Rêves et cauchemars

Fiche identité

  • Titre du livre : Rêves et cauchemars
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 954
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1993

Résumé

Nous avons ici vingt nouvelles de Stephen King qui couvrent plusieurs genres : récit d’épouvante, enquêtes criminelles, thriller, etc.

Avis    

Je pense que je n’ai plus besoin de vous présenter cet auteur qui a déjà figuré plusieurs fois sur mon blog. Nous avons affaire ici à plusieurs nouvelles de qualité inégale. Certaines sont plaisantes, d’autres nettement moins, mais malgré tout, je garde une note correcte pour l’ensemble du livre.
On est face à toute sorte d’intrigues : une vengeance préparée de longue date, un dentier claqueur, un doigt télescopique qui surgit subitement du lavabo, une petite ville où se joue un concert de rock étrange tous les soirs, une maison sinistre en haut de la colline, une eau censée adoucir les moeurs des gens, etc….
Les nouvelles sont courtes et je pense que ce n’est pas le genre de prédilection adapté à Stephen King. Comme il a tendance à être assez prolixe, on reste sur sa faim et certaines histoires mériteraient d’être des gros pavés plutôt que ces récits succincts.
Si je devais retenir quelque chose de ces nouvelles, ce serait cette citation qui se trouvait dans la préface : « Je considère toujours que les histoires sont de grandes choses, des choses qui non seulement donnent plus de cachet à notre vie, mais qui vont même, en réalité, jusqu’à la sauver. Et ceci n’est pas une métaphore. Les choses bien écrites – les bonnes histoires, autrement dit – sont comme les amorces de l’imagination; et le but de l’imagination, à mon avis, est de nous consoler et de nous protéger des situations et de moments de la vie qui se révéleraient, sinon, insupportables. Je ne peux parler que de mon expérience, bien entendu, mais pour moi, cette imagination, qui m’a si souvent privé de sommeil et terrorisé lorsque j’étais enfant, m’a permis de survivre aux agressions les plus violentes de la réalité lorsque je fus devenu adulte ». Ce n’est pas le meilleur ouvrage de Stephen King, mais certaines nouvelles retiendront les fans inconditionnels !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – Brume – Ça – Coeurs perdus en AtlantideDocteur SleepDolores Claiborne – DômeLa petite fille qui aimait Tom Gordon Le fléauL’institut – Marche ou crèveMiserySalemShining

Deux soeurs pour un roi

Fiche identité

  • Titre du livre : Deux soeurs pour un roi
  • Auteur : Philippa Gregory
  • Nombre de pages : 660
  • Édition : Archipoles Editions
  • Année de publication : 2001

Résumé

Cette histoire se déroule en Angleterre au XVIème siècle et raconte les manigances de la famille Boleyn pour attirer les faveurs du roi Henri VIII.

Avis    

Après avoir affronté la Révolution française avec Charles Dickens, nous retrouvons les intrigues de la monarchie anglaise du XVIème siècle.
La narratrice, Marie Boleyn, nous raconte les complots menés par sa famille pour asseoir leur pouvoir au sein de la cour anglaise. Henri VIII souhaite ardemment un fils que son épouse Catherine n’arrive pas à lui donner. Les Boleyn vont profiter de cette situation : Marie deviendra la maîtresse du roi afin de lui soutirer des faveurs (terres, titres et monnaies sonnantes et trébuchantes, etc.) mais aussi lui procurer un héritier mâle. Mais quand celui-ci se lasse d’elle, Anne, sa soeur tente de le séduire à tout prix et ambitionne même de devenir reine d’Angleterre.
Je n’ai pas été touchée par le sort des deux principaux protagonistes : Marie est un peu sotte, très passive et son comportement est parfois ambigu. Même si elle souhaite une vie simple et retirée à la campagne, elle n’arrive pas à s’affranchir de la tutelle de sa famille et leur obéit en tout. Anne, qui au début, est charmante, deviendra, au fur et à mesure de l’histoire ambitieuse, tyrannique, égoïste : elle est prête à tout écraser sur son passage pour arriver à ses fins et les gens ne sont pour elles que des outils. Cette vision d’Anne Boleyn m’a paru trop caricaturale.
C’est une fresque historique qui s’étale sur un long moment. Sur le point de vue historique, nous découvrons le statut précaire des femmes à cette époque : sans aucun pouvoir de décision, leur vie dépendait du bon vouloir de leur père et de leur époux. Monnaies échangeables, troquées, vendues au plus offrant, elles ressemblaient presque à du bétail : leur seul rôle consistait à mettre au monde des enfants, de préférence des fils solides, et pour les dames de la cour d’être charmantes, enjouées et souriantes quelles que soient les circonstances.
Pour un livre qui se déroule au Moyen Age – époque réputée pour ses pratiques chastes et strictes – j’étais très étonnée de voir autant de scènes de sexe, crues et vulgaires. Sur certains chapitres, on aurait dit plus du roman érotique qu’un livre basé sur des faits historiques.
Le style d’écriture est très plat, monotone, sans saveur. Il comportait trop de longueurs, beaucoup de répétitions sur la vie de la cour, les parties de chasse et les états d’âme de chacun des personnages. Par contre, les péripéties sont succinctes et se jouent essentiellement sur les cinquante dernières pages. Malgré le thème passionnant, je me suis profondément ennuyée sur certaines parties du récit. Un grand DOMMAGE !