Imprimatur

Fiche identité

  • Titre du livre: Imprimatur
  • Auteur: Monaldi & Sorti
  • Nombre de pages: 850
  • Édition: Pocket
  • Année de publication: 2002

Résumé

Cette histoire se déroule au XVIIème siècle. Dans une auberge, un étrange décès a eu lieu : les autorités soupçonnent la peste. Tous les pensionnaires de cet établissement, par mesure de sûreté, y sont donc enfermés et mis en quarantaine. Atto Melani, abbé mais aussi espion de Louis XIV, pense que c’est un empoisonnement et il va tenter de dénouer cette histoire. Il sera secondé par un apprenti, à qui il va non seulement inculquer des leçons d’histoire mais aussi  dévoiler les intrigues et les secrets politiques de cette époque.

Avis    

L’épaisseur de ce livre m’a directement attiré, comme un aimant. Sans rien connaître de l’auteur ni même de l’intrigue, je l’ai emprunté à la bibliothèque. Et quelle magnifique découverte (comme quoi le hasard fait souvent bien les choses) ! Les descriptions, qui sont magnifiques, très riches et bien fournies, nous transportent dans une autre époque, celui d’un pan entier du XVIIème siècle. Tout est décrit avec minutie, même si parfois trop de détails tuent l’intrigue : on découvre avec délice la musique, la peinture, la médecine, l’astrologie et surtout les intrigues politiques.
L’histoire ressemble un peu au Da vinci code, le côté thriller et américain en moins. L’accent est plutôt mis sur les aspects et les enjeux historiques, et il faut noter que ces auteurs ont fait dix ans de recherches avant d’écrire ce livre. Sans vous raconter toute l’intrigue, c’est le rôle plutôt sombre –  et peu glorieux – du pape Innocent XI concernant Guillaume d’Orange et les hérétiques qui est dévoilé dans cet ouvrage. On a aussi les relations qui existaient entre les « puissants » de cette époque, dont Louis XIV, Colbert, l’empire ottoman, le pape Innocent XI, Nicolas Fouquet…
Je confirme quand même qu’au début, il est vraiment difficile de démarrer le livre compte tenu du style un peu lourd et détaillé. Mais une fois passé les 100 premières pages et que tout se met en place, on est plongé dans l’enquête qui se déroule dans cette petite auberge, et celle-ci aura des conséquences considérables.

En refermant le livre, je me suis vraiment demandée : jusqu’où la part de vérité était-elle dans cette histoire ?

L’épouvanteur (Tome 1 à 4)

Fiche identité

  • Titre du livre: L’épouvanteur (Tome 1 à 4)
  • Auteur: Joseph Delaney
  • Nombre de pages: 1 413
  • Édition: Bayard
  • Année de publication: 2004

Résumé

Thomas Ward est le septième enfant d’une famille de paysans. Comme tous ses frères, il doit quitter son foyer pour se spécialiser dans un autre métier. En effet, la ferme est petite et ses parents n’ont donc plus de travail à lui offrir. Parce qu’il a un don unique et qu’il est le septième fils d’un septième fils, il deviendra apprenti chez John Gregory, un épouvanteur, c’est-à-dire un homme qui protège le comté des esprits maléfiques comme les sorcières, les gobelins, les spectres…Mais des aventures terribles l’attendent au bout du chemin.

Avis    

Cette chronique est réservée à un public plutôt jeune mais je n’ai pas résisté à l’envie de les prendre à la bibliothèque. En lisant ces livres, je me suis demandée si cet ouvrage est vraiment destiné aux enfants car certains passages sont assez terrifiants, à moins que ce ne soit moi qui suit trop sensible (je n’aime pas les maisons hantées et les monstres).
Le point positif du livre est que le lecteur ne se retrouve pas dans un monde totalement imaginaire créé par l’auteur. L’histoire se déroule dans un petit village d’Angleterre au Moyen-âge et les seuls éléments fantastiques sont les sorcières, les esprits, ce qui fait qu’on s’insère très vite dans l’ambiance du livre.
L’auteur a su donner des traits cohérents et attachants aux personnages principaux. Grâce à un style très simple qui ne s’encombre pas de détails inutiles, on arrive à ressentir l’angoisse, les sentiments et les doutes qui animent Tom : au fond, il reste un jeune garçon qui tente d’affronter ses propres peurs et qui commet également quelques erreurs.
Concernant le maître, John Gregory, il reste assez énigmatique, ce qui donne envie d’en connaître plus en lisant les autres ouvrages. Les personnages secondaires arrivent petit à petit et alimentent d’une manière dynamique l’histoire sans pourtant éclipser le rôle de Tom et de son maître.
L’auteur arrive à maintenir le suspens : on est captivé par l’histoire et on ne peut plus lâcher le livre jusqu’à la dernière page ou jusqu’au dernier tome.  Cette série m’a fait retomber en enfance et j’ai hâte de lire la suite…

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’épouvanteur (Tome 5 à 9) – L’épouvanteur (Tome 10 à 13)