Enfance

Fiche identité

  • Titre du livre: Enfance
  • Auteur: Maxime Gorki
  • Nombre de pages: 375
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1913

Résumé

L’auteur nous raconte son enfance à partir de son retour à Nijni-Novgorod, demeure de ses grands-parents.

Avis    

Avant de partager mon avis, je tiens à pousser un petit coup de gueule : pourquoi la couverture de ce livre, en français, est totalement hideuse ? Je n’ai pas voulu la mettre ici car elle aurait fait fuir les gens ! Je pense que les éditeurs (français) devraient faire un effort pour soigner l’apparence extérieure d’un livre, et ce n’est pas seulement aujourd’hui que cette réflexion me vient à l’esprit !
Bref, revenons à nos moutons. Gorki évoque les souvenirs de son enfance : élevé par ses grands-parents, il découvre à travers ses yeux d’enfants le monde noir des adultes : la mort, d’abord de son père puis d’autres membres de son entourage ; la pauvreté et la séparation à cause des conflits familiaux, du déclin des affaires de son grand-père et des multiples changements de situation; la douleur car c’est un enfant qui a été régulièrement battu…Malgré cet univers violent et difficile, l’affection de sa grand-mère – que je considère d’ailleurs comme une personne remarquable – ainsi que l’amitié avec quelques personnes adoucira son quotidien.
Dès les premières pages j’étais happée par cette histoire. L’auteur a un style très doux pour nous raconter ce qu’il a vécu. Il ne sombre ni dans le pessimisme, ni dans le ressentiment, ni dans le pathétique. Il décrit des tranches de vie humaine, des personnes qui ont traversé et marqué son univers d’enfant. Il partage les émotions qui l’ont envahit, son incompréhension et ses soudains accès de révolte et de colère.
Pourquoi je n’ai pas mis une note plus élevée ? Vers les 100 dernières pages j’ai eu un sentiment de lassitude que je n’arrive pas à expliquer. C’est une histoire bien triste et je ne savais pas où elle allait aboutir, où l’auteur voulait en venir mis à part extérioriser son passé. J’en ressors avec un goût amer dans la bouche, un sentiment d’insatisfaction et de mélancolie.
A lire pour découvrir cet auteur russe ! Mais à éviter en cas de déprime !

Shining

Fiche identité

  • Titre du livre: Shining
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages: 570
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1977

Résumé

Jack Torrance, licencié de son travail de professeur dans une université, est engagé comme gardien de l’Overlook, un magnifique palace situé dans les Rocheuses. Il va y vivre avec sa femme et son fils Danny. Mais l’’hiver, l’hôtel est coupé du monde et des phénomènes inquiétants sont perçus par Danny…

Avis    

Stephen King est un de mes auteurs de jeunesse. J’ai lu la majorité de ces romans et j’ai passé des nuits blanches à trembler dans mon lit en imaginant telle ou telle créature se glisser furtivement dans ma chambre. Même maintenant, il suscite toujours le même engouement, les mêmes sensations et quoiqu’en dise sur lui, je le considère comme un excellent auteur.
Cette fois-ci on se retrouve isolé avec la famille Torrance, pendant l’hiver, à l’Overlook Palace, un hôtel de luxe. Tout se passe bien au début mais les évènements prennent un tour extrêmement inquiétant. Entre les visions cauchemardesques de Danny et l’agressivité manifeste de Jack Torrance, ancien alcoolique mais aussi écrivain raté, le cauchemar devient de plus en plus palpable.
J’ai aimé le suspens distillé par l’auteur, et d’ailleurs ce livre n’est pas que de l’horreur barbare et inhumaine. La psychologie joue un rôle très important et explique les motivations de chacun des protagonistes : l’auteur sait traduire non seulement les problèmes d’alcoolisme du père mais aussi les doutes qui taraudent sa femme concernant son mariage, ses relations avec sa mère ou le bien-être de Danny. En parlant de ce dernier, je dirais qu’il a été extrêmement bien travaillé par l’auteur : pour moi, il arrive à décrire les mécanismes de réflexion d’un enfant de cinq ans, qui ne comprend pas tout mais qui saisit bien plus de choses que les adultes l’imaginent. Son don le rend vulnérable aux phénomènes paranormaux de l’hôtel, comme une femme morte dans la baignoire de la chambre 217, des animaux de buis qui bougent ou une créature inquiétante le poursuivant avec un maillet de roque…
C’est un livre où on perd rapidement la notion du temps, où on a envie de savoir ce qui se passe, où on assiste à la  descente aux enfers des personnages, où on a le cœur qui bat à une vitesse folle et les mains moites dans certains passages. Le tout dans un style simple, clair, des dialogues dynamiques dans un décor sombre et maléfique.
Conclusion : à lire absolument !

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