Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

Fiche identité

  • Titre du livre: Ainsi résonne l’écho infini des montagnes
  • Auteur:  Khaled Hosseini
  • Nombre de pages: 484
  • Édition: Belfond

Résumé

Cette histoire commence en Afghanistan, dans le village de Shadbagh dans les années 1950. Abdullah et Pari, un frère et une soeur très attachés l’un à l’autre, sont brutalement séparés. Mais..

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Après quelques années d’attente, Khaled Hosseini nous offre ici un roman splendide qui laisse un souvenir très émouvant. Je pensais que l’auteur allait utiliser les mêmes recettes que dans Les cerfs-volants de Kaboul ou Mille soleils splendides mais il a su me surprendre agréablement en basculant dans un style plus différent et plus subtil. 
Chaque chapitre raconte l’histoire d’un personnage. Chacun d’entre eux est lié aux autres, soit par un lien de parenté ou de voisinage, ou parce qu’ils se sont rencontrés dans un endroit. Il s’agit en quelque sorte d’une toile d’araignée où des parcelles de vie se croisent. Il y a beaucoup de personnages dont voici quelques-uns: Abdullah, sa soeur Pari, Parwana et Masooma les deux soeurs jumelles; la famille Wahdati; l’oncle Nabi; Iqbal et son fils; le docteur Markos et Thalia;  Timur et Idris les deux cousins. 
L’auteur revient dans le passé des personnages pour expliquer leurs faits et gestes, pour qu’on puisse mieux les comprendre et nous raconte les tragédies personnelles qui ont affecté leurs vies : une séparation brutale, un handicap, la pauvreté, la maladie, la guerre, l’exil, la vieillesse ou aussi la lâcheté.
En fait, le plus touchant dans cette histoire est que l’auteur nous montre à quel point il est difficile de juger les décisions et les choix de quelqu’un. Par exemple, vaut-il mieux comme Nabi fuir l’handicap de sa soeur ou bien sacrifier sa vie comme Pari pour soigner ses parents vieillissants? D’autres thèmes sont également évoqués: l’amour des parents envers leurs enfants, le besoin de connaître ses racines et ses origines ou l’exil. Il fait aussi allusion au statut de l’Afghanistan, déchiré par les guerres et gouverné par les narco-trafiquants et les talibans, la ville de Kaboul marquée par l’insécurité et la flambée de l’immobilier depuis l’installation des groupes humanitaires, l’expropriation des terres lorsque certains afghans sont partis se réfugier au Pakistan…
Le style d’écriture est limpide, simple, fluide et remplie de poésie et de douceur. L’auteur a un vrai talent de conteur et sait manier avec brio les différents styles (narrations à la 1ère personne, conte persan, extrait de journaux, récit à la 3ème personne…). 
La fin est sublime, terrible, tellement réaliste et humaine. Oui, la vie n’est pas un conte de fées : elle est triste, plutôt douce-amère. Un livre que je vous recommande vivement !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog:  Les cerfs-volants de Kaboul – Mille soleils splendides

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