indépendant, sans chaînes et sans attaches. Puis, de l’autre, il y a Tereza avec une vision plus idéale de l’amour et de la vie : celle de l’exclusivité, de la jalousie, de la possession, de l’attachement aux principes et aux personnes. On oscille entre ces deux tendances, mais au final, on ne peut pas vraiment se prononcer sur ce qu’il conviendrait réellement de faire, car tout est si relatif, et l’insoutenable légèreté de l’être nous tenaille !
L’auteur fait également une vive critique des événements lors du printemps de Prague, du communisme, de l’Union soviétique, de la répression qu’ont subie les intellectuels tchèques, du kitsch…
J’ai envie de vous partager certains passages qui m’ont beaucoup plu « la vie humaine n’a lieu qu’une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce que dans toute situation, nous ne pouvons décider qu’une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième une quatrième vie pour que nous puissions comparer les différentes décisions » et « le temps humain ne tourne pas en cercle mais avance en ligne droite. C’est pourquoi l’homme ne peut être heureux puisque le bonheur est désir de répétition ».
Bref, un chef-d’oeuvre à lire !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  La plaisanterie Le livre du rire et de l’oubli