Antimanuel de philosophie

Fiche identité

  • Titre du livre : Antimanuel de philosophie
  • Auteur : Michel Onfray
  • Nombre de pages : 334
  • Édition : Bréat
  • Année de publication : 2001

Résumé

Ce livre a pour objectif d’étudier des notions de philosophie à partir de questions contemporaines.

Avis    

J’ai commencé à m’intéresser à la philosophie grâce au livre Le monde de Sophie. En me baladant dans les rayons de la bibliothèque destinés à cette section, je suis tombée sur la couverture rouge de ce livre. Curieuse, je l’ouvre, histoire de voir un peu le contenu, et voilà que je me retrouve à le lire (et à le commenter sur mon blog). Ce livre, à la base, est destiné aux lycéens des sections techniques passant l’épreuve du baccalauréat. Mais toute personne qui s’intéresse un peu à ce domaine peut également trouver son bonheur dans ce livre.
Le livre s’organise autour de questions qui ont trait à la vie quotidienne : pourquoi est-ce qu’on ne se masturbe pas dans la cour du lycée ? Le smicard est-il l’esclave moderne ? La police existe-t-elle pour vous pourrir la vie ? Etc. L’auteur tente de répondre à ces questions en y incluant des références philosophiques et des textes d’auteurs. Sa façon de faire est très ludique, très vivante, et on ne s’en lasse pas, surtout que son style d’écriture est très clair et sa pensée bien structurée. Néanmoins, je mets un grand bémol à ce livre, qui se justifie le fait qu’il n’atteint pas la note maximale : les opinions, les textes et les démonstrations sont ici très subjectifs. L’auteur prend parti et ne se contente pas de nous étaler de manière objective les doctrines philosophiques qui ont jalonné les siècles. Évidemment, il ne faut pas prendre ce qu’il écrit pour parole d’Évangile, mais au contraire extraire les éléments cohérents et séparer le bon grain de l’ivraie. Ce livre est vraiment bien pour exercer son jugement critique et pour se poser des questions contemporaines.
Conseil : à lire avec passion mais avec du recul en même temps !

Marche ou crève

Fiche identité

  • Titre du livre : Marche ou crève
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 378
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1979

Résumé

Chaque année, une centaine de jeunes hommes participent à la course « Une longue marche ». Les règles du jeu sont très simples :
– il ne faut pas gêner les autres marcheurs
– il ne faut pas s’écarter de la route principale
– il faut marcher au moins à 6,5 km/h
– il ne faut jamais s’arrêter.
Des militaires sont là pour superviser le déroulement de la course : s’il ne respecte pas ces règles, au bout de trois avertissements, le joueur sera abattu d’une balle dans la tête (ou ailleurs si besoin). Le gagnant est le dernier marcheur. Le prix : recevoir tout ce qu’il souhaite.

Avis    

Stephen King a toujours été un de mes auteurs préférés, qu’importe ce que disent les critiques sur lui. Ce livre fait d’ailleurs parti de mes favoris !
Le suspens dans cette histoire est insoutenable. Une fois qu’on commence à lire une ligne, on ne peut plus s’arrêter. L’auteur arrive à rendre de manière très réaliste toutes les émotions qui envahissent Ray Garraty : la peur de mourir, la terreur, la fatigue, le découragement, l’horreur, le dégoût… On respire, on s’essouffle et on souffre en même temps que le personnage principal. Et puis il y a aussi l’espoir de voir l’autre s’écrouler ou se faire abattre froidement, cette joie bestiale de compter tous les concurrents qui tombent comme des mouches.
Et le décor de fond est une foule hystérique, avide de spectacle, inconsciente du risque qu’ils font courir à ces jeunes garçons, indifférente face à leur douleur.
Mine de rien, l’auteur critique indirectement tout un pan de la société, notamment l’élitisme dans certains domaines. Cet ouvrage montre les réalités et les dérives de notre société actuelle, basée sur une sélection naturelle : seuls le(s) meilleur(s) survivent. Et c’est ce qui est le plus effarant dans cette histoire : le monde où l’on vit n’est pas si éloigné que cela de ce jeu.
Cette course me rappelle l’ambiance des concours (sauf que les moins bons ne sont pas tués, mais juste éliminés).
Je n’en dirais plus pour ménager le suspens et pour vous laisser décortiquer cet ouvrage.
 

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – BrumeÇaCoeurs perdus en Atlantide –  Docteur Sleep – Dolores Claiborne – DômeLa ligne verteLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut Misery – Rêves et cauchemarsSalemShining