Les tribulations d’un précaire

Fiche identité

  • Titre du livre : Les tribulations d’un précaire
  • Auteur : Iain Levison
  • Nombre de pages : 186
  • Édition : Liana Levi
  • Année de publication : 2002

Résumé

Iain Levison vient de finir sa licence de lettres (et quarante mille dollars de moins dans son compte en banque). En attendant de trouver un emploi approprié, il enchaîne d’innombrables petits boulots pour pouvoir survivre : serveur, poissonnier dans un supermarché de luxe, déménageur, pêcheur en Alaska…

Avis    

Je cherchais un livre assez léger après avoir fini 900 pages sur la chirurgie. C’est par hasard que je suis tombée sur cet ouvrage très court, posé en évidence sur les étagères de présentation de la bibliothèque. Sans hésiter, je l’ai pris et sa lecture fut très rapide.
Iain Levison nous raconte ses multiples mésaventures lors de ses petits boulots : des patrons exigeants, des collègues de travail louches, une exploitation sans fin, des arnaques de tout genre, comme les petits caractères dans les contrats de travail… Il utilise un ton assez humoristique, mais surtout très sarcastique. Il pose un regard désabusé sur le monde qui l’entoure, notamment sur le marché du travail. Au début, le rythme du livre est assez agréable et on sourit en lisant toutes les allusions ironiques de l’auteur. Puis, en passant à son travail de pêcheur en Alaska, on commence à lâcher. Cette partie est assez fastidieuse, même si on découvre leurs conditions de travail très difficiles. L’auteur veut surtout mettre en évidence la vie des laissés-pour-compte dans le système américain où aucune protection sociale n’existe. Mine de rien, ce livre est une vive critique du système capitaliste.
Concernant le personnage principal, son comportement m’agaçait quelquefois, surtout lorsqu’il jetait l’argent par les fenêtres une fois qu’il avait touché son chèque. Je comprends qu’il ait besoin de se détendre, mais pas la peine de tout flamber du jour au lendemain. Et puis, au fur et à mesure de la lecture, j’avais l’impression que l’auteur manquait d’inspiration et qu’il allait forcément prendre le pire boulot qu’on lui proposai, malgré toutes les expériences et les leçons qu’il avait tirées de ses précédents emplois.  D’ailleurs, la fin est assez décevante.
En résumé : un livre court qui se lit (et s’oublie) assez vite !

Les princes de sang

Fiche identité

  • Titre du livre : Les princes de sang
  • Auteur : Gilbert Schlogel
  • Nombre de pages : 947
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 2002

Résumé

Ce livre nous raconte l’histoire de la chirurgie du XVIIIème à nos jours à travers la vie de cinq chirurgiens issus d’une même lignée. Considérés comme des barbiers au temps de Louis XVI, l’évolution de cette discipline ira de pair avec la Révolution Française et les différentes guerres qui jalonneront l’histoire de la France.

Avis     

Depuis que j’avais lu le livre Le médecin d’Ispahan, j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire de la médecine. C’est ainsi qu’au fil de mes recherches, je suis tombée sur ce livre. Au début, une certaine appréhension m’avait envahie : lire 900 pages sur la chirurgie risquait d’être assez fastidieux.
Mais, au fur et à mesure de la lecture, j’ai beaucoup apprécié cette saga historique qui s’étale sur plus de trois siècles. On découvre les différentes techniques de chirurgie depuis le XVIIIème siècle : les saignées, puis ensuite l’apparition de l’anesthésie et de l’asepsie, la radiologie… Les différents protagonistes ont côtoyé de grands noms de la chirurgie et de la médecine, et c’est aussi une belle occasion de connaître ces individus qui ont amélioré de manière considérable cette discipline.
Bien sûr, il y a des passages difficiles, notamment sur la description de certaines opérations, mais c’est aussi un moyen d’apprécier le confort dans lequel on vit actuellement. Avant l’apparition de l’anesthésie, les patients devaient serrer les dents pour se faire opérer et, bien souvent, on mourait de gangrène ou d’infection.
Puis, les conditions d’hygiène étaient totalement différentes : un chirurgien pouvait passer de l’autopsie à une opération sans laver ni ses instruments ni ses mains. On pense, de nos jours, que l’hygiène est élémentaire, mais ce n’était pas l’opinion de l’époque.
Concernant les personnages, certains sont beaucoup plus attachants que d’autres. J’ai eu l’impression que l’auteur a manqué d’inspiration et on retrouve de vives ressemblances entre les pères et les fils, notamment dans leur histoire personnelle. Ce n’est pas lassant, heureusement, grâce au foisonnement de détails historiques qui arrive à tempérer les incohérences dans certains passages.
À lire, surtout pour ceux qui ne connaissent rien dans ce domaine !