La pierre et le sabre

Fiche identité

  • Titre du livre: La pierre et le sabre
  • Auteur: Eiji Yoshikawa
  • Nombre de pages: 856
  • Édition: J’ai lu
  • Année de publication: 1935

Résumé

Takezo, accompagné de son ami Matahachi, est un jeune soldat rescapé de la bataille de Sekigahara, dans les années 1600 au Japon. Mais leur destin, qui était intimement lié au village de Miyamoto, va brusquement se séparer. Matahachi fuira avec une courtisane tandis que Takezo, mû uniquement par son instinct bestial, va commettre plusieurs meurtres qui entraîneront sa condamnation à mort. Sauvé par Otsu et le moine Takuan, Takezo jura de suivre la voie du Sabre en devenant Miyamoto Musashi.

Avis    

Nous voilà de nouveau immergés au Japon, un pays qui me fascine autant que l’Inde ! Cette fois-ci, je n’ai plus fait l’erreur de prendre un auteur occidental pour parler de cette contrée lointaine. C’est vrai que la période où se déroule l’histoire semble assez lointaine mais je pense que le mythe du « samouraï » est toujours présent et entretenu dans les esprits.
L’auteur nous livre ici une biographie plutôt romancée de Miyamoto Musashi, un célèbre samouraï qui a vraiment existé au XVIIème siècle. Il arrive à nous plonger dans un univers coloré qui est le Japon médiéval : les geishas, le saké, les batailles, la cérémonie du thé, la place de l’art (poésie, peinture, poterie, littérature…). Le seul souci est que je n’ai aucune connaissance historique sur le Japon et retenir les noms des différents lieux ou noms ou écoles de samouraï a été assez compliqué.
Concernant le personnage principal, j’ai un avis assez partagé. D’un côté je l’ai apprécié pour son courage, sa ténacité et l’auto-discipline qu’il s’appliquait. Ces actions étaient cohérentes et sa psychologie était extrêmement bien travaillée par l’auteur. Mais, ces qualités finissaient quelquefois par devenir ses défauts : à cause des règles qui régissaient sa vie, je l’ai trouvé froid, avide de gloire, égoïste et orgueilleux, à moins que ce ne soit moi qui ne suit  pas fait pour la voie du Samouraï. De même, l’auteur a mis autant de passion à affiner la psychologie des personnages secondaires qui gravitaient autour de Musashi, ce qui donne un roman très riche. D’ailleurs, le personnage que j’ai le plus aimé est le moine Takuan avec sa langue acérée et son raisonnement pourtant si sage.
En arrière-plan, loin de la violence des batailles, on a une histoire d’amour qui naît, comme une fleur qui pousse. Mais détrompez-vous, ce n’est pas le type d’histoire à l’eau de rose comme dans les contes de fées occidentaux où le héros sauve la belle dame en détresse. C’est un style d’amour – je ne vois aucun autre mot pour le qualifier – très différent : je vous laisse le soin de découvrir !
Un conseil particulier pour lire cet ouvrage : le style d’écriture est fluide et léger et on a tendance à se précipiter pour connaître la suite des péripéties vécues par Musashi. Au contraire, il faut prendre son temps pour apprécier pleinement tout le talent contenu dans ce livre qui continue dans le second tome « La parfaite lumière ».

Ensemble c’est tout

Fiche identité

  • Titre du livre: Ensemble c’est tout
  • Auteur: Anna Gavalda
  • Nombre de pages: 573
  • Édition: J’ai lu
  • Année de publication: 2004

Résumé

Cette histoire, qui se déroule à Paris, est la rencontre du destin de quatre personnes que rien ne devait rapprocher à la base. Il y a Philibert, un aristocrate féru de l’histoire de France, qui vit seul dans un immense appartement parisien ; Paulette, une vieille grand-mère qui ne supporte pas sa vie dans la maison de retraite ; son petit-fils Franck qui est cuisinier et Camille une jeune dessinatrice dans l’âme mais qui est obligée de faire femme de ménage pour survivre. Lorsqu’ils vont décider de vivre ensemble chez Philibert, leurs vies vont changées pour le meilleur…ou pour le pire.

Avis    

Une amie m’a vivement recommandée ce livre et je n’ai pas hésité à suivre son conseil. Je n’ai eu aucun regret en lisant ce gros pavé de 500 pages. C’est une histoire très touchante qui mêle plusieurs sentiments : l’amitié, l’amour, la générosité, le bonheur…
Les thèmes sont assez mièvres mais on ne vire pas à la tragédie ni à un étalage sans fin de sentiments. On partage aisément les émotions qui animent chacun des personnages. Et on n’a plus envie de les quitter, même lorsqu’on sent qu’on arrive doucement vers la fin.
D’ailleurs, le style d’écriture est vraiment très agréable : pas de fioritures, des mots simples, des phrases qui s’enchaînent vite mais délicatement. Néanmoins, je mets un petit bémol qui justifie la note de quatre coeurs : l’intrigue est assez simple et on devine facilement ce qui va se passer. Je n’en dirais pas plus pour ne pas tout dévoiler mais ces 500 pages sont un vrai délice à lire !

Il faut noter que ce livre est également sorti en film – joué par Audrey Tautou d’ailleurs – mais je l’ai trouvé passable par rapport au bouquin.

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