Les yeux du dragon

Fiche identité

  • Titre du livre : Les yeux du dragon
  • Auteur : Stephen King 
  • Nombre de pages : 296
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1984

Résumé

Cette histoire se déroule dans le royaume de Delain. Roland est un vieux roi qui a deux enfants, Peter et Thomas. Il est conseillé par un magicien, Randall Flagg, qui semble être là depuis toujours. Mais Flagg a des intentions malveillantes et veut détruire le royaume. 

Avis    

Voici un livre que mon fils m’a choisi pendant les vacances. J’étais assez curieuse de voir Stephen King dans la peau d’un auteur de fantasy, et ce fut une belle expérience. L’histoire commence comme un conte et adopte tous les codes liés à ce genre : un royaume lointain, un roi vieillissant, un conseiller prêt à trahir, deux frères dans la rivalité, de l’amitié, des dangers, des péripéties.
On aime ou bien on déteste les personnages : Peter, qui est talentueux et généreux dans tous les domaines ; Thomas, qui vit dans l’ombre de son frère ; Flagg, un être machiavélique et manipulateur rempli de mal. L’auteur sait distiller le suspense. Le livre se lit vite, car on a hâte de connaître la suite des événements. Le style d’écriture est fluide, agréable, adapté pour des enfants ou des adultes qui aiment les contes. Je suis un peu retombée en enfance en le lisant. On s’imagine facilement au coin d’un feu, un jour d’orage, à écouter cette histoire. 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog  :  22/11/ 1963 – Brume – Ça – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur Sleep – Dolores Claiborne – Dôme – La ligne verte – La petite fille qui aimait Tom Gordon – Le fléau – L’institut – Marche ou crève – Misery – Rêves et cauchemars – Salem – Shining

Pavillon de femmes

Fiche identité

  • Titre du livre : Pavillon de femmes
  • Auteur : Pearl Buck
  • Nombre de pages : 440
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 1946

Résumé

Cette histoire se déroule en Chine. Mme Wu, le jour de ses quarante ans, décide de cesser tout rapport sexuel avec son mari. Pour compenser cette situation, elle lui choisit une concubine. Mais les relations familiales ne sont pas aussi simples qu’elle l’imagine en introduisant une étrangère à la maison. 

Avis    

Cette histoire raconte la vie des femmes dans la Chine antique. Après leur mariage, les femmes sont enfermées dans le domaine familial, sous l’autorité de leur belle-famille. Dans la famille Wu, c’est Mme Wu qui prend toutes les décisions : la concubine pour son époux, les femmes pour ses fils, l’éducation de ses enfants, la gestion administrative de la maison et du domaine agricole, les fleurs qui seront plantées dans le jardin. Tout passe par elle, et elle dirige la maison d’une main de fer. Sa volonté est la loi, et personne n’ose s’y opposer ouvertement. La vie est un long fleuve tranquille pour elle, jusqu’à ce qu’elle rencontre le père André, un religieux. Ce dernier, par son caractère généreux, doux et tolérant, va modifier peu à peu son comportement.
Ce livre est très bien construit, car le personnage principal est parfaitement bien travaillé. On découvre ses émotions et tous les sentiments qui l’animent. Dans un monde où les femmes n’avaient aucune place, Mme Wu a su s’imposer  avec intelligence en profitant de la faiblesse de caractère de son mari. On découvre la condition de vie des femmes de l’époque qui, j’imagine, en majorité, n’ont pas eu la chance de Mme Wu. Que se passe-t-il si l’on est soumise à un mari violent, une belle-famille cruelle et agressive, ou pire, si l’on n’enfante que des filles ?
L’auteur décrit les traditions chinoises : les pieds bandés pour les petites filles, les mariages arrangés entre familles, l’importance d’avoir des fils pour une femme, le poids de la famille dans la vie quotidienne, le rôle attribué à chacun dans le microcosme familial.
Il y a beaucoup de passages qui font réfléchir dans ce livre sur l’amour, les relations dans un couple, le but de la vie. Ce passage m’a frappé, parce qu’il m’a permis de saisir une situation personnelle difficile que je vis actuellement :  » Élever une âme au-dessus de son niveau naturel est un acte dangereux. Les âmes, comme les eaux, ont leur lit naturel, et les forcer à le dépasser, c’est un acte contre nature et par conséquent dangereux. Car, lorsque l’âme se voit faire violence, elle cherche à reprendre son propre niveau et elle se disloque, tiraillée entre les niveaux supérieur et inférieur ; cela aussi est dangereux. La véritable sagesse est de peser et de jauger une âme et de la laisser vivre là où elle a sa propre place. »

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  La mère – Vent d’Est, vent d’Ouest